« La tentation d'Eve », par Marie-Claude Pietragalla.

Le spectacle est présenté sur la scène du Palace à Paris depuis le 25 janvier 2011.

La danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla a commencé à chorégraphier ses propres ballets en partant toujours d'histoires légendaires. Ici, place à la féminité, à la Génèse. Plus que le texte, le corps en mouvement raconte l'histoire de la première femme « Eve ». L'interprétation est à couper le souffle. La maîtrise du corps et le jeu de Marie-Claude Pietragalla nous transportent.

Marie-Claude Pietragalla.

Danseuse étoile du Ballet de l'Opéra national de Paris, elle est rapidement nommée à la direction du Ballet national de Marseille et interprète les ballets les plus fameux à Paris et dans le monde. La danseuse et chorégraphe Caroline Carlson crée un solo en 2000, « Don't look back » pour Marie-Claude Pietragalla. Puis, en 2004, époque du Ballet « Sakuntala », Marie-Claude Pietragalla crée sa compagnie et monte de nombreux spectacles: « Conditions humaines », « Sade ou le théâtre des fous », « Marco Polo »...

De la danse contemporaine.

A la fois danseuse et comédienne, Marie-Claude Pietragalla a trouvé une énergie. A la différence des grands Ballets classiques déjà interprétés, elle danse ici librement, se servant du souffle et de l'espace. Tous les mouvements sont très marqués.

L'histoire de la première femme.

Une sculpture du même nom est sans doute signe d'inspiration, « La tentation d'Eve » représente une femme nue couchée. Elle tend la main dans son dos tenant la pomme représentant le péché originel. Cette œuvre est exposée au Musée Rolin à Autun.

Les différents tableaux du spectacle.

Le spectacle se compose d'une douzaine de tableaux, retraçant des moments de l'histoire du Moyen-Age à nos jours. Les styles musicaux sont de différentes époques allant de la musique classique, le Requiem de Mozart, aux rythmes électros. Dans le premier tableau, Eve pousse le fruit défendu, une énorme pomme avant le passage à l'enfantement dans la douleur. Des masques sont présents sur scène. Les tableaux s'enchainent, la danseuse revêt l'armure de Jeanne-d'Arc. Marie-Claude Pietragalla joue avec les ombres, les projections et les masques. Il s'en suit le travesti, la « working-girl ». C'est un portrait complet de la femme à la fois muse, sainte, mère, guerrière, amante... Dans ce solo, elle rend différents hommages: La Pavlova dans « La mort du Cygne », Barbara dans « l'Aigle noir »...

Une équipe complète.

Daniel Mesguich participe au spectacle en voix off, il lit le texte de la Génèse puis récite un passage de « L'école des femmes » de Molière. Julien Derouault a participé à la chorégraphie. Johanna Hilaire a été chargée de tous les costumes.

Une des caractéristique du travail de Marie- Claude Pietragalla qui puise dans l'histoire, est de travailler à la fois le corps et l'esprit.

« La Tentation d'Eve », Marie Claude Pietragalla.

Du 25 janvier au 12 février 2011.

Théâtre du Palace.

8 rue du Faubourg Montmartre, 75009 Paris.

www.theatrepalace.fr/spectacle-pietragalla

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