Essai de l'Infiniti EX 30d

L'EX 30d d'Infiniti, alternative originale aux SUV compacts des constructeurs premium, offre un V6 de 238 chevaux performant et un châssis dynamique.

Pas facile, pour une marque étrangère, de trouver sa place sur un marché européen pro-diesel. Débarquée trois ans plus tôt sur la place, l'enseigne de luxe Infiniti, filiale de Nissan, a fait les choses petit à petit en proposant d'abord 5, puis 6 véhicules. Peu de temps avant l'arrivée de sa dernière-née, à savoir la berline routière M (concurrente des Audi A6 , BMW Série 5 ou Mercedes Classe E), le constructeur s'est également aligné aux exigences de la clientèle en dotant sa gamme d'un moteur diesel. Pas n'importe lequel : un V6 de 3 litres, développant 238 chevaux. Question de s'autoriser une concurrence avec les marques premium, notamment allemandes, dont les offres en moteurs sont déjà bien abouties et installées. Ce bloc est désormais proposé par la marque sur les SUV EX et FX ainsi que sur la berline M, aux côtés du performant V6 essence de 3,7 litres et 320 chevaux déjà existant.

Bien entendu, dans cette version EX 30d, le SUV compact se présente sous la même forme que sa soeur EX 37 équipée du bloc essence. Avec ses lignes racées, ses optiques pointues, son long capot, sa calandre bombée, sa ligne de pavillon fuyante, son petit bequet et sa double sortie d'échappement, l'EX se distingue de la concurrence.

Habitacle premium

Sur ce segment, la moindre des choses pour les constructeurs est d'offrir un habitacle confortable et chalereux. Infiniti ne s'y est pas trompé et offre ainsi dans son SUV compact confort et raffinement. Les matériaux sont de qualité et font bonne figure, de même que la finition, tandis que l'agencement des commandes et de la console centrale demeurent pertinents. Le conducteur bénéficie dès lors d'une position de conduite haute et agréable. Avec la largeur aux coudes, il n'est pas à plaindre. Les passagers arrière, eux, profitent également du confort engendré par un espace aux jambes correct. Normal, pour un véhicule de cette taille. Dommage que le coffre soit aussi réduit.

3 litres souple et puissant

Le moteur diesel, un V6 de 3 litres développant 238 chevaux, correspond bien à l'EX. Avec son couple de 550 Nm, il est capable d'offrir au petit SUV des reprises dès le bas du compte-tour et de l'emmener rapidement à des allures interdites sur nos routes françaises. Souple et puissant, il se montre à la hauteur tant en ville que sur les autoroutes. Un travail exacerbé par l'efficacité de la boite automatique à 7 rapports, transmettant la puissance aux quatre roues motrices. S'il reste relativement frugal avec ses 9 litres pour 100 km en cycle mixte (moyenne constatée lors de l'essai, sans avoir le pied spécialement léger ni trop lourd), ce bloc aurait mérité quelques décibels en moins. Lors des accélérations ou d'une croisière à 130 km/h, il reste en effet un peu trop sonore et, à vrai dire, sa musique n'est pas des plus agréables.

Suspensions raides

Etrangement, l'EX 30d n'offre pas le comportement routier attendu : si l'EX37 joue la souplesse et le confort, cette version diesel semble davantage orientée vers le dynamisme. Les suspensions sont nettement plus dures et, de fait, la voiture maîtrise le roulis. Ces réglages du châssis jouent en faveur de la précision de conduite et de la capacité à enchaîner les épingles à vive allure. Mais sur les routes déformées ou les chemins, le confort en patit largement. La direction, légère, s'autoriserait volontiers un brin de précision supplémentaire, mais la conduite n'en demeure pas moins plaisante et rassurante.

En entrée de gamme, l'EX 30d est accessible à 50 400 euros TTC . Rapport à la puissance et aux pestations fournies de série, notamment en équipement, la facture est honorable face aux concurrents GLK, Q5 ou X3.

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