Martinique: promenade au Domaine botanique d'émeraude

Lors de vos prochaines vacances, découvrez le Domaine d'émeraude, un nouveau parc botanique qui deviendra sûrement un des fleurons du tourisme martiniquais.
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Ces dernières années, la Martinique n’a pas été épargnée par les catastrophes comme l’épidémie de la dengue. Cette maladie virale qui est transmise par les moustiques à surtout sévit en août 2010 (Selon le secrétariat d’état à l’outre-mer, depuis février 2010, elle a fait 13 morts. 25 600 cas se sont déclarés.) Quant au cyclone Dean, il a occasionné d’énormes dégâts en août 2007. Le phénomène climatique a touché les plantations de bananes, de canne à sucre, le réseau électrique, l’habitat précaire, le tourisme et les activités nautiques. La Martinique a aussi été éclaboussée par le scandale du pesticide chlordécone, véritable poison pour les terres. Aussi, Madinina (surnom du département français d’outre-mer) souffre-t-elle d’un déficit d’image auprès des touristes. Néanmoins, cette île sous le vent, qui a été prise dans la tourmente, a plié mais, elle n’a pas rompu. La Martinique, « terre aux mille visages », est pleine de ressources. Alors, pour attirer de nouveau les vacanciers, les professionnels du tourisme multiplient les campagnes publicitaires . Par exemple, ils signalent l’ouverture d’infrastructure comme le Domaine botanique d’émeraude , un joyau qui se trouve sur la route de la Trace au Morne Rouge, une commune située dans le nord de la Martinique.

"Le domaine d’émeraude tapi dans un écrin de verdure"

L’émeraude, qui est nichée entre les Pitons du Carbet et la Montagne Pelée est gérée par le Parc Naturel Régional de la Martinique (le PNRM). « Cette propriété de 24 hectares regroupe des micro-jardins, encore en défrichage (toutefois, les visiteurs peuvent déjà y trouver certaines plantes médicinales), une muséographie et trois parcours pédestres balisés. Au cœur d’une forêt tropicale humide, les promeneurs ont la possibilité d'effectuer, aux choix, des marches de 15, 30 et 60 minutes », a indiqué le responsable du site, monsieur Fred Martail.

Depuis mars 2011, les vacanciers de tous les horizons parcourent les sentiers forestiers et le pavillon d’exploration de la natureIls observent les beautés du domaine, écoutent le ruissellement de la Rivière d’Argent et « le langage » des oiseaux. Ils s’émerveillent face aux fleurs. En effet, le parc botanique est haut en scènes de vie : au cœur de la forêt hygrophile, certains oiseaux, en l’occurrence, les colibris impressionnent par leur long bec et leur plumage multicolore aux mille reflets. Les chants de « ces messagers ailés », les rouge gorges, les trembleurs, les madères, entre autres, semblent dirent à quel point l’Homme oublie de contempler Dame nature. Mais, trêve de poésie. Durant ce parcours pédestre, se sera surtout l’occasion, pour les petits et les grands, de re-découvrir la faune de la Martinique. Sur les 4 kilomètres de sentiers forestiers, les marcheurs découvrent aussi la flore. Ce « grenier de pollen » où les oiseaux, les papillons aiment se régaler. Mais surtout, amoureux de la nature, imprégnez-vous des mille et une senteurs du jasmin, du camélia. Sans oublier l’arôme de l’Heliconia caribea (Balisier pour le nom usuel) : « Une grande fleur énigmatique qui est un triple cœur pantelant au bout d’une lance » a dit le poète André Breton dans la préface du « Cahier d’un retour au pays natal », d’un autre grand poète… Aimé Césaire.

Une muséographie ludique et interactive

Encore enivrés par tant d’effluves, les promeneurs font un détour par le pavillon d’exploration pour mieux comprendre leur promenade dans la forêt. Le responsable du site, Mr. Martail explique que : « Cet espace d’interprétation de la nature met en valeur la biodiversité de la Martinique et de la Caraïbe ». Ainsi, à travers des expositions ludiques et interactives, les petits et les grands compléteront leurs connaissances sur la faune terrestre, aviaire mais aussi aquatique.

Les poissons, les étoiles de mer, les végétaux ; les animaux sauvages, les espèces sédentaires endémiques et les migrateurs, par exemples, n’auront plus de secrets pour vous. «Mais, cette exploration va plus loin, puisqu’elle montre les rapports de l’Homme avec son patrimoine qui n’est autre que la Nature. Le PNRM a une mission d’éducation à l’environnement», a ajouté le responsable de l’émeraude. D’autres expositions interactives présentent donc aux visiteurs les techniques de pêches des Antillais. Leurs méthodes pour cultiver le café, le manioc et les cabosses pour faire le chocolat. Ce sont toutes des cultures qui ont été léguées par les Amérindiens, les premiers habitants de la Martinique

L’avenir nous dira si l’objectif du PRNM et des professionnels du tourisme est atteint, à savoir faire du domaine de l’émeraude un des fleurons du tourisme martiniquais.

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