Dormir dans le désert blanc, en Egypte

Logez sous tente dans l'une des plus fascinantes étendues de sable d'Egypte et visitez le désert noir et l'oasis de Farafra.
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La plupart des touristes qui se rendent en Egypte pour visiter le pays choisissent les régions de Louxor-Assouan et du Caire. Néanmoins, certains optent pour la découverte des oasis du désert occidental (ou désert Libyque). Kharga et Dakhla sont surtout connues pour leurs vestiges archéologiques: temples (Hibis, Douch, an-Nadoura…), tombes (tombe de Kitinès, nécropole copte de Bagawat, mastabas de Balat...), musée (musée de Kharga).

Départ depuis l’oasis de Bahariya

L’oasis de Bahariya , accessible par la route depuis Le Caire, possède quelques sites archéologiques, mais elle peut aussi servir de point de départ pour découvrir deux des plus beaux déserts d’Egypte. Quelques compagnies de tourisme égyptiennes et certains hôtels de Bahariya proposent aux touristes aventuriers d’aller passer une ou plusieurs nuits dans le désert.

Il est important de choisir une compagnie fiable qui dispose de bons chauffeurs de 4x4 et de matériel correct. Un tel voyage se prépare à l’avance . Il est utile d’emporter un sac de couchage, une lampe de poche, des vêtements chauds… Le logement s’effectue sous tente (tentes igloos). La plupart du temps, celles-ci sont assez rudimentaires. Il ne faut pas attendre tout le confort que l’on trouve désormais dans ce type de logement en Libye.

Découvrez le désert blanc

Dormir dans le désert blanc présente de nombreux avantages. Il est possible de s’aventurer loin de la route goudronnée Bahariya-Farafra et donc d’éviter les touristes d’un jour. On peut prendre son temps pour admirer les étranges formations calcaires de ce désert. Il est aussi possible de se promener pendant des heures entre les étonnantes formations blanchâtres sculptées par le vent pendant des millénaires. On peut enfin trouver de nombreux fossiles de coquillages, mollusques et coraux datant de l’ère tertiaire. Quelques oasis limitées à quelques palmiers semblent irréelles dans ce désert relativement hostile. Une eau claire et douce y coule en abondance.

Le coucher ou le lever de soleil sont des moments fantastiques. Les formations calcaires blanches se colorent et prennent des teintes orangées plus chaudes. A la tombée de la nuit, un fennec peut vous rendre visite. Mais le spectacle de la voûte céleste est probablement le plus spectaculaire. On peut admirer pendant de longs moments la Voie Lactée qui s’étire dans le ciel. Aucune pollution lumineuse ne vient gâcher ces moments.

Le désert blanc étant un parc national, il n’est pas permis aux 4x4 de rouler n’importe où. Un droit d’entrée et de nuitée est à payer aux nombreuses patrouilles qui sillonnent le parc.

Le désert noir et l’oasis de Farafra

A proximité du désert blanc, vous découvrirez le désert noir. Il est indispensable de quitter la route goudronnée pour mieux découvrir les étonnantes formations basaltiques résultant d’importantes remontées magmatiques qui s'y trouvent. A l’aube, la rosée recouvre les pierres noires: elles semblent alors scintiller au soleil.

Enfin, n’hésitez pas à faire un arrêt dans l’oasis de Farafra, la plus petite des oasis égyptienne. Une promenade dans sa palmeraie vous fera presque oublier que vous êtes en plein désert. De nombreuses sources d’eaux, parfois chaudes et sulfurées, parsèment l’oasis.

Bibliographie :

ATIYA (F.), JOBBINS (J.), Le désert du Silence. Les oasis de Bahariya et de Farafra , trad. KRAYENBÜHL (D.), Le Caire, 2004.

DUNAND (F.), LICHTENBERG (R.), Oasis égyptiennes. Les îles des Bienheureux , Paris, 2008.

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