Comment bronzer sans danger?

Face au soleil, tous les types de peau ne réagissent pas de la même façon. Age, carnation, ou encore protection... autant de critères à prendre en considérati
19

Tout le monde sait que le soleil n’est bon qu’à petites doses. Pour vous aider à mieux le supporter, nous passons en revue toutes les façons de bronzer sans risque.

Allergique ou pas, comment se préparer ?

Avec quelques séances d’UVA en institut, une quinzaine de jours avant de partir. Vous réveillerez le mécanisme du bronzage et adoucirez les premiers contacts solaires.

Si vous êtes allergique au soleil, vous l’êtes aussi probablement aux rampes UVA. Dans ce cas, mieux vaut entreprendre trois semaines avant le départ, une cure de vitamines PP (Nicobion) de bécarotène, ou de vitamines A, E, C associées ( Phytovitamine soleil, Oenobiol solaire). Le médecin peut aussi prescrire des médicaments préventifs ( un anti-paludéen, par exemple).

Sur place, une allergie se déclare, que faire ?

Troisième jour de vacances, rougeurs et démangeaisons surviennent sur le décolleté : c’est la lucite estivale bénigne, une allergie assez courante chez les jeunes femmes, même à la peau mate. Il faut interrompre toute exposition et consulter un médecin. Il conseillera l’application d’une pommade à base de corticoïde et l’absorption d’un anti-histaminique. Le soulagement est rapide, mais pendant huit jours on doit rester couverte. Et se protéger ensuite avec une crème écran IP 20.

Mer, montagne, campagne, faut-il changer d’indice de protection ?

Plus on s’élève en altitude, plus les UVB sont nombreux (+4% tous les 300 m). Il faut donc utiliser un coefficient de protection très élevé (IP 25, l’été à 3000 m). De même, plus on s’approche de l’équateur, plus il y’a d’UVB (cinq fois plus sous les tropiques qu’en France). En clair, si l’on attrape un coup de soleil en deux heures en France, trente minutes suffiront sous les tropiques. Il faut diminuer le temps d’exposition et augmenter l’indice de protection (IP 25 sous les tropiques). Tenez compte également de la réflexion des rayons. Au bord de la mer, sur l’eau et le sable, elle est plus forte qu’à la campagne.

Les rayons UVB, les plus nocifs, pénètrent peu dans la peau mais sont responsables des coups de soleil. Les rayons UVA, moins dangereux sur le moment, vont dans les couches profondes de l’épiderme et accélèrent le vieillissement cutané. Les rayons visibles, c’est-à-dire la lumière, n’ont aucun effet particulier sur la peau. Les rayons infrarouges chauffent seulement mais, conjugués aux UVB, ils peuvent aussi causer des coups de soleil cruels.

Moins d’ozone, moins de protection

On parle beaucoup de la diminution de la couche d’ozone qui filtre dans l’atmosphère les rayons solaires les plus nocifs. Si les observations des chercheurs, durant ces dix dernières années, ne permettent pas de tirer de conclusions précises, on se demande néanmoins si le passage de ces rayons ne serait pas à la base de la recrudescence actuelle des allergies solaires voire même de certains cancers de la peau.

Avec une peau claire, doit-on faire une croix sur le bronzage ?

La raison dit oui, mais quel ennui d’être toujours raisonnable ! Alors autant limiter les risques. Qu’on le veuille ou non, on n’arrivera jamais à abolir cette injustice : les rousses et les blondes à la peau très blanche ont un capital solaire plus faible que les brunes. Heureusement pour elles, les solaires contenant un autobronzant permettent de tricher en provoquant un joli hâle quand même, sans avoir à s’exposer des heures inutilement. Quoiqu’il en soit prenez des bains de soleil à doses homéopathiques. Les trois premiers jours, cinq minutes avec un écran indice 20. Les huit jours suivants, dix minutes avec un indice 15. Enfin le reste de vos vacances, une demi-heure de soleil, avec un indice 10.

