Le Grand Prix du Brésil sacre Red Bull-Renault

Malgré une fiabilité inconsistante sur l'ensemble de la saison, le tandem franco-autrichien remporte le titre. La RB6 est la meilleure monoplace 2010.
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C'est fait! En signant le doublé lors du Grand Prix du Brésil, l'écurie Red Bull-Renault remporte le premier titre constructeur de son histoire. Largement favoris, les monoplaces franco-autrichiennes ont fait preuve d'une fragilité qui a bien failli leur coûter le titre. Pourtant, en performance pure, la RB6-Renault, conçue par Adrian Newey, est une formidable machine. La meilleure de l'année 2010.

Un manque de fiabilité déconcertant

Certes, Red Bull-Renaut a remporté le titre constructeurs. Certes, la RB6 est la machine la plus rapide de la saison 2010, avec pas moins de 12 pôles positions en 18 courses. Certes, Mark Webber et Sebastian Vettel ont engrangé huit victoires. Mais la route vers le titre n'a jamais été toute tracée pour le tandem franco-autrichien.

A la limite de la domination hégémonique en qualification, Red Bull a pourtant bien eu du mal à confirmer en course. Accrochage entre coéquipiers, pannes mécaniques, erreurs de pilotages... Le moins que l'on puisse dire, c'est que les monoplaces franco-autrichiennes n'ont pas été épargnés. A la mi-saison, Mclaren-Mercedes, grâce à sa plus grande régularité, pointait devant Red Bull au championnat. Et assez largement.

Mais Red Bull avait un formidable atout dans sa manche: la RB6. Agile sur tous les circuits, la monoplace est LA réussite aérodynamique de la saison, loin devant les McLaren et les Ferrari. Plus rapide que n'importe quelle autre voiture en courbe, les RB6 ont brillé sur les circuits demandant un fort appui aérodynamique. On en viendrait presque à oublier les faiblesses de la voiture en vitesse de pointe! Elle n'a d'ailleurs jamais été en reste sur les circuits rapides.

La RB6, motorisée par Renault, fait partie, sans contestation possible, des voitures les plus abouties de ces dernières années. Un homme se cache derrière cette merveille mécanique: Adrian Newey.

Adrian Newey, le génie derrière le succès

Depuis son arrivée en 2005, Red Bull a connu une ascension croissante. Passée à deux doigts du titre l'année dernière, c'est fort logiquement que le tandem franco-autrichien l'a emporté cette année. Pour la première fois de l'histoire de la Formule 1, un fabricant de boissons devient champion du monde des constructeurs. Une histoire qui rappelle celle d'un fabricant de pulls italien: Benetton.

S'il peut être critiqué du point de vue de la manne financière, le succès de l'équipe n'est en aucun cas dû au hasard. Contrairement à Toyota qui n'a jamais su gérer son équipe, les responsables de Red Bull, Dieter Mateszisch et Christian Horner en tête, ont su très bien s'entourer. Tout d'abord, Renault. Le constructeur français, grâce à sa très longue expérience, a toujours réalisé des blocs efficaces. Pourtant, en début de saison, Red Bull avait fait des pieds et des mains pour obtenir un bloc Mercedes. La fiabilité du moteur français a toujours été décriée par Christian Horner. En signant un contrat pour deux années supplémentaires juste avant la course brésilienne, les deux parties semblent avoir fait la paix. Le titre devrait sceller ce partenariat dans le marbre.

C'est surtout l'arrivée d'Adrian Newey en tant que directeur technique qui a changé l'écurie de dimension. C'était en 2005. A l'époque, l'écurie Red Bull n'était qu'une écurie de seconde zone, qui n'arrivait à se faire remarquer que grâce à ses opérations promotionnelles hors du commun. 5 ans plus tard, Red Bull, est devenue a meilleure équipe du plateau, loin devant McLaren et Ferrari. Adrian Newey est aujourd'hui le talent qui se cache derrière le succès de Red Bull. Concepteur des Williams et Mclaren championnes du monde dans les années 90 et 2000, le génial ingénieur britannique a une nouvelle fois réussi son pari. La RB6 est la plus belle et la plus aboutue des voitures actuelles. Tant qu'il sera chez eux, les monoplaces franco-autrichiennes joueront la victoire.

Cela devrait aider les pilotes dans leur quête de titre, la semaine prochaine à Abu Dhabi.

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