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ROSELYNE LESNE

Publié dans : Les articles Famille & Relations de Roselyne Lesne

Vivre l'installation de ses enfants à l'étranger

Vos enfants sont partis pour plusieurs années ou définitivement à l'étranger, parfois très loin. Comment vivre cet éloignement et celui des petits-enfants?

Etudes, profession, ou encore raisons sentimentales, vos enfants sont partis à l'autre bout du monde. C'est désormais une situation courante. Comment le vivre, surtout lorsqu'ils se sont mariés là-bas, et ont eu des enfants que vous ne voyez qu'une ou deux fois par an ?

Les raisons du (des) départ(s)

Elles peuvent être diverses. Citons quelques cas.

Famille L . trois enfants: l'aîné avait pour projet l'aide au développement , une fois ses études terminées , ne trouvant pas de poste depuis la France, il est parti chercher sur place, soit au Burkina Faso, pays qu'il connaissait déjà. Le second a rencontré l'âme-soeur en France, est allé la rejoindre au Canada. Le troisième est parti faire un « post-doc » en Angleterre et a continué à travailler là-bas.

Famille T : quatre enfants dont l'un a plaqué un jour son métier d'informaticien, est parti en Inde où il vit d'artisanat, un autre a eu une proposition de poste au Canada, dans le secteur dans lequel il travaillait déjà. Il s'y est installé avec femme et enfants.

Famille M : trois enfants, l'un d'eux est allé voir un ami parti à Hong-Kong, et y est resté quelques années, trouvant un poste dans l'importation de vins français. Il est finalement revenu en France pour monter une entreprise d'exportation de vins vers la Chine. Un autre est militaire et appelé à faire des séjours de plusieurs années, avec femme et enfants, à l'étranger.

On pourrait multiplier les exemples. Certains sont donc partis à peine leurs études terminées (ou pour achever leur cursus), d'autres en ayant déjà acquis une certaine maturité et en famille.

Certains départs sont pour une durée déterminée (un contrat de deux ans, une année « Erasmus»...) . Mais parfois, l'échéance arrivant, « l'expat '» annonce qu'il prolonge, ou qu'il a rencontré l'âme-soeur et qu'il reste là-bas.

Vivre au mieux l'éloignement

Les parents réagissent différemment selon leur caractère et l'histoire familiale. Il y a évidemment ceux qui ont du mal à voir s'éloigner leur progéniture. Et puis, il y a ceux qui, même s'ils éprouvent une certaine peine, sont heureux de voir leur(s) enfant(s) réaliser son projet, s'épanouir, être heureux.

Le père d'une fille unique a tellement déprimé que celle-ci est rentrée en France au bout de quelques années, alors que les parents de ce fils unique vivent bien l'éloignement, à priori définitif, de ce dernier qui fait une belle carrière au Québec et y a fondé une famille.

Lorsque l'expatriation est à durée déterminée, le problème est moins crucial. Les parents se font une raison et attendent le retour en prévoyant peut-être un voyage entre-temps. Mais lorsque l'expatriation susceptible d'être définitive, ça devient plus difficile.

Quelle stratégie adopter pour faire face de façon positive ?

Rester proches grâce aux multiples modes de communication

Les liens peuvent rester très fréquents. Des septuagénaires peuvent vous faire remarquer que, lorsqu'ils étaient jeunes parents et que leurs propres parents vivaient à l'autre bout de la France, les relations étaient essentiellement épistolaires, voire téléphoniques et que les grands-parents ne voyaient leurs petits-enfants qu'une ou deux fois par an.

Or maintenant les contacts sont très facilement fréquents et très réactifs :

  • les courriels arrivent sans se soucier du décalage horaire, alors que jongler avec le téléphone et les fuseaux horaires n'est pas toujours évident ;
  • on peut y répondre immédiatement et faire des échanges « aller-retour » ;
  • les smartphones permettent de prendre des photos et vidéos des petits-enfants sur le vif et, ainsi, de les voir vivre et évoluer en temps réel au lieu de les voir changés au bout de six mois ou un an ;
  • et surtout, Skype qui est, lui , soumis au décalage horaire, est le lieu de rendez-vous réguliers.
Finalement, les contacts avec enfants et petits-enfants sont différents, mais peuvent être riches, plus que les visites ponctuelles du dimanche.

Mamie ne peut, par contre, aller, sur simple appel, remplacer la nounou défaillante ou faire la garde-malade au pied levé. Lorsqu'ils voient certains grands-parents submergés par ces appels, se disant fatigués, empêchés de programmer leurs propres activités, les parents / grand-parents des « expats » se disent que, tout compte fait, leur propre sort n'est pas forcément à plaindre. Ils profitent à plein des petits-enfants lors de leurs propres séjours dans leur pays d'accueil ou lorsque ces derniers viennent pour les vacances en France

Non, ce n'est pas triste, comme se l'est entendu dire un mère d'expatriés, d'avoir ses enfants à l'étranger. C'est différent, même si on peut avoir envie de serrer ses petits-enfants dans ses bras. Reconnaissons que la situation est peut-être plus difficile pour les grands-parents qui ont vu partir la petite famille que pour ceux dont les petits-enfants sont nés au loin. Ils y sont habitués ?

Et ce sont des occasions de voyage !

À propos de l'auteur

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ROSELYNE LESNE

Une carrière dans des secteurs variés, mais toujours liée
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