Bronzer plus vite, est-ce risqué ?

De nombreuses marques proposent des produits solaires contenant des dynamiseurs de bronzage. Ils apportent les substances nécessaires pour fabriquer la mélanine, colorant naturel de notre peau. D’autres font appel à de l’essence de citrus. Maintenant associés à des filtres parfaitement maitrisés, ces produits solaires ne présentent pas de risque. Grâce à eux, une semaine peut suffire à une peau normale pour acquérir un teint de miel.

Acné, couperose : quelques mesures prendre ?

Souvent irritants, les soins locaux contre l’acné éliminent tout le sébum, donc la protection naturelle de la peau. Celle-ci est alors ultra sensible au vent, au soleil … En outre, certains traitements peuvent être photosensibilisants. Voilà pourquoi, dès les premiers beaux jours, les dermatologues conseillent une thérapie différente, plus compatible avec le soleil. Mais traitées ou non, il faut bien hydrater et protéger les peaux acnéiques avec un produit non gras, d’un haut indice ( 15 minimum).

Quant à la couperose, elle doit aussi faire l’objet de précautions. C’est surtout la chaleur des infra-rouges qui dilate les vaisseaux déjà très apparents. Aussi, mieux vaut ne pas rechercher le soleil à tout prix, même s’il camoufle les rougeurs et utiliser une crème solaire spéciale, contenant des filtres anti infra rouges.

Peut-on poursuivre l’application d’une crème antirides à la vitamine A acide ?

Non, car la vitamine A acide est photosensibilisante et fragilise la peau. On risquerait alors des coups de soleil et des taches brunes. Il faut en stopper l’application un mois avant de partir.

Après des injections de collagène ou une opération esthétique, y’a-t-il des risques ?

Trois jours après des injections de collagène, il n y’a pas d’inconvénient à se mettre au soleil, puisque cette pratique n’est pas photosensibilisante. En revanche, après une intervention de chirurgie esthétique tout est différent. La peau a subi une sorte de traumatisme. Il faut lui laisser le temps de récupérer en appliquant, sur la ou les cicatrices, jusqu’à ce qu’elles ne soient pratiquement plus visibles, un écran total, en stick de préférence.

Comment éviter les vilaines taches brunes ?

Ces taches ont plusieurs origines. Sur le visage, elles sont souvent une conséquence des hormones présentes en trop grande quantité pendant la grossesse ou sous contraceptif oral. Sur le reste du corps, les autres responsables sont, la plupart du temps, certains antibiotiques, des parfums non traités, etc. Aussi faut-il se garder des coups de soleil en appliquant une crème solaire à indice élevé. Si vous attendez un enfant, ne vous exposez pas trop longtemps, même le visage bien protégé par une crème spéciale écran total.

Enfants, quel solaire pour quel âge ?

Sur un bébé de moins d’un an, il n’est pas recommandé d’appliquer un cosmétique contenant des filtres chimiques. Alors, ne le laissez pas en plein soleil. Ni trop longtemps à l’abri sous un parasol : il recevrait encore 20% des rayons réfléchis. La peau de l’enfant demeure fragile, surtout jusqu’à 9 ans, car son système de protection naturelle n’est pas encore très performant. Même en jouant dans l’eau ou sur la plage, il est exposé de façon importante aux coups de soleil. N’hésitez pas à lui remettre souvent du lait solaire, écran total ou indice 10 minimum, de préférence waterproof, avec des filtres minéraux. Au bout de deux heures de jeu au soleil, enfilez –lui un tee-shirt. Rassurez-vous, il aura assez pris de soleil pour avoir la dose de vitamine D nécessaire à sa croissance puisqu’il n’en faut que 15 minutes par jour.

Alors que des coups de soleil répétés pendant l’enfance risquent de déboucher, à l’âge adulte, sur de graves ennuis de peau. C’est avant quinze ans que tout se décide.

Sur le même sujet