Comment poser un parquet flottant?

Si la pose d'un parquet traditionnel est réservée aux professionnels, sa version dite « flottante » est en revanche à la portée de tous.

La pose d’un parquet « flottant » est à la portée de tous. Avec du soin, de la méthode vous obtiendrez un revêtement de classe qui prendra une belle patine avec le temps.

On distingue trois types de parquets.

  • Le parquet cloué, qui reste affaire de spécialiste.
  • Le parquet collé directement posé sur le sol, qui nécessite des travaux de préparation assez importants.
  • Le parquet flottant, simplement posé et dont les différents éléments sont collés entre eux.

Choisissez de préférence un parquet lamellé dont le support se compose de fines lamelles de bois juxtaposées : il est plus solide que celui ayant pour base un aggloméré.

Le parquet flottant n’étant pas collé au sol, il faut impérativement interposer un matériau isolant qui étouffera les sons et permettra au bois de jouer en cas de variations de l’humidité ambiante. Cette sous-couche isolante doit être assez ferme, sinon le parquet risque de se déformer. Les fabricants proposent différentes solutions, rouleaux de liège ou de feutre bitumeux par exemple, mais une moquette rase usagée peut très bien jouer ce rôle.

L’outillage nécessaire

Il se résume à peu de chose. Une chasse à poignée (en bois ou en plastique) pour assembler les lames sans les abîmer, un marteau, plus une chasse métallique pour permettre un emboîtage facile de la dernière rangée côté mur.

Il faut aussi prévoir un jeu de petites cales biseautées, indispensables pour former en périphérie (entre lames et murs) un joint de dilatation de 10 mm d’épaisseur environ. Bien que ce matériel n’entraîne pas de folles dépenses, vous pouvez éventuellement remplacer la chasse à poignée par un gros tasseau, et la chasse métallique par un banal pied-de-biche, si vous en possédez un.

La meilleure méthode

Si vos murs sont d’équerre, démarrez la pose dans un angle en n’oubliant pas les petites cales. Si la pièce est irrégulière, partagez-la en deux (dans le sens de la longueur) et couvrez chaque moitié depuis l’axe médian jusqu’aux murs. Dans l’un et l’autre cas, vous devrez peut-être recouper les lames du dernier rang afin de pouvoir les ajuster. Vous pourrez le faire avec une scie sauteuse ou, à défaut, une scie à main à denture fine. Si votre ligne de coupe est un peu trop zigzagante, ce n’est pas grave. Comme elle se situera au niveau du joint périphérique, vous pourrez la camoufler par une plinthe de finition.

Encollez les lames une à une en déposant la colle (vinylique) sur les plats des rainures et leurs bords extérieurs : pas dans les fonds de gorge ni sur les languettes. Servez-vous de la chasse à poignée et du marteau pour bien les emboîter les unes dans les autres, en veillant à terminer chaque rangée avant d’attaquer la suivante. Pour ajuster les lames du dernier rang, commencez par positionner chaque élément à recouper exactement sur celui de la rangée précédente, sa rainure dirigée vers vous. Faites-le ensuite chevaucher par une autre lame placée à un centimètre du mur pour tenir compte de l’épaisseur du joint de dilatation, et tracez la ligne de coupe. Une fois scié et encollé, vous l’insérerez à l’aide de la chasse métallique et du marteau. Attendez le séchage de la colle pour ôter les cales et coller ou fixer les plinthes sur le pourtour de la pièce.

Sur le même sujet