Histoire des phares et du balisage en mer

Depuis toujours les pêcheurs et les navigateurs ont utilisé des repères pour se guider. La nuit surtout, la nécessité de signaux lumineux fut indispensable.
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Dès l'antiquité,afin de se guider sans danger à l'approche des côtes, les marins ont ressenti la nécessité d'utiliser des signaux lumineux. On édifia de ce fait des tours au sommet desquelles on allumait des feux de bois. L'une des premières fut celle de Pharos, érigée en Egypte, et c'est elle qui donna son nom aux phares.

Les Phares

Jusqu'au XVIIe siècle, des feux de bois ou de charbon étaient installés au sommet, mais les inconvénients étaient nombreux. En effet, la fumée les cachait, le combustible manquait souvent à la fin de la nuit et la pluie les éteignait.

Des progrès furent réalisés en 1696 sur la côte Britannique, à Eddystone, avec l'adoption de chandelles brûlant dans une lanterne close de vitres. Cependant ce système ne se généralisa pas car l'intensité de la lumière était diminuée par les vitres interposées et souvent enfumées.

Le XVIIIe siècle vit apparaître de nouveaux progrès. Ainsi à partir de 1760, on remplaça les feux de houille et de chandelles par des lampes à huile de colza, munies de miroirs réflecteurs sphériques.

Enfin en 1783, l'ingénieur des Ponts et Chaussées Teulère préconisa le remplacement des miroirs sphériques par des surfaces paraboliques soigneusement polies.De plus, il proposait de faire tourner l'ensemble lampe-réflecteur de façon à projeter successivement le faisceau sur tous les points de l'horizon.

Ainsi,par la vitesse de rotation, la durée des éclipses, l'emploi des verres colorés, chaque phare possédait un caractère propre, ce qui permettait de l'identifier. Il faut noter à ce propos que l'on recensait 25 phares sur les côtes de France à la fin du 18ème siècle.

Les Balises

Les pêcheurs et les caboteurs ont toujours utilisé, à titre privé, l'implantation de repères fixes ou flottants. Le balisage, formé de tourelles et de bouées, se développa avec le trafic maritime occidental.

L'initiative privée, mais aussi l'implication du ministère de la marine, ont oeuvré pour signaler les entrées des grands ports, sur les côtes d'Europe et en Amérique. On peut, à titre d'exemple, évoquer la guerre de sept ans; à savoir les français du canada qui avaient balisé le saint-Laurent retirèrent les bouées du chenal et obligèrent ainsi les anglais à avancer à tâtons en sondant devant eux par des canots.

Enfin, il est curieux de constater que dans les peintures et gravures du XVIIIe siècle, rares sont les représentations de bouées et de balises marquant les entrées des ports. Il faudra attendre le XIXe siècle pour en apprécier la finesse d'exécution.

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