Le PSG entrera-t-il dans le top 10 des plus grands clubs?

En devenant l'actionnaire majoritaire du PSG, le QSI (Qatar Sports Investissements) offre la chance à un club français d'entrer dans le top 10 européen.
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La nouvelle manne financière va peut être permettre au club parisien, à l’instar de Chelsea ou de Manchester City, de faire partie des 10 plus grands clubs de la planète, en matière de performance.

L’argent va-t-il réussir là où le talent a échoué?

Si les clubs français n’ont que rarement atteint les cimes européennes, ce n’est pas par manque de talent mais plutôt, souvent, à cause d’adversaires, pas nécessairement plus forts mais surtout plus riches.

Aussi loin qu’on remonte dans l’histoire du football français, il n’y a eu, finalement, que quatre clubs qui ont pu atteindre le plus haut niveau du football européen : le stade de Reims, dans les années 50, St-Étienne, au milieu des années 70, l’Olympique de Marseille, de Bernard Tapie, en 1993 et, accidentellement, l’AS Monaco en 2004.

C’est vraiment peu pour une si grande nation de football!

Les années 50 et le grand Reims

Sept fois champion de France, sous la houlette d’Albert Batteux, le stade de Reims atteindra, pour la première fois, la finale de la coupe d’Europe des clubs champions en 1956; finale qu’il perdra contre le prestigieux Réal Madrid (4-3, au Parc des Princes), mené par des galactiques de l’époque : Di Stéfano, Puskas et Santamaria.

Déjà, à cette époque, le Réal avait adopté une politique d’acquisition de stars et c’est ce qui explique en grande partie sa domination (5 titres européens consécutifs, de 1956 à 1960).

Les deux équipes se retrouveront, de nouveau, en 1959. Raymond Kopa avait troqué le maillot de Reims pour celui du Réal tandis que Just Fontaine, Vincent et Piantoni faisaient les beaux jours de Reims. Encore une fois le Réal des galactiques aura le dessus.

Les années 70 et l’épopée des verts

Dix fois champions de France, l’AS St-Étienne va surtout briller au milieu des années 70 quand, après avoir joué les demi-finales de la coupe d’Europe des clubs champions en 1975, les verts vont accéder à la finale, dès l’année suivante, en 1976 et retrouveront leur bourreau de 1975 : le Bayern de Munich. Cette année là, l’ogre allemand, avec ses Beckenbauer, K.H. Rumminigue, Muller et Hoeness, va trembler (le tir de Bathenay retourné par la barre transversale aurait pu changer le cours de l’histoire) avant de remporter le titre.

Les années 90 et l’OM de Bernard Tapie

Après les exploits des verts, le football français connaitra une longue éclipse jusqu’en 1993, date historique qui correspond à l’obtention du premier titre européen par un club français.

Imitant le Réal, Bernard Tapie, Président du club, va engager des galactiques. D’abord, un grand entraineur, le belge Raymond Goethals puis des joueurs chevronnés comme JP Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Didier Deshamps, Abedi Pelé, Basile Boli, Marcel Desailly et Rudi Voeller.

L’unique titre d’un club français en coupe d’Europe sera, hélas, terni par une affaire de corruption, dans le match de championnat, entre l’OM et Valenciennes.

Les années 2000 et la domination de l’OL

Le football français, malgré quelques coups d’éclat (deux finales de l’UEFA perdues, respectivement par Bastia, en 1978 et Bordeaux, en 1996), connaitra une longue disette jusqu’à l’émergence de l’Olympique Lyonnais qui a remporté sept titres de champions consécutifs (de 2002 à 2008).

Mais, malgré cette outrageuse domination, à l’échelle nationale, le club lyonnais n’atteindra pas la finale européenne des clubs champions. C’est Monaco qui lui grillera la politesse en accédant à la finale, en 2004; finale perdue contre les portugais de FC Porto.

Le PSG va-t-il redorer le blason européen du football français?

Aujourd’hui, le PSG possède tous les ingrédients pour s’imposer, non seulement à l’échelle nationale, mais aussi et surtout, à l’échelle continentale et faire partie du gotha des plus grands clubs européens.

Le club parisien :

. Peut compter sur un public nombreux et fidèle;

  • Évolue dans un grand stade;
  • Représente une des grandes villes européennes;
  • Possède actuellement, grâce à l’apport des Qataris, de gros moyens financiers;
  • Dispose d’un effectif important et de qualité, suite à plus de 86 millions d’euros investis en transferts de joueurs.

  • Une grosse ambition pour y croire;
  • Un style de jeu issu de l'homogénéité à bâtir entre les nouvelles recrues (Pastore, Gameiro, Menez, Sissoko, Matuidi, Lugano, Bisevac, sirigu, Douchez) et les anciens piliers du club (Sakho, Néné, Céara, Hoarau).

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