S'initier au skating dans le Massif des Bauges en Savoie.

Pour découvrir le skating, la petite station familiale Savoie Grand Revard, avec ses 130 kilomètres de pistes de ski de fond, est idéale.
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La station Savoie Grand Revard est située dans les Alpes, en Savoie, dans le Massif des Bauges, non loin d’Aix-les-Bains, de Chambéry et d’Annecy. Elle regroupe trois villages: le Revard, la Féclaz et Saint-François de Sales, et offre un large choix d’activités hivernales dont le ski de fond. Les 130 kilomètres de pistes réservées à cette pratique lui valent le surnom de Petit Canada.

Historique du ski de fond

Le ski de fond est un sport d'hiver de la famille du ski nordique , populaire notamment en Europe du Nord, au Canada, en Russie et en Alaska. Au départ, c’était un moyen rapide de se déplacer d’un endroit à l’autre. Les premières compétitions se déroulèrent en 1843 en Norvège, en 1877 en Suède puis en 1879 en Finlande. Deux ans après la création de la Vasaloppet (une célèbre course de 90 kilomètres qui se déroule chaque année le premier dimanche de mars en Suède), le ski de fond fut intégré dans les premiers Jeux Olympiques d'hiver en 1924 à Chamonix avec deux épreuves: 18 et 50 kilomètres. On distingue deux pratiques: le ski classique (pas alternatif) et le skating (pas de patineur).

Apparition et développement du skating

Le skating est apparu en compétition à la fin des années 1980 et s'est généralisé sur les pistes au début des années 1990. Tout d'abord, un skieur a patiné d'un seul côté pour reposer ses muscles sur des courses de longue distance. D’autres ont repris ce mouvement en passant au patinage des deux côtés.

Aujourd’hui, sur les pistes de ski de fond, les skateurs dominent. À Savoie Grand Revard, on compte seulement entre 10 à 25 % de skieurs classiques et la station s’est adaptée à cette évolution en proposant des pistes plus larges et un damage adapté (pas de traceur).

Un sport complet qui demande un apprentissage surtout pour les jeunes

Le skating est un sport complet qui fait travailler à parité le haut et le bas du corps tout en étant en pleine nature. Il permet de retrouver des sensations de vitesse et de glisse. Bien qu’il soit le sport nécessitant le plus fort VO2 max (puissance respiratoire) devant la crouse à pied, la natation et le cyclisme, il implique des mouvements doux et ne traumatise pas les articulations.

Selon Christophe Poirier, directeur de la régie Savoie Grand Revard: «Tous les professionnels vous diront qu'il faut prendre des cours pour ne pas vous dégoûter du skate. Toutefois, certains pratiquants s'initient tout seuls pour leur plus grand bonheur. Néanmoins, je nuancerai ce propos en ce qui concerne les jeunes car une première approche avec les enfants basée uniquement sur la notion d'effort et de distance les dégoûte définitivement du ski nordique. Il est impératif qu'ils débutent avec un professionnel qui leur fera travailler l'équilibre, la glisse et leur technique par des jeux et des séances ludiques.»

Un peu de technique avec les différents pas

A la différence du pas alternatif (pour le ski de fond classique) qui consiste à avancer dans deux traces parallèles, le skating s’apparente dans le style au niveau des jambes au roller ou au patin à glace. Voici les différents pas:

- le pas «diagonal»: utilisé exclusivement en montée, on utilise un ski et le bras opposé en même temps,

- le pas «deux temps»: c'est le pas standard, appris en premier, qui se compose d'une poussée de bras pour deux poussées de jambe,

- le pas «un temps»: utilisé sur le plat ou le faux-plat pour un temps de glisse plus long, on donne une poussée de bâtons à chaque changement,

- le pas «combiné»: utilisé dans le faux-plat descendant, il ressemble au «un temps» mais avec une poussée de bras légèrement anticipée par rapport à la jambe,

- le pas de «patineur sans bâtons»: utilisé en fin de descente lorsque la piste s’aplatit, seul le mouvement de patinage des jambes est utilisé.

Matériel utilisé

Longs, étroits et fixés uniquement à l’avant du pied afin de laisser le talon libre, les skis sont généralement de 3 à 10 % plus grands que le skieur. Leur semelle est lisse et ne nécessite pas la présence de système anti-recul. Ils doivent être recouverts d'un fart de glisse sur toute leur longueur afin d'améliorer leurs performances, mais aussi de les entretenir. Les bâtons peuvent être en aluminium (les moins chers), en fibre de verre ou en fibre de carbone (les plus chers). Quant aux chaussures, elles montent d’une dizaine de centimètres au-dessus de la cheville et ont une semelle rigide.

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