user_images/21162_fr_dscf0331.jpg

SANDRINE MILHAU

Publié dans : Les articles Culture de Sandrine Milhau

Compagnie de théâtre originale, « The Big Funk Company »

La compagnie qui a pour caractéristique de jouer en anglais, se produit actuellement et régulièrement au théâtre Lucernaire à Paris.

Elle propose en même temps: les “American Sundays”, des brunchs/théâtre et les “American Fridays”, des lectures de pièces.


Fondée par Julie Delaurenti, créatrice, metteur en scène et interprète, avec ses partenaires Clarence Tokley et Tiffany Hofstetter en 2011, construite sur le modèle américain, plus précisément new-yorkais où le théâtre devient un lieu de convivialité et de création partagée. Les pièces courtes des “American Sundays” sont écrites par les jeunes auteurs new yorkais de l’Ensemble Studio Theater. 

Jouées une fois à New York, elles sont créées à Paris l’espace d’une représentation évènement pour donner un spectacle différent à chaque fois. Les lectures de pièce « American Fridays » ont pour but de faire connaître des auteurs déjà célèbres et de nouveaux auteurs.La compagnie travaille sur différents projets dont la création d’une pièce de Tennessee Williams, « Un tramway nommé désir », qui sera jouée cette année au festival d’Avignon, au collège de La salle avec Francis Lalanne en Stanley Kowalski et Julie Delaurenti en Blanche Dubois.


Interview de Julie Delaurenti:


-Quels sont vos débuts au théâtre?

JD: J’ai commencé à prendre des cours de théâtre à Toulouse, au conservatoire. J’ai rapidement fondé ma compagnie et nous avons monté Tcheckov, Courteline… Puis j’ai continué à me former au conservatoire de Bordeaux puis à Paris. De formation en formation, je suis passée par les cours de Jack Waltzer à Paris et j’ai également suivi différents stages comme ceux de Nicolai Karpov du Gitis. Lorsque je me suis installée à New York, j’ai également continué à m’entraîner au Living Theater. Les méthodes américaines ont été une révélation, avec notamment Marilyn Fried, Amy Werba (Lee Strasberg) et bien sûr la méthode Meisner. Différentes compagnies françaises et américaines m’ont permise de m’améliorer et de travailler.La rencontre avec John Patrick Shanley à New York a été déterminante pour ma carrière. Auteur, Réalisateur, metteur en scène, (oscarisé et récompensé par le Prix Pulitzer pour sa pièce “Doubt”), je l’ai assisté en tant que metteur en scène sur son projet « Storefront Church » à l’Atlantic Theater, off Broadway. Il m’a donné l’envie d’apporter ces auteurs américains à Paris. J’ai donc créée ma propre compagnie « The Big Funk Company ». 

Au départ, le but était de faire du théâtre en anglais à la manière new-yorkaise. En tant qu’actrice, J’ai joué dans différentes pièces et des courts-métrages. Notamment dans des long-métrages pour Canal+, « Que reste-t-il de Christ Conty » réalisé par Benoit Finck, puis « Solitaire » de Bahram Gueranfar. Puis des comédies musicales: Eva Peron, Evita. Par la suite, j’ai mis en scène la comédie musicale avec la compagnie « Dog Cat Story ».

J’ai également écrit et réalisé un court-métrage, « La Rebelle », une adaptation du livre de Jean Guazzelli qui est en train de se développer en long métrage.Actuellement, je travaille sur la pièce « Un tramway nommé désir », de Tennessee Williams, mise en scène par Manuel Olinger. La pièce sera présentée au festival de théâtre d’Avignon en juillet


.-Avez-vous des artistes de prédilection? A quelle méthode d’acting faites vous référence?

