Bien vivre son diabète

Le diabète de type 2 touche aujourd'hui en France près de 4% de la population .Quels en sont les symptômes? Comment le traiter?

Chaque année, c’est 5% de malades en plus qui sont concernés par ce nouveau mal des temps modernes. Entre 500 000 et 800 000 malades s’ignorent. Asymptomatique les premiers années, le diabète de type 2 concerne généralement les hommes et les femmes de plus de 40 ans avec une moyenne de l’ordre de 65 ans.

Qu’est-ce qu’est le diabète de type 2?

Le diabète de type 2 est le plus répandu. 90% des diabétiques sont de type 2. Il résulte d’un mauvais fonctionnement du pancréas. L’insuline, hormone libérée dans le sang, après un repas, transporte dans les cellules musculaires le sucre permettant de fournir de l’énergie à la cellule. Elle permet aussi de stocker celui-ci dans les muscles et le tissu graisseux afin de le libérer au cours de la journée, suivant les besoins. L’insuline permet de maintenir le sucre dans le sang à un taux raisonnable.

Dans un premier temps, les cellules de l’organisme deviennent moins sensibles à l’insuline, ce qui amène le pancréas à fabriquer plus d’insuline pour compenser ces effets. Mais au bout de plusieurs années, phase qui peut durer jusqu’à 20 ans, le pancréas s’épuise et ne peut plus fournir les efforts nécessaires à la réponse de la perte de sensibilité des cellules. L’insuline n’étant pas produite en quantité suffisante le taux de sucre dans le sang devient élevé. On parle alors de diabète quand la glycémie à jeun dépasse 1,26 g/l.

Symptômes et causes

Une perte de poids, des céphalées, de la fatigue associés à une soif intense et une envie fréquente d’uriner peuvent faire penser que la personne est atteinte de ce type de diabète.

90 % des cas ont une origine familiale. Cependant le mode de vie joue un grand rôle dans le déclenchement de la maladie. La sédentarité, une alimentation déséquilibrée, riche en sucre et graisses saturées, un surpoids (surtout au niveau de la ceinture abdominale) sont des facteurs importants. La consommation excessive de tabac et d’alcool aussi. A coté d’une mauvaise hygiène de vie, les antécédents familiaux d’ accidents cardio-vasculaires, ou vasculaires cérébraux survenus avant l’âge de 45 ans sont des facteurs de risque supplémentaires.

Si le diabète n’est pas traité il peut être cause de décès dans 50% des cas par le risque de cardiopathie et d’accident vasculaire qu’il entraine. Une insuffisance rénale liée au diabète peut aussi entrainer le décès. Il peut aussi être la cause dans certains cas de cécité. Il accentue la probabilité de provoquer un ulcère des pieds et dans le pire des cas aboutit à l’amputation d’un membre.

Traitement

Il est possible dans certains cas, quand le diabète n’est pas trop élevé, d’équilibrer celui-ci en adoptant un mode de vie sain. Réduire l’apport en sucre et en graisses saturés de son alimentation pour faire baisser les glucides est primordial. Un régime adapté contribuera à favoriser un bon équilibre. Arrêter le tabac et la consommation excessive d’alcool. Pratiquer une activité physique modérée journalière d’au moins trente minutes (marche à pied, vélo , natation…) voire plus, si la perte de plusieurs kilos s’impose.

Pour les autres dont le diabète est trop élevé et/ou ces mesures ne suffisent pas, il leur sera prescrit un traitement médicamenteux. Les biguanides, les sulfamides, les glitazones les incretino mimetiques permettent de maintenir un taux de sucre raisonnable. Un lecteur de glycémie pourra s’avérer fort utile pour contrôler son taux de sucre dans le sang et ainsi suivre l’équilibre glycémique.

Qui consulter?

Toute personne qui aurait atteint l’âge de 45 ans devrait faire une prise de sang systématique afin de contrôler son taux de sucre. Une fois le diagnostic posé une prise en charge pluridisciplinaire incluant le médecin généraliste, le diabétologue ou l’endocrinologue, le nutritionniste, le podologue et l’éducateur sportif est bénéfique dans le traitement de la maladie.

Le généraliste procède au contrôle et à la prescription des analyses. Le diabétologue grâce à sa connaissance pointue de la maladie prend en charge le traitement médicamenteux. Le podologue, favorise la bonne santé des pieds, qui en l’état contraire chez un diabétique mal soigné peut amener jusqu’à l’amputation. Le nutritionniste prescrit un régime adapté en fonction des besoins et des dépenses énergétiques dans le but de favoriser un maintien de la glycémie optimale. Enfin l’éducateur sportif élabore avec son patient un programme physique qui respecte son âge et sa condition physique.

Les associations de diabétiques

Parralèlement, de nombreuses associations de diabétiques existent pour améliorer la qualité de vie des malades. Elles permettent de les informer, et de favoriser ainsi un meilleur accès aux soins. Elles aident les patients à lutter contre les discriminations qui pourraient leur être faite notamment dans le monde du travail. Enfin grâce à un réseau de bénévoles actifs à leur écoute, elles permettent au malade de se sentir moins seul et de partager son expérience avec d’autres patients.

On peut citer la principale L’association française de diabétiques (AFD). A coté il existe un bon nombre d’associations locales : La ligue des diabétiques Ile de France(LDIF), la fédération des associations de diabétiques en Bourgogne (FADB), l’Association des diabétiques de Seine et Marne (AD77),l’association des diabétiques d’ Angers et sa région (ADAR),l’ association des diabétiques du Mans et de la région (ADMR),l’association Lorraine d’aide aux diabétiques (ALAD),l’association des diabétiques de l’Hérault, l’association havraise des diabétiques , l’association de langue française pour l'étude du diabète et des maladies métaboliques :missions de recherche sur la maladie(ALFEDIAM)

Au final, si le diabète de type 2 se soigne très bien, il reste une priorité de santé publique aujourd’hui. Trop de malades encore s’ignorent et le mode de vie de nos sociétés contemporaines, hélas, contribuent à leur augmentation. Mais ce qui constitue un handicap a son revers rassurant. Chacun de nous grâce au respect d’une hygiène de vie simple, peut prévenir ce phénomène.

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