user_images/71930_fr_034.jpg

THIERRY PASTORELLO

Publié dans : Les articles Histoire de Thierry Pastorello

Prostitution et maladies vénériennes au XIXe siècle

Cette étude fut réalisée à partir de la consultation de documents présents aux archives départementales de l’Isère.

Ils font références à la prévention de la syphilis dans les milieux de la prostitution. Ces documents datent tous des années 1840. Il s’agit d’échange de correspondance entre autorités départementales concernant des mesures touchant des prostituées atteintes de mal vénérien. Que signifient ces documents de police sanitaire ? Dans quel contexte faut-il les situer ? Les dates de ces documents ont-elles une signification particulière ?

1/ Le mal vénérien en France jusqu’au XIXe siècle 

A/ Aux origines d’un mal vénérien 

L'historien Claude Quetel indique combien la syphilis à partir du XVe siècle, fut dénommée le mal de Naples. Il appartiendrait au roi Charles VIII, et à ses hommes d’arme d’avoir rapportés plus précisément de Naples, lors de l’expédition de 1494 ce mal, autant terrible que nouveau. Le caractère vénérien de cette nouvelle peste fut mis aussitôt en évidence, comme le remarque Claude Quetel. [1]Cette maladie devait se répandre rapidement, et très rapidement les différents pouvoirs prirent des mesures rigoureuses pour tenter d’enrayer cette terrible maladie : les vérolés étrangers devaient quitter Paris et y revenir une fois guéris sous peine de pendaison (1496-1497). Les parisiens vérolés se retiraient dans leurs maisons ou dans un local à Saint Germain sous peine de pendaison (1497-1498) [2] Il appartient au médecin et humaniste italien Girolamo Fracastoro (1478-1553) d’avoir utilisé ce terme de syphilis en 1530. Un manuel datant du XVIIIe siècle indique que la vérole est une affection que l’abondance, le bon régime, la grande propreté des hommes et des femmes, la police des états pallient jusqu’à un certain point.[2] Il est aussi indiqué que ce virus vérolique se forme dans les parties naturelles de la femme, et se communique à l’homme dans l’acte vénérien. [3] Par ailleurs, il est stipulé que la vérole est une maladie contractée par un commerce impur.[4]Cette affirmation rappelle que la syphilis loin d’être uniquement une maladie, fut aussi entrevue comme une faute. Claude Quetel note, combien dès le XVIe siècle, les pouvoirs publics se sont aperçus que prostituées et militaires sont les agents principaux et complémentaires de la propagation syphilitique.[5]Les rencontres homosexuelles furtives furent aussi vues comme facteur de propagation de la syphilis.[6]A la fin du XVIIIe siècle, les vénériens sont accueillis principalement à l’hôpital de Bicêtre. A la fin du règne de Louis XV, quatre maison de santé reçoivent gratuitement des vénériens. En 1785 est décidée la création de l’hôpital des vénériens à Paris. A Lyon, L’Hôtel-Dieu reçoit des syphilitiques dès le XVIe siècle. Un règlement de L’Hôtel-Dieu de Lyon montre que les vénériens étaient isolés. Enfin dès 1803, il revient à l’hôpital de l’Antiquaille de recevoir les vénériens de Lyon. [7] 

