Le drame des aînés au Québec

La population du Québec vieillit. Cette tendance, si elle se poursuit, aura des conséquences graves sur le développement économique de la belle province.

Pour cerner les solutions possibles susceptibles d’atténuer les effets dramatiques de ce phénomène, il faut mesurer son ampleur et analyser ses conséquences.

Le «vieillissement de la population» au Québec et l'espérance de vie

Selon les projections lues dans la presse canadienne et issues du site internet de Statistiques Canada, l’espérance de vie au Québec devrait passer de 78,2 ans, en 2008, à 82,9 ans en 2031 pour les hommes, et de 83,4 ans en 2008, à 86,6 ans, en 2031 pour les femmes.

Or, l’âge moyen de la retraite se situe actuellement entre 59 et 62 ans. Ce qui va se traduire par l’existence d’une population inactive de plus en plus nombreuse, et qui sera coûteuse en soins de santé et en mobilisation de personnel social. L'augmentation de l'effectif des personnes âgées s'accompagne, en général, d'une multiplication des drames sociaux (suicides, pertes d'autonomie, solitude, etc.).

Proportion de personnes âgées

Comme l’âge légal de la retraite au Québec est actuellement de 65 ans, une personne sera considérée comme «âgée» si elle dépasse 65 ans. Selon les projections, issues du site internet de Statistiques Canada, la proportion des personnes âgées par rapport à l’ensemble de la population passerait de 15,3 % (en 2011) à 25,6 % vers l'année 2031. Plus de 15 % de la population globale est déjà non seulement inactive mais aussi coûteuse à la société en soins de santé et en drames sociaux. Et le phénomène ira en s’amplifiant.

Evolution des «65 ans et plus» par rapport aux «14 ans et moins»

Selon le Journal de Montréal qui cite des sources du gouvernement, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus va dépasser, dès 2011, celui des personnes âgées de 14 ans et moins.

Ce renversement de la pyramide des âges ne fera que s’accentuer, et si rien n’est fait, le Québec risque de se retrouver dans une situation dramatique avec une cohorte de personnes inactives, exigeantes en soins de santé et en suivi social qui ne pourra plus être prise en charges par la population active, pas assez nombreuse.

Les sources de financement se feront de plus en plus rares; ce qui amènera certainement le gouvernement à prendre des décisions impopulaires, comme ce fut le cas récemment pour la France.

Les solutions envisageables

L’analyse de la situation financière et sociale du Québec, aujourd’hui, ainsi que les besoins à combler laissent supposer que le gouvernement adoptera quelques unes des solutions suivantes:

  • Prendre soin des personnes âgées en augmentant l’effectif des préposés aux soins
  • Augmenter, par un partenariat public-privé, le nombre de centres équipés pour recevoir les ainés
  • Faire reculer l’âge de la retraite, qui est déjà de 65 ans
  • Augmenter les cotisations aux différentes caisses de retraite
  • Améliorer l’intégration des immigrants pour augmenter le nombre d’actifs

Par ailleurs, toutes les mesures retenues doivent être accompagnées d’un bon plan de communication pour faire avaler la couleuvre à ceux qui seront amenés à mettre la mains au portefeuille, à savoir le personnel actif et les entreprises.

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