2012: pourquoi Mme Merkel fait campagne pour le candidat Sarkozy?

Au sommet franco-allemand, la Chancelière a plus soutenu Nicolas Sarkozy pour 2012 qu'aidé la France en cette période de crise de l'euro. Pourquoi ?

Un sommet en demi-teinte? Au premier abord, ce qui ressort du sommet franco-allemand de Paris semble décevant pour la France et l'euro. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy nous promettent de la rigueur et encore de la rigueur pour tenter d'avaler l'énorme couleuvre de la dette. «De la sueur, du sang et des larmes», écrit Les Échos alors que les Français auraient préféré «un coup de baguette magique» pour parvenir, d'ici 2013, à réduire notre déficit à 3% de notre Produit intérieur brut (PIB) comme notre pays s'y est engagé.

Pourtant, le chef de l'État français a des raisons de se réjouir. À défaut de rassurer les marchés, cette rencontre renforce le président-candidat face à son opposition nationale. En effet, à huit mois de l'échéance électorale de la présidentielle française, Angela Merkel vient de lui apporter un soutien politique de poids dans deux domaines, la règle d'or et le «non» aux euro-obligations, histoire de rappeler aux socialistes que les chefs d'État des deux côtés du Rhin font bien partie de la droite européenne.

Elle demande l'inscription de la règle d'or dans la Constitution

  • Le piège de Nicolas Sarkozy aux socialistes.
l'inscription de la «règle d'or» dans la Constitution François Hollande Martine Aubry, Manuel Valls ouve la porte d'un débat

  • Angela Merkel demande la règle d'or dans toute l'Europe.
«graver ce texte dans le marbre de la Constitution» de tous les pays

  • Elle permet de relancer le processus.

Après cette annonce franco-allemande, Nicolas Sarkozy a demandé à François Fillon de prendre les «contacts nécessaires avec les différentes forces politiques pour voir si un consensus est possible en France». Le Parlement sera réuni à l'automne en Congrès pour inscrire le nouveau dispositif dans la Constitution. Sinon, «les Français seront juges» de l'irresponsabilité des socialistes lors de la présidentielle. Une vraie menace à usage franco-français.

Elle refuse la mutualisation de la dette dans la zone euro

  • Les socialistes partisans des euro-obligations.
son soutien au Premier ministre grec, Georges Papandreou,

  • L'opinion allemande ne comprendrait pas.
cette «prime à l'irresponsabilité»

  • Nicolas Sarkozy en opportuniste.
Sud-Ouest

Les autres mesures «ne mangent pas de pain»

  • Une taxe Tobin.
taxe Tobin

  • Une gouvernance européenne plus forte.

  • Un impôt commun sur les sociétés.
un premier exemple concret de convergence le traité de l'Élysée

Pourquoi soutient- elle le président-candidat Sarkozy ?

  • Elle a battu les socialistes de son pays.
sa réélection en septembre 2009

  • Elle veut travailler avec la droite française.
«ériger un mur» la mutualisation de la dette

  • Elle fait partie de la droite européenne.
Parti populaire européen (PPE) Wilfried Martens

  • Elle apprend à connaître Nicolas Sarkozy.
président tournant au sein de l'UE et de patron du G20 l'équilibre est revenu au sein du couple franco-allemand de plus en plus «sage»

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