Pourquoi le snacking est-il un concept qui fait fureur ?

Du fast-food à l'américaine au snacking bio, comment ce marché a-t-il explosé et redoré son image ?
67

Les Français ont consacré en moyenne 30 minutes à leur déjeuner quotidien en 2010 contre 1h45 il y a une trentaine d’années. Entre 2004 et 2010, le chiffre d’affaires de la restauration rapide a progressé de 58% passant de 19,7 milliards d’euros à 31,2 milliards d’euros, McDonald’s conservant sa position de leader avec 3,9 milliards d’euros. Pourtant, aujourd’hui le marché du snacking ne se résume plus uniquement aux sandwichs et aux hamburgers.

De nouvelles habitudes alimentaires

Le boom de la consommation nomade, que ce soit le snacking ou la vente à emporter (VAE), est la conséquence directe de la diminution du temps disponible pour déjeuner, de l’augmentation des repas déstructurés et de la réduction du budget consacré aux repas hors domicile. Ce type de restauration profite aussi des nouvelles habitudes des Français, telles que le brunch, le slunch (intermédiaire entre le déjeuner et le dîner pris généralement le dimanche vers 17h), ou tout simplement le plateau TV. De nouveaux concepts apparaissent, proposant une alternative sérieuse à la restauration classique, comme par exemple le Carrefour City Café, concept innovant alliant supérette et espace dédié à la restauration.

Des produits innovants

L’image des produits snacking s’est améliorée, à la fois sur le plan nutritionnel et gustatif. Par ailleurs, l’image de ‘’malbouffe’’ s’est estompée grâce au développement de produits plus sains et plus sophistiqués. La diversité de l’offre et l’effort accompli en termes d’innovation et de qualité ont permis de proposer des produits mieux travaillés, et plus adaptés aux nouveaux besoins des consommateurs. L’utilisation des compétences et de l’image des chefs de renom permet de valoriser cette nouvelle image : le snacking premium a ainsi fait son apparition. Les recettes sont étudiées et choisies pour leurs qualités nutritionnelles, mais aussi pour leur présentation visuelle. La diversité des tendances : ethnique, bio, halal, régional, permet de toucher des segments variés. Salades diététiques, produits sans gluten, sushis, soupe miso, ricewich (sandwich dont le pain est remplacé par du riz), ou bento : il y en a pour tous les goûts.

Un packaging adapté et attractif

Le packaging s’est également adapté au marché et sa praticité séduit le consommateur nomade. Ainsi la Pastabox de Sodebo s’est vendue pour 8,3 millions d’euros en 2009 : un véritable engouement qui a encouragé ses concurrents Marie, Herta, Lustucru…. à proposer leurs propres box. Au-delà de l’attractivité de la forme et du visuel des box ou des cups, ces produits peuvent être auto-chauffants, rafraîchissants, et assurent une meilleure conservation des aliments. A l’heure de l’éco-conception, la plupart d’entre eux font l’objet d’un cahier des charges qui respecte l’environnement.

Sources :

Le salon Sandwich & Snack Show du 2 au 3 mars 2011

Le snacking monte en puissance Agro-media, 22 mars 2011

Sur le même sujet