Voitures citadines en libre-service: quelles nouveautés?

Lyon sera dotée de 300 Smart en libre accès avant la fin de l'année. On pourra les prendre et les garer où l'on voudra. Un vrai progrès dans l'autopartage.
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Trois cents voitures de marque Smart vont être mise en libre accès dans les rues de Lyon d'ici la fin de l'année, dans le cadre d'un nouveau service d'autopartage, «Car2Go», a indiqué vendredi 22 avril la communauté urbaine de Lyon, confirmant l’information livrée au Progrès la veille par le maire Gérard Collomb. Il existe déjà un autre système d'autopartage, l’«Autolib'», qui propose 72 voitures au public depuis 2008. Mais cette fois, le système, complémentaire, est beaucoup plus pratique: «une souplesse d'utilisation inédite en France» selon le maire de Lyon.

Comment la trouver?

«Le principe est simple, écrit Le Progrès : disposant d’une carte à puce dédiée, l’usager, qui souhaite un véhicule pour un trajet urbain, n’aura qu’à se saisir de son smartphone qui désignera l’emplacement des voitures disponibles dans la ville. Il suffira d’ouvrir la voiture, grâce à sa carte, de la démarrer et de l’utiliser aussi longtemps que souhaité».

Où la rendre?

«Grande nouveauté, explique le quotidien lyonnais: inutile de la ramener à son point de départ! Il suffit de se garer dans un périmètre défini, assez vaste». En fait, il y a vraiment du nouveau, selon Le Parisien : «L'énorme plus, c'est que les futurs utilisateurs n'auront pas à ramener leur voiture à leur point de départ à Lyon où ils pourront la garer dans tout stationnement légal, gratuit ou payant», a déclaré à l'AFP Gilles Vesco, le vice-président du Grand Lyon en charge des déplacements et des modes doux». 20minutes.fr apporte une précision: «Les gens pourront utiliser la voiture en dehors de Lyon, mais devront impérativement la garer à Lyon, sur une place de stationnement payante ou gratuite. La station, c'est la ville elle-même. Et la régulation se fait automatiquement avec les clients.»

Comment ça marche?

«Le conducteur composera (...) son code personnel sur le tableau de bord de la Smart pour démarrer, précise Le Parisien . Il disposera également d'une carte d'essence à l'intérieur du véhicule pour faire le plein, le cas échéant». Il ouvrira la voiture «en scannant une carte électronique, compatible à terme pour utiliser les transports en commun».

Qui est partenaire ?

«Selon Le Progrès , les modalités proposées par le constructeur Daimler, propriétaire de la marque Smart, et le loueur Europcar, vont enfin offrir une vraie souplesse d’utilisation» La Communauté urbaine de Lyon, en principe, n'aura rien à payer.

Une voiture écologique?

«Écologique, la voiture, dite «microhybride», disposera selon Le Parisien d'un toit solaire permettant l'alimentation électrique des équipements intérieurs et du système «Stop and Start» qui coupe le moteur lors de petits arrêts» et permet de faire des économies d'énergie.

D’où vient l’idée ?

«Le système, baptisé «Car2Go», n'est pas neuf, écrit Le Progrès puisqu'il existe déjà aux Etats-Unis (à Austin) et en Allemagne (à Ulm et à Hambourg), mais il est inédit en France». Il sera aussi bientôt installé à Amsterdam.

Combien ça va coûter ?

«Le service «Car2Go» sera tarifé entre 24 et 30 centimes la minute et 15 euros l'heure avec au préalable une inscription en ligne de 29 euros», précise Le Parisien . «Pas d’essence, ni de stationnement à régler. Il vous faudra simplement fermer la voiture. Côté tarifs, à Hambourg par exemple, les prix pratiqués avoisinent les 15 euros de l’heure, prix maximum, et les 29 centimes la minute», confirme Le Progrès .

Combien de rotations et quels trajets?

«Le Grand Lyon s'est inspiré de l'expérience de Ulm, ville de 121 000 habitants en Allemagne, où «Car2Go» est implanté depuis mars 2009, explique 20 minutes . Le système enregistre une moyenne de 1000 locations par jour pour 300 Smart, soit une rotation de trois à quatre locations par jour. Selon les études, le temps de parcours moyen est de 11km pour une durée de 15 à 25 minutes. Et 90% des utilisateurs font un trajet unique, contre 10% qui reviennent à leur point de départ».

Plus de locations prévues que l’Autolib?

«C'est la limite d'«Autolib'» qui freine sa progression à mon sens, souligne Gilles Vesco, selon 20 minutes . En moyenne, un véhicule sort 23 fois par mois. Avec «Vélo'V», nous avons constaté que le trajet unique fonctionne très bien, explique Gilles Vesco. Nous ne voulions pas perdre notre avance dans ce domaine.» Le vice-président assure que les deux dispositifs d'autopartage seront complémentaires.

Qui financera ?

«Dernier avantage, note Le Progrès : «À l’instar du «Velo’V», «Car2Go» ne devrait rien coûter à la collectivité. Des négociations sont toujours en cours avec la ville de Lyon, pour envisager les coûts de stationnement».

Pour quels utilisateurs ?

«Un nouveau mode de déplacement plutôt destiné aux jeunes, affirme Le Progrès : «un accompagnement à la démotorisation individuelle, indique-t-on au Grand Lyon. Car une fois qu’on quitte sa voiture individuelle, le comportement des usagers devient complètement différent. » Une solution de plus, donc, dans la panoplie des modes de déplacements urbains». «C'est une voiture servicielle, précise 20 minutes , dont le but est de permettre aux jeunes de repousser l'achat d'une voiture, aux personnes âgées de continuer à circuler de façon ponctuelle, mais aussi d'éviter la charge d'un deuxième véhicule pour un couple».

Où en est l’autopartage?

«A Lyon, explique Le Parisien , «Car2Go» complètera le système «Autolib’», mis en place depuis 2008. «Début avril, la communauté urbaine de Nice-Côte d'Azur a lancé son service d'autopartage de voitures électriques, «Autobleue», et Paris devrait lancer le sien, également baptisé « Autolib' » en décembre prochain. L'autopartage compte 25 000 adeptes en France, pour un chiffre d'affaires estimé à 12,5 millions d'euros en 2010, selon le cabinet d'études Xerfi».

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