Après la chaleur d'avril, va-t-on vers un été de canicule ?

Soleil, chaleur et sécheresse étaient au rendez-vous d'avril. Et cet été ? Les agriculteurs sont inquiets et les météorologues prudents.

Il n'y a plus de saison. Samedi 7 mai, c'était l’été et l’on ne s’en étonne pas. Quelques orages à l'Ouest, 25°C à Paris et à Lyon, 26 à Clermont-Ferrand, 21 à Marseille, 24 à Bordeaux, 24 à Bourges, 22 à Nantes, 24 à Reims… Il faut dire que les Français ont pris l’habitude d’avoir chaud puisqu’ils ont connu un mois d’avril exceptionnel pour son ensoleillement, sa chaleur et sa sécheresse. Doivent-ils pour autant s’attendre à un été de canicule ? Les météorologues le pensent même s’ils restent prudents.

De la chaleur en mai, juin, juillet ?

  • Il fera plutôt chaud.
Météo-France

  • Pas de certitude.
Figaro

  • Des pluies en juin.
Météo-Consult

  • Pas de relation entre avril et l’été.
1976

Le 2e mois d’avril le plus chaud depuis 100 ans

  • 4 degrés de plus.

  • Un ensoleillement exceptionnel.
météoconsult

  • Des nuits plus fraîches

Des risques de sécheresse et des restrictions d’eau

  • Les sols secs en surface: Il a fait surtout sec en avril dans le nord de la France. «À l'identique des premiers mois de 1976? s’interroge Le Figaro . «En surface, les sols sont beaucoup plus secs qu'en 1976, où il y avait eu un peu de pluie en février et en avril», répond Gilbert Schneider de Météo-France.
  • Les nappes phréatiques :
Le Post BRGM

  • Des restrictions d’eau
restrictions d’eau

Les agriculteurs sont inquiets pour le fourrage et les cultures

  • Pour les céréales.

  • Pour le fourrage.
20minutes

À cause du réchauffement climatique

Pour les climatologues, le lien est évident même s’il y a sans doute d’autres causes. «Si cet événement ne suffit pas à incriminer le réchauffement climatique, «il va devenir de plus en plus fréquent d'avoir des températures élevées en avril», indique Michel Scheider au Post avant d’ajouter:« Il est certain que la température moyenne augmente en France comme dans la quasi totalité du globe, ces 15-20 dernières années».

La chaîne Météo a ainsi relevé des déficits pluviométriques exceptionnels en avril supérieurs à 70% sur les trois quarts du pays. Voici quelques exemples: 3 millimètres à Nantes (moyenne 58 mm), 3 mm à Montélimar (moyenne 80 mm), 4 mm à Caen (moyenne 49 mm), 5 mm à Rennes (moyenne 48 mm), 5 mm à Marseille (moyenne 58 mm), Bordeaux 8 mm (moyenne 80 mm), Paris 9 mm (moyenne 53 mm).

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