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RADOUANE BNOU-NOUÇAIR

Publié dans : Les articles Politique Société & Médias de Radouane Bnou-Nouçair

Depardieu fuit son pays pour garder ses sous

Il y a des individus qui ont acquis une telle stature dans la société qu'on a du mal à les considérer comme de simples êtres humains.

Devenu héros social grâce aux multiples grands personnages qu’il a incarné au cinéma, Gérard Depardieu en fait partie.

Mais quand ces légendes vivantes adoptent une attitude bassement humaine, non seulement elles descendent de leur piédestal mais elles amènent également leurs admirateurs à rompre avec leurs rêves.

C’est ainsi que le public cesse d’imaginer Cyrano de Bergerac, Danton ou Christophe Colomb, il ne voit plus que Gérard Depardieu, c'est-à-dire, juste un homme comme les autres. Mais un homme riche, un millionnaire, bassement matérialiste qui rejette son propre pays pour ne pas subir les contraintes imposées par la démocratie.

Certes, personne ne peut contester les mérites de Depardieu. Sa richesse est méritée et elle est le fruit d’un immense talent et de travaux importants issus de grands efforts. Cette richesse ne choque personne car cet exceptionnel acteur qu’est Depardieu a donné beaucoup de plaisir en faisant rire ou pleurer des millions de spectateurs.

Un geste égoïste et anti-démocratique

Mais quant il décide de s’exiler dans une petite ville en Belgique, pour ne pas payer l’impôt sur la fortune, il laisse tomber le pays qui lui a donné naissance et qui lui a permis de devenir ce qu’il est aujourd’hui.

Par ce geste purement égoïste, Depardieu déçoit fortement les plus fervents de ses admirateurs et se désolidarise de ses concitoyens.

En fuyant son pays, il renie également son public sans qui il n’aurait jamais eu le succès ayant fait sa fortune.

Les vertus et les contraintes de la démocratie

La démocratie a incontestablement beaucoup de vertus mais elle a aussi ses contraintes. Dans un pays démocratique comme la France, il peut y avoir de grandes divergences de points de vue ou de vision mais elles se règlent aux urnes qui décident de qui a raison ou bien tort. Et la beauté de la démocratie, c’est quand une décision est prise par la vox populi, elle est acceptée et appliquée par tous.

Ne pas accepter cette réalité, c’est refuser les règles démocratiques.

Et Depardieu, en déclarant, avec une fausse naïveté, «Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence doit être sanctionnée», non seulement il fuit ses responsabilités personnelles mais, en plus, il refuse les règles de la Démocratie.

En faisant cela, il cherche à détourner les débats car ce n’est pas sa personne qui est en jeu mais plutôt les principes.

Et les principes transcendent les individus même quant ils sont aussi riches et célèbres que Depardieu.

Source : AFP

À propos de l'auteur

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RADOUANE BNOU-NOUÇAIR

Radouane Bnou-Nouçair Ingénieur diplômé de l'École nationale des travaux
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