Les violences conjugales

Les violences conjugales sont la grande cause de l'année 2010. Elles concernent les victimes mais aussi les témoins et les auteurs.

Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon. Les chiffres de 2009 indiquent également que 10 enfants sont décédés suite aux violences subies sur leur mère par leur père. L’Etat, les collectivités territoriales, les associations se mobilisent pour que toutes les victimes de cette violence cessent de se taire.

La dynamique d’un couple

Dans toute relation duelle, il existe un mécanisme nommé altérité. En fonction des domaines de prédilections de chacun, l’individu peut être en altérité haute ou basse, l’essentiel est que l’équilibre entre ces deux altérités soit maintenu au sein de cette relation.

Par exemple, si nous caricaturons la vie d’un couple, une femme se trouve en altérité haute dans le domaine culinaire et donc l’homme en altérité basse. Inversement, l’homme se situe en altérité haute dans le domaine du bricolage et la femme en altérité basse. Tout cela s’équilibre dans le quotidien

Le cycle de la violence

Lorsque cet équilibre disparaît et que la relation dominant/dominé s’installe (tension, déni et transfert des responsabilités de l’auteur, sentiment de culpabilité chez la victime), le cycle de la violence est présent. La relation d’emprise se veut de plus en plus forte et elle se maintient à distance (physique, psychique…). La victime perd son identité.

Les différentes formes de violences conjugales

- Violences physiques : coups (de pieds, de poings), bousculades, gifles…

- Violences psychologiques : insultes, mépris, brimades, critiques et remarques dénigrantes répétées, dévalorisation, menaces, chantages affectifs…

- Violences verbales : cris, ton brusque et autoritaire, ne pas laisser l’autre s’exprimer…

- Violences économiques : non disposition de son salaire, considérer le salaire de l’autre comme un revenu secondaire, demande la justification de chaque dépense…

- Violences sexuelles : imposer son désir sexuel à l’autre, viol, brutalité, perversion sexuelle…

- Violences spirituelles : dénigrer les croyances et les pratiques du partenaires.

Des solutions existent

La préparation du départ des victimes du foyer est une des clés. Pour cela :

Les victimes (directes ou indirectes) peuvent être aidées. Il existe de nombreux contacts tels que : la Délégation aux Droits des Femmes, les travailleurs médico-sociaux des Conseils Généraux, les associations d’aide aux victimes, le CIDFF, les services de Police et de Gendarmerie, le 3919 (appel gratuit et destiné aux victimes et témoins de violences), le 119 (Enfance en danger)

Les témoins peuvent se diriger vers ces différentes adresses pour aider les victimes à trouver des solutions. L’essentiel, mais le plus difficile, dans les violences conjugales est de rompre la loi du silence.

Sur le même sujet