Psousennès II, dernier roi de la XXIe dynastie égyptienne

Psousennès II, fils d'un grand-prêtre d'Amon, devint roi d'Egypte. Il permit à Chéchonq de fonder la première dynastie libyenne (XXIIe dynastie).

A la mort du roi Siamon , il semble y avoir eu une crise de succession. Ce roi n’ayant pas de descendance masculine, il fallut trouver un autre parent mâle au sein de la famille royale. Le plus proche parent de Siamon était Psousennès II, le fils du grand-prêtre d’Amon de Thèbes, Pinedjem II.

Union entre les grand-prêtres d’Amon et les rois de Tanis

Ainsi, la XXIe dynastie se termina par une fusion entre la royauté de Tanis, dans le nord et la grande prêtrise d’Amon à Thèbes (Louxor). Si Hérihor et ses descendants s’étaient montrés très indépendants vis-à-vis de la monarchie de Tanis, les derniers grands-prêtres étaient liés aux rois grâces à plusieurs mariages.

La famille de Psousennès II

Le nom de l’épouse de Psousennès II est malheureusement inconnu. Le roi eut au moins deux filles: Tentsepeh et Maatkaré. Cette dernière épousa Osorkon Ier , deuxième roi de la XXIIe dynastie. Quant à Tentsepeh, elle fut mariée au grand-prêtre de Ptah de Memphis Shedsounefertoum.

Histoire du règne de Psousennès II

Psousennès II resta sur le trône d’Egypte pendant 13 (selon l’épigraphie) ou 15 ans (selon les égyptologues Barta et Hornung). Aucune construction n’est attribuée à ce roi. Sa tombe n’a jamais été retrouvée. Mais elle a été pillée, car une statuette funéraire (ouchebti) de Psousennès II a été retrouvée, elle est exposée au musée Fitzwilliam de Cambridge.

L’histoire de son règne est difficile à établir car les sources sont rares. Les inscriptions sont peu nombreuses: un graffito dans le temple de Séthy Ier à Abydos et une petite ligne de hiéroglyphes dans le nilomètre de Karnak ont été identifiés.

L’essor de Boubastis

Sous le règne de Psousennès II, la cité de Boubastis (Delta du Nil) devint de plus importante. Au début de la XXe dynastie, Ramsès III y avait installé les Libyens qu’il avait capturés lors de ses guerres. Ils adoptèrent de nombreuses coutumes égyptiennes. Ils s’intégrèrent progressivement à la société pharaonique et finirent même par prendre le contrôle de la cité. A l’époque de Psousennès II, la cité était dirigée par un Libyen du nom de Nimlot, son frère Osorkon avait déjà été roi et son fils, Chéchonq était l’un des principaux conseillers de Psousennès II. A la mort de ce dernier, Chéchonq lui succéda et inaugura la XXIIe dynastie. Ainsi commença véritablement la période libyenne en Egypte.

Les Libyens s’emparèrent progressivement et pacifiquement des principales charges de l’administration égyptienne. Chéchonq Ier devint donc roi sans violence.

Bibliographie sélective :

BARTA (W.), "Bemerkungen zur Chronologie der 21. Dynastie", dans Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts Abteilung Kairo , 1981, b. 37, p. 35-39.

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