Nicolas Sarkozy: pourquoi la crise profite au président-candidat

La crise boursière qui frappe la zone euro et les États-Unis est bénéfique au candidat Sarkozy. Elle met en valeur son «volontarisme protecteur».
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Nicolas Sarkozy a des rêves de victoires qui s'additionnent et, en ce moment paraissent le rendre plus fort. Rêve de victoire face à la gauche, quand dans huit mois les Français seront appelés à choisir entre lui et le candidat issu de la primaire socialiste. Rêve de victoire aussi face à cette nouvelle crise économique et financière qui, après avoir frappé l'Europe au printemps 2010 puis vendredi 5 août les États-Unis ( la note de sa dette a été dégradée ) , se réveille et s'amplifie. L'ombre d'un krach plane sur le monde, mettant en danger l'existence même de la zone euro et la crédibilité de la France à rembourser sa dette souveraine. Curieusement, face aux risques de catastrophe, Nicolas Sarkozy devient plus fort. Et il rassure son électorat qui, hier, doutait encore de lui. Est-ce suffisant pour gagner en 2012?

Un président qui rassure les petits épargnants

C'est un constat partagé par les observateurs : le président n'est jamais aussi bon qu'en période de crise. Or celle qu'il doit affronter, haute comme une montagne d'euros à la valeur incertaine et fluctuante, est peut-être son unique chance de remporter la présidentielle. Voici pourquoi.

  • En vacances, officiellement, le président se repose.
Depuis la résidence de ses beaux-parents son épouse Carla, enceinte Barak Obama et Angela Merkel, David Cameron, mais aussi José-Luis Zapatero et Silvio Berlusconi

  • François Baroin au charbon.
François Baroin en rognant sur les niches fiscales au rendez-vous de ses engagements financiers

  • L'accord du 21 juillet dernier.
sommet européen du 21 juillet dernier anticiper les menaces et les attaques

  • Il piège le Parti socialiste.
il «piège» les parlementaires socialistes

  • Il rassure les personnes âgées.
stratégie de communication méthode Pilhan communiqué franco-allemand l'Agence France-Presse

Un président qui se révèle dans les crises

  • Il aime les crises.
au plus bas dans les sondages remonte d'ailleurs depuis cet été déchéance de la nationalité en août 2010 L'Express

  • En 2008, face à la crise mondiale.
«perdre leurs économies, leur appartement, toute l'épargne placées dans les banques»

  • En 2010, face à la crise de l'euro.
les plans de soutien, destinés à sauver ces pays

  • Le «volontarisme politique».
critiqué, voire détesté

  • L'hommage de S&P.
«la politique budgétaire bien conçue de la France»

  • Les marchés ne font pas les présidents.
est-ce que ce sont les marchés qui, désormais, font les présidents Le Monde statistiques de juillet

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