JD: Nicolai Karpov, directeur de l’école de théâtre du Gitis de Moscou, étudie Stanislavski, et s’oriente sur la gestuelle et le mouvement. Il propose une méthode qui combine le travail technique de l’acteur et son travail sur le texte, en référence à Stanislavski, Meyerhold et Tchekhov. Sa pédagogie est basée sur le concept du corps comme moyen d’expression, toujours prêt à obéir et pleinement capable de transmettre l’existence du caractère (et donc ne porte pas sur la scène de la vie personnelle de l’acteur). Meril Streep est une actrice que j’admire, ainsi que Robert Deniro et Robert Hirsh, Depardieu en France.


-Quel a été le déclic pour fonder votre propre compagnie « The Big Funk Company »?

JD: Je suivais les cours à l’école « Bilingual Acting workshop » où l’on a joué « The Big Funk » de John Patrick Shanley, auteur américain, mis en scène par Sei Shiomi. J’ai découvert des auteurs américains. Lorsque que je lisais des pièces de théâtre à New York, j’ai eu un vrai déclic qui me poussa à faire connaître ces différents auteurs. J’aimais l’aspect bilingue, la langue amène sa force et sa culture. Le théâtre surtitré a-t-il un public?

 J’ai donc recréé à Paris cette façon d’aborder le théâtre, des pièces en un acte jouées une fois, écrites par des jeunes auteurs de moins de 30 ans, comme le dimanche au Lucernaire « American Sundays ».

Ma rencontre avec John Patrick Shanley est déterminante car il me confie cinq pièces en un acte, inédites, à mettre en scène en France. Chose faite « In my other life », pièce jouée en France et à l’étranger. Tout s’est donc construit sur mon expérience américaine. L’aventure a commencé il y a 3 ans et demi. Avec « American Fridays » et « American Sundays », on retrouve la convivialité. Le théâtre devient un lieu de discussion et d’interaction. 


-Quels sont vos souhaits?

JD: J’ai envie de monter la trilogie « Church and State” de Shanley, pièces dénonçant le fonctionnement de trois grandes institutions aux Etats-Unies, trois sujets: la religion « Doubt », l’armée « Defiance », la banque « Storefront church », 3 pièces de théâtre. J’ai pour projet de réunir les trois pièces et de les jouer en France.Entourée d’auteurs connus comme Tennessee Williams, David Mamet, Arthur Miller, j’aime aussi travailler sur des pièces d’auteurs moins connus comme David Ives. Aujourd’hui, je travaille sur la pièce « Un tramway nommé désir », une co-production avec « The Big Funk » et « Div’art », avec la participation de Gilles Bonamy. Le spectacle sera diffusé par « Atelier théâtre actuel » et la pièce sera jouée au festival d’ Avignon en juillet.


« The Big Funk Company »,

Théâtre Lucernaire, Paris

« American Fridays », « American Sundays »

Avec la participation des différents acteurs de la compagnie

Les dimanches:

8 Novembre/ 13 Décembre/ 7 Février/ 13 Mars/ 24 Avril/ 12 Juin

Au Théâtre Lucernaire

53 rue Notre-Dame des Champs

75007 Paris


RESERVATIONShttps://www.weezevent.com/american-sundays-brunch-and-theater


Les vendredis: 16 Octobre 2015/ 20 Novembre 2015/ 15 Janvier 2016/ 19 Février 2016/ 25 Mars 2016/ 3 juin 2016A 19h30, 

Au Pavé D’Orsay, 48 rue de Lille, 7eme Paris 

En préparation:

« Un tramway nommé désir », de Tennessee Williams

Avec Francis Lalanne, Julie Delaurenti, Tiffany Hofstetter, Franck Jouglas et Jean-Pierre Olinger. Mise en scène de Manuel Olinger.

A 16h, au College de La salle, 

Festival d’Avignon 2016

À propos de l'auteur

user_images/21162_fr_dscf0331.jpg

SANDRINE MILHAU

Sandrine Milhau

san11@hotmail.fr

Née le 21/04/1977

OBJECTIF
  • 113

    Articles
  • 3

    Séries
  • 3

    Abonnés
  • 3

    Abonnements

Poursuivez la discussion!