F. Fillon, R. Dati, J.F. Copé: pourquoi la guerre des trois?

Le Premier ministre se verrait bien député de Paris en 2012, maire de Paris en 2014, président en 2017. Mais Rachida Dati et J.-F. Copé sont sur sa route.

Le secrétaire d'État au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, qui est aussi élu au Conseil de Paris, a annoncé mardi 7 juin dans Le Figaro que François Filon se serait finalement décidé à se présenter aux législatives de 2012 dans la capitale. «Je peux vous le confirmer, François Fillon va venir à Paris pour les législatives, dans la 2e circonscription, a-t-il dit. Je ne suis pas son porte-parole mais nous en avons encore parlé mercredi. Il est décidé.» L’intéressé, quant à lui, ne confirme ni ne dément, fidèle à la stratégie prudente qu’il a adoptée voici près d’un an.

Paris, le fief de Rachida Dati

La 2e circonscription, qui s’étend sur les Ve, VIe et VIIe arrondissements, est celle que Rachida Dati, la maire du VIIe, vise elle aussi. Elle est, dit-on, impossible à perdre par la droite car elle a été redécoupée pour cette échéance. En apprenant la possible candidature du Premier ministre, l’ancienne garde des Sceaux a aussitôt réagi sur RTL , où elle a évoqué le «parachutage» de François Fillon: «Je ne vois pas comment il pourrait arriver, et m'évincer», en abandonnant le département de la Sarthe et la mairie de Sablé, où il a longtemps été député-maire.

«Ce serait un petit peu ingrat vis-à-vis de ses électeurs et de son département, mais ce serait aussi un peu violent de pratiquer la politique de cette manière», a-t-elle déclaré, indignée, en ajoutant que c’était une «question de respect», non seulement «pour ses électeurs», mais également pour «le travail, le boulot» qu'elle a déjà accompli à Paris. Et d’insister sur sa propre «légitimité» en tant que maire du VIIe arrondissement.

Objectif, la présidentielle de 2017 ?

  • La députation comme tremplin.
France 2 Je ne repartirai pas de zéro

Quant à imaginer ce qu’il briguait alors, il avait paru jouer aux devinettes : «Il faut savoir se fixer un nouveau challenge, savoir se dépasser», disait-il sans cependant vouloir aller plus loin. Ce que Le Nouvel Observateur avait traduit ainsi: «Il dévoile à demi-mots ses ambitions politiques élevées: briguer la mairie de Paris en 2014 et pourquoi pas le palais de l'Élysée en 2017.»

  • Un ticket avec Chantal Jouanno ?
Chantal Jouanno

Si l'on ajoute l’éventualité d'une candidature de François Fillon aux législatives, cette emprise nouvelle du Premier ministre sur Paris crée de l’effervescence dans la majorité. D’autant que Chantal Jouanno a enfoncé le clou dans l'interview de la semaine du JDD.fr : aux municipales de 2014, «il faudra un candidat avec une stature nationale, sinon on ne réussira pas à convaincre les Parisiens, j'en suis sûre!».

Un rival pour Jean-François Copé

  • François Fillon reste vague.
«seul et meilleur candidat» certains, à l’UMP, y verrait un meilleur candidat pour la droite) des tensions entre les deux hommes

  • Six maires UMP ne sont pas d’accord.
Jean-François Copé ne serait d’ailleurs pas étranger le Sénat risque pour la première fois de son histoire de basculer à gauche

  • Un club Génération France.
une antenne parisienne de «Génération France» Jean-Pierre Raffarin

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