Les conséquences de l'absence du père dans l'éducation des filles

Les filles sans père sont les filles dont le père est absent, au sens propre, et surtout au sens figuré. Quel avenir pour elles?
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Pauvres filles sans pères… Celles qui n’ont pas connu leur père ou celles qui ont eu un père absent, un père violent ou incestueux. Elles sont bien mal parties dans la vie, celles-là. D’après les cas qui ont été recensées, elles seront des filles bien immatures, des filles sans limites parce rien n’est jamais venu arrêté leurs désirs, des filles autodestructrices, parfois violentes car elles haïssent leur sexe et parfois les hommes aussi, des filles qui rejettent comme une chose malsaine la sexualité et leur féminité, des filles qui ne seront motivées que par leur besoin narcissique ou des filles qui nient leur manque (de père) et vivent comme si elles n’avaient besoin de personnes. Voilà le triste tableau des filles sans père.

L'Œdipe: le moment clé

D’où peuvent bien provenir tous ces maux? C’est dans la prime enfance que tout s’est joué, lors de l’œdipe. Lorsque le père n’a pas été présent durant cette période, la petite fille a continué à se vouer corps et âme à l’amour de sa mère. Leur relation fusionnelle s’est maintenue et rien n’est venu interrompre cet assouvissement de désir, cette relation duale qui est sans mot. La conséquence de cet état de fait est que la petite fille ne connaît pas la frustration (bénéfique à cet âge) et le rapport à l’autre.

Quel est le bon père?

Au contraire, le père, ce personnage si essentiel dans la construction de l’identité de la fille, doit être bien présent, et il doit l’être à trois niveaux: symbolique, imaginaire et réel. Le père symbolique est celui qui est reconnu par la mère et qui est représenté par des mots. Le père imaginaire est le rival œdipien et une image idéalisée. Le père réel est le père vécu dans la tête de l’enfant, ce n’est pas le père objectif, mais un père essentiellement subjectif, perçu comme ayant tous les droits, toutes les jouissances.

L'influence du père sur la fille

Le père est essentiel car la fille considère la parole du père comme le signe qu’elle existe, qu’elle est aimée. Les silences du père sont meurtriers pour elle. Elle veut cette parole paternelle comme signe de reconnaissance de sa propre valeur. Si le père est absent, la fille ressent cet état comme une négation de sa propre personne ou comme une punition.

Le travail à faire des filles sans père

Ces filles peuvent-elles s’en sortir? La réponse heureusement est positive. Premièrement, elles doivent faire le deuil du père idéal pour pouvoir rencontrer l’homme derrière leur père. Ensuite, elles doivent analyser leurs relations amoureuses et détecter ce qui les schémas qui se répètent. Enfin, elles doivent intégrer l’image du père en soi.

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