Essai de la BMW Série 335i (2012)

La nouvelle BMW Série 3, dans sa version 35i de 306 chevaux, offre nombre d'arguments : silhouette racée, moteur performant et agrément de conduite. Essai.

La concurrence fait rage sur le segment des familiales. Après la Mercedes Classe C et l'Audi A4, c'est au tour de BMW d'offrir au marché une nouvelle version de sa Série 3. Le travail était de taille, compte tenu de la qualité du travail fourni par les deux autres firmes allemandes. Mais le résultat est à la hauteur et la Série 3 présentée en 2012 s'avère plus aboutie que sa devancière.

D'abord, c'est un design propre au modèle qui caractérise la Série 3. Certes, le véhicule arbore quelques codes de la Série 5 et des autres modèles de la gamme de BMW. Notamment au niveau de la poupe et des optiques aux traits fluides. Mais à l'avant, la familiale à l'hélice se dote d'attributs inédits, à l'instar des phares dont le trait est tiré, à l'intérieur, jusqu'aux naseaux de la calandre. L'ensemble conférant à la Série 3 un air plus racé et, à la fois, plus fluide. Le capot, désormais bombé au niveau de la proue, a également été redessiné. De profil, la bête présente des airs de Série 5. Pas pour rien : en effet, par rapport à l'ancienne version, cette Série 3 a été allongée de 9 cm et élargie de près de 4 cm. De fait, cette version 2012 semble être montée en gamme et revendique désormais clairement son appartenance au segment premium, à l'inverse de sa devancière nettement plus sobre.

Habitacle haut de gamme

Ensuite, c'est un habitacle plus haut de gamme qui se présente. Moins sobre, l'intérieur est ici mieux fini et use de matériaux de qualité supérieure et de plastiques moussés. La planche de bord est davantage sculptée et se veut plus raffinée. En outre, l'habitabilité y gagne et le coffre s'offre 20 litres de plus pour passer à 480 litres.

Pour le conducteur, la position de conduite se choisit à l'aide des multiples réglages électriques du siège et du volant. Une fois assis, il bénéficie d'une bonne ergonomie des commandes, dont la répartition s'avère simple et pertinente. Comme avant, l'ordinateur de bord se dirige à l'aide du joystick situé au niveau de l'accoudoir central. Les passagers, eux, bénéficient également d'un grand confort, offert tant par les moelleux sièges en cuir que par un espace aux jambes et aux coudes en progression.

6 cylindres en ligne souple et puissant

Sous le capot, la familiale BMW reprend la gamme de motorisations du constructeur. Le 2 litres diesel de 163 chevaux de la version 320d EfficientDynamics, avec ses 4,1 litres consommés aux cent kilomètres en cycle mixte, vise notamment les flottes automobiles. En haut de la gamme, parmi les blocs essence, c'est le 6 cylindres en ligne de 3 litres développant 306 chevaux qui équipe la 335i. Ce moteur brille par ses performances, et notamment par sa souplesse : avec ses 400 Nm de couple, il délivre sa puissance dès les 1 200 tours et, de ce fait, permet une conduite des plus agréables en ville. A l'inverse, il est capable d'encaisser une montée en régime rapide et, avec ses reprises puissantes, atteint en un rien de temps les vitesses interdites. Bridée à 250 km/h, cette Série 3 atteint les 100 km/h, départ arrêté, en 5,5 secondes : mieux qu'un coupé Infiniti G37 de 320 chevaux !

La boite de vitesse automatique à 8 rapports fournit un travail précis et transmet efficacement la puissance aux roues arrières motrices : les rapports s'enchaînent rapidement, mais en douceur. Ce qui participe à l'agrément de conduite. De même que la sonorité rauque du bloc, qui ne cache pas ses airs sportifs. Equipée de cette boite automatique, la consommation de la 335i s'établit à 10,2 litres en cycle mixte, ce qui représente un taux d'émission de CO2 de 169 grammes par kilomètre. Mieux qu'avant !

Comportement bien dosé

Le comportement n'est pas en reste. Le châssis, sur cette version 2012 de la 335i, semble se rapprocher du compromis idéal : les suspensions, plus souples, offrent un meilleur confort (même avec les jantes de 18 pouces) mais, pour autant, le dynamisme n'est pas entaché. Les prestations routières sont, du coup, de grande qualité : l'absence de roulis confère à la voiture une tenue de route impeccable. Et comme la direction demeure précise et ferme et que les freins assurent un travail bien dosé, l'ensemble frôle la perfection. C'est une grande précision qu'offre sur la route cette berline familiale.

Les réglages du châssis sont toutefois modifiables via un curseur offrant 4 possibilités, chacune jouant sur le couple, la direction et la fermeté des suspensions : eco, confort, sport et sport+. Si en eco, la conduite est de fait plus tranquille, en sport+, en revanche, la Série 335i devient une véritable bête enragée : elle offre alors des montées en régime tonitruantes et une rigidité radicale, le tout dans une sonorité exacerbée.

Cette nouvelle Série 3 propose un tarif d'entrée de gamme de 35 600 euros. La 335i, de son côté, est disponible entre 45 500 euros et 53 250 euros en fonction des finitions. Le prix de la perfection, en somme.

Sur le même sujet