Il y a 10 ans, le 11 septembre 2001

Le mardi 11 septembre 2001, le monde se réveilla au milieu des fracas, en plein centre de New York, d'un inimaginable attentat qui bouleversa le monde.

Que s’est-il passé, ce jour là ?

Une série d’attaques, à partir d’avions détournés, anéantissent à New York, les deux tours jumelles, de 110 étages chacune et endommagent, à Washington, le Pentagone, faisant ainsi de très nombreuses victimes.

Pour apprécier l’ampleur du crime, il faut rappeler brièvement, les principaux événements de la journée du 11 septembre 2001.

Chronologie des événements

8h46

L’avion AA11, partant de Boston vers Los Angeles, détourné à 8 h 14, percute la face nord de la tour nord du World Trade Center entre les étages 93 et 99 à 710 km/h.

9h05

Un deuxième avion percute la deuxième tour du World Trade Center.

9h37

L’avion d’American Airlines assurant le vol Washington- Los Angeles, détourné à 8 h 53, s’écrase sur le Pentagone.

9h58

Effondrement de la tour sud du World Trade Center.

10h28

Effondrement de la tour Nord.

12h15

L’espace aérien américain est fermé.

13h04

L’armée américaine en état d’alerte et le plus haut niveau d’alerte terroriste est déclenché.

Bilan des victimes de l’attentat

Il y a eu 2996 tuées dans les attentats du 11 septembre : 246 passagers, 2 606 victimes dans les deux tours et au sol, 125 personnes au Pentagone et 19 pirates de l’air.

(Source : journal Métro, numéro du 08 septembre 2011)

Ce crime abject ne fit pas seulement des victimes humaines, il fit plus : il changea la vision du monde. Désormais, l’histoire moderne de l’humanité se partage en deux grandes périodes : l’avant et l’après 11 septembre 2011.

La puissance mondiale agressée «at home»

Historiquement, la plus grande puissance du monde prend, en général, toutes les mesures nécessaires pour que les conflits se déroulent hors de ses frontières. Or, une des spécificités de cette attaque c’est d’avoir eu lieu en plein cœur de la plus grande puissance du monde, avec à la clé, tout un attirail de symboles : ce sont l’économie (avec les deux tours), l’Armée (avec le Pentagone) et le gouvernement (avec la maison blanche) qui ont été visés.

Mais, contrairement à Pearl Harbour, où l’ennemi avait un visage, une personnalité, un territoire et une population bien délimités, et agissait dans un cadre précis : la guerre entre deux nations, ce nouvel ennemi est invisible, indiscernable, n’a pas de frontières connues et n’obéit à aucune règle. De plus, avec la mondialisation et l’évolution des moyens de communications, il peut être partout.

Des mesures hautement sécuritaires qui limitent les libertés individuelles

Une autre grande conséquence de ce terrible crime, c’est la généralisation de l’insécurité. Désormais, aucun pays ne peut se sentir totalement en sécurité et des mesures très sévères de prévention ont été prises pour protéger les citoyens et le pays. C’est ainsi que les pays les plus démocratiques furent contraints de toucher à ce qui fait le fondement de leur démocratie : la liberté du citoyen.

Un nouveau prétexte au colonialisme

L’attentat a engendré un contrecoup grave. Désormais, n’importe quelle puissance, sous couvert de la lutte contre le terrorisme, est devenue habilitée à s’installer dans un autre pays, riche en ressources naturelles, de préférence, et ce, sans préavis et sans l’aval de la communauté internationale, comme cela a été le cas pour l’Irak et pour l’Afghanistan.

Car ni l’ONU ni les grandes puissances n’ont pu empêcher les Etats-Unis, blessés et vengeurs, d’envahir l’Irak après avoir pratiquement rasé l’Afghanistan. Ces incidents ont, malheureusement constitué de dangereux précédents et des cas de jurisprudence.

Les effets de la mondialisation

La libre circulation des hommes à travers le monde a rendu encore plus redoutable ce nouvel ennemi qu’est le terrorisme. Aujourd’hui, avec le phénomène de naturalisation, le danger est partout et les kamikazes potentiels peuvent présenter n’importe quelle nationalité.

Pire, les moyens sophistiqués de communication permettent aux terroristes de demeurer sur un continent tout en fomentant des attentats sur d’autres continents.

Le grand défi du monde moderne

Finalement, par son ampleur, par son omniprésence et par sa persistance, le terrorisme impose au monde moderne un grand défi qu’il se doit de relever : comment mettre fin à un ennemi sournois, extrêmement dangereux, délocalisé et qui, en plus, se nourrit des dysfonctionnements du monde moderne ?

La lutte contre ce terrible fléau qu’est le terrorisme ne laisse plus aux décideurs du monde moderne beaucoup de choix : ils doivent impérativement inciter les différentes nations à se solidariser pour mettre fin aux différents conflits, à la pauvreté dans le monde et adopter des mesures communes de prévention pour éradiquer ce nouveau fléau qui trouve ses prétextes dans la misère humaine.

ANNIV2 .

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