F1 - Grand Prix du Canada 2011: Jenson Button au finish!

4h10 après le départ, Jenson Button a passé la ligne d'arrivée en vainqueur. Dans le dernier tour, l'Anglais a démontré que Vettel n'était pas infaillible.

"Quand on a tout entre les mains et que ça vous échappe, ce n'est pas la meilleure des sensations." Sebastian Vettel avait la tête des mauvais jours à l'arrivée des 70 tours du Grand Prix du Canada. Sous le pression de Jenson Button, le pilote allemand a commis une erreur dans le dernier tour, laissant la victoire à son rival britannique. Et pourtant, il semblait tranquillement se diriger vers sa sixième victoire de la saison. C'était sans compter avec la hargne de Jenson Button, qui a connu une course à l'image du Grand Prix: mouvementée, indécise et passionnante. 4h10 après le départ, c'est lui qui a levé les bras en tant que vainqueur de cette course folle. Un Grand Prix dont on a bien cru qu'il ne partirait jamais.

Les 12 travaux de Jenson

"C'est une victoire incroyable, peut-être ma meilleure." Lors de la conférence de presse, Button n'en finit plus de sourir. Et il peut! Bien malin qui l'aurait donné vainqueur en début de course. Jenson s'élançait de la septième position sur la grille et a connu tout un lot d'incidents qui l'ont longtemps tenu éloigné de la tête de la course. Un véritable parcours du combattant: un accrochage avec Lewis Hamilton, un drive through pour vitesse excessive sous la voiture de sécurité, un autre accrochage avec Fernando Alonso...

Et pourtant, il a tenu bon pour être le plus rapide en fin de course et doubler coup sur coup Mark Webber, Michael Schumacher et Sebastian Vettel. Au bout de ces 12 travaux, Button a reçu la plus belle des récompenses: la première marche du podium, devant les deux Red Bull. Comme Lewis Hamilton en Chine, il a fallu un exploit de Jenson Button pour battre Sebastian Vettel. L'Allemand reste la valeur sûre du championnat. Il semble difficile de le voir délogé de la première place. À moins que cette petite erreur dans le dernier tour du Grand Prix du Canada soit le signe d'une pression montante. Vettel friable? Affaire à suivre...

Jongler entre sécurité et spectacle

La pluie a été au rendez-vous. Et elle a largement perturbé le déroulement du Grand Prix. Plusieurs questions se posent quant à la gestion des conditions pluvieuses. Fallait-il vraiment lancer le départ derrière la voiture de sécurité? Non, car les conditions de visibilité étaient claires. De plus, même si la piste était mouillée, les pilotes avaient des pneus équipés pour la pluie. De tout temps, on a vu des départs arrêtés dans ces conditions. Pourquoi prendre cette décision ultra-sécuritaire? Le spectacle a été décapité. Le départ est un des moments forts d'une course, pour ne pas dire LE moment fort. L'enlever, c'est renier l'héritage de 60 années d'histoire automobile.

Alors que la FIA crée des mesures superficielles pour créer du spectacle, elle prend d'un autre côté des décisions ultra-sécuritaires qui enlèvent ce spectacle tant recherché ... Où est la logique? De même, pourquoi laisser les équipes intervenir sur les monoplaces lors d'un drapeau rouge? Des pilotes comme Kamui Kobayashi au Canada ou Sebastian Vettel à Monaco ont reçu de nouvelles gommes et un net avantage grâce à cette règle. Jongler entre sécurité et spectacle et un travail d'équilibriste. Et la FIA n'a pas encore trouvé la recette miracle.

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