L'exposition Giza : aux pieds de la grande pyramide à Hildesheim

Découvrez l'une des plus riches collections d'antiquités égyptiennes d'Europe et une exposition consacrée aux nobles inhumés à Giza.
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Du 16 avril 2011 au 21 août 2011 se tient au Roemer- und Pelizaeus-Museum d’Hildesheim (Allemagne) une exposition consacrée aux fouilles allemandes de Giza. Deux chercheurs sont mis à l’honneur: Georg Steindorff et Hermann Junker. Ces deux égyptologues dirigèrent, au début du XXe siècle, de grands chantiers de fouilles qui permirent une meilleure connaissance du plateau de Giza. Le musée s’intéresse aussi à la carrière de son fondateur, Wilhelm Pelizaeus. Ce riche homme d’affaires acquit de nombreux objets égyptiens et les céda à sa ville, Hildesheim, en 1907. Aujourd’hui, le musée qui porte son nom possède l’une des plus riches collections d’antiquités égyptiennes d’Europe.

Objets exposés

L’exposition est divisée en trois parties. La première est consacrée au matériel retrouvé dans les mastabas d’Ancien Empire de Giza. On y découvre de la céramique, des vases en pierre, des canopes, un miroir d’une prêtresse d’Hathor nommée Mérout, un rasoir en bronze. Il y a aussi des colliers, des bijoux en faïence et en pâte de verre. Dans cette section, on trouve aussi des éléments de décoration des chapelles funéraires des mastabas. Un bas-relief peint pratiquement intact d’un fils de Chéops, le prince Iounou est assurément l’un des joyaux de cette exposition. Enfin, deux «têtes de réserve», énigme archéologique de la IVe dynastie sont visibles. Il s’agit de tête humaines sculptées dans du calcaire. Ce ne sont pas des éléments de statues et leurs rôles demeurent toujours indéterminés. Toutes datent du règne de Chéops. Ces sculptures sont très réalistes et furent légèrement endommagées durant l’Antiquité.

La deuxième partie de l’exposition permet de découvrir de nombreux bas-reliefs provenant des plus belles sépultures de Giza: mastabas de Tep-em-ankh, Memi et Nefer-her-en-Ptah. De très fins hiéroglyphes ornent ces éléments architecturaux. De nombreuses statuettes sont exposées. Il y a des défunts et les membres de leurs familles mais aussi des femmes occupées à des tâches ménagères et agricoles. Le but de ces représentations était de confirmer l’accès à l’éternité au propriétaire de la tombe. Ainsi, Il allait être nourri symboliquement dans l’au-delà.

La troisième partie de l’exposition présente les plus belles statues retrouvées à Giza. On y trouve des scribes accroupis, des couples de nobles, des notables, une mère avec son enfant. Parmi les statues les plus touchantes, il y a celle de Tjenti et de son épouse. Les deux individus se tiennent par la main, ces marques de tendresses sont assez rares dans l’art de l’Ancien Empire. De plus cette représentation d’un couple est en excellent état de conservation. Les couleurs sont encore éclatantes. Enfin, on trouve quelques bas-reliefs peints, une fausse-porte couverte des hiéroglyphes verts et un sarcophage en calcaire.

Catalogue

Le catalogue présente, en plus des objets exposés, l’histoire des fouilles sur le plateau de Giza. Abondamment illustré, c’est un ouvrage utile pour les passionnés d’égyptologie. Références : Giza. Am Fuß der großen Pyramide , Katalog zur Sonderausstellung Herausgegeben von LEMBKE (K.), SCHMITZ (B.), Hildesheim, Munich, 2011. Editeur : Hirmer Verlag.

Renseignements pratiques

Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00. L’entrée est de 10 €. Le musée est situé Am Steine 1-2 ; D-31134 Hildesheim.

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