B/ Le mal vénérien au XIXe siècle 

Au XIXe siècle, la syphilis est un mal encore bien mal appréhendé. La définition du Dictionnaire Panckoucke des sciences médicales est de ce point de vue éclairante : « maladie contagieuse qui se gagne de tant de manières, qui se présente sous des formes si variées et si multipliées, qu’elle n’est pas susceptible de définition philosophique. »[8]Le Docteur Philippe Ricord (1800-1889) par ses observations cliniques permet de séparer la maladie vénérienne de la blennorragie.[9]Il faut replacer cette préoccupation dans le cadre d’une réflexion globale concernant l’hygiène publique. Ainsi, afin de prévenir les maladies, les hygiénistes englobent différents domaines : médical mais aussi économie… [10]Ce discours est visible dans les écrits du médecin hygiéniste Alexandre Parent-Duchatelet (1790-1836). Il faut souligner aussi l’apparition dès 1829 des Annales d'hygiène publique et de médecine légale. Vers la fin du XIXe siècle, cette vague hygiéniste va s’accompagner d’une crainte concernant d’éventuels facteurs de dégénérescence ; parmi les facteurs de dégénérescence, il y a les conduites individuelles. [11] Une mauvaise conduite amène forcement des stigmates chez celui qui se rend coupable d’écarts de comportement[12] Donc, l’hygiène devient en quelque sorte, comme le souligne Jean Noël Hallé (1754-1822), la médecine de l’homme sain. Le bien-être physique des populations devient plus que par le passé une priorité. [13]Dès 1802 est créé le conseil de salubrité de Paris. [14]Sous la monarchie de Juillet, les conseils d’hygiène se développent. La syphilis va être particulièrement regardée, car elle est susceptible de frapper la partie la plus productive de la population : les hommes dans la pleine force de l’âge. Vers la fin du XIXe siècle, elle va être mêlée à la crainte de la dégénérescence avec notamment la crainte de l’hérédité syphilitique. [15] 

2/Prostitution et mal vénériens en France au cours du XIXe siècle 

A/Considération générale sur la prostitution au XIXe siècle en France 

Comme le note Alain Corbin, le contrôle sanitaire des prostituées est un élément global de la surveillance des filles inscrites. [16] Au XIXe siècle le modèle réglementariste domine, et la prostitution est perçue comme un mal nécessaire. Cependant, il s’agit d’encadrer l’activité des prostituées. Alexandre Parent-Duchâtelet indique la nécessité de contrôler l’activité des prostituées. Il note que l’inscription des prostituées se réalise de trois manières : soit la prostituée s’inscrit elle-même, soit elle est inscrite par une dame de maison, soit elle se trouve encartée suite à un contrôle de police. [17] Ensuite, la prostituée est interrogée et visitée par un médecin. L’inscription au bureau des mœurs visent autant à la surveillance du monde de la prostitution, que le contrôle sanitaire. C’est pourquoi une forme de prostituée est particulièrement visée par la répression : l’insoumise. La prostituée insoumise est celle qui se livre à la prostitution clandestine. 

B/ Le contrôle sanitaire 

L’ensemble de ces sources sont des documents de police sanitaire. Il s’agit de correspondances décrivant des mesures prises pour combattre le mal vénérien au sein du milieu prostitutionnel, dans divers départements de France : au total sur les années 1840 et 1845, nous identifions 76 réponses. Ces mesures prévoient un contrôle, selon des modalités diverses, des prostituées, selon qu’il s’agit d’une fille en maison, d’une encartée. En 1798 à Paris nait ce système sanitaire : deux médecins furent chargés d’aller visiter les prostituées. [18] Toutes les filles libres sont tenues de se rendre au dispensaire deux fois par mois. Dans les maisons, les visites ont lieu une fois par semaine. [19] Les prostituées reconnues atteintes d’une maladie vénérienne contagieuse subissent une séquestration. L’arrêté du maire de la ville d’Evreux en date de 1843 prévoit l’inscription obligatoire de toute prostituée au commissariat (article 1), l’obligation de visite médicale mensuelle des filles encartées (article 9) et définit les modalités de la visite médicale (articles 10 à 14). Certaines autres autorités sanitaires prévoient des contrôles médicaux plus réguliers : Dans le Lot-et-Garonne (lettre en date du 26 septembre 1845) les prostituées sont visitées toutes les semaines, et il en est de même dans le Lot (18 septembre 1845). [20]Ces contrôles sanitaires aboutissent souvent à l’obligation de soins et séquestration de la prostituée reconnue atteinte de syphilis. 

3/ Les résultats de ces enquêtes 

A/ résultats globaux 

Pour l’année 1840, il y a 13 réponses provenant des autorités départementales. Dans trois cas, il est prévu des mesures de séquestration des filles atteintes : il s’agit du Loir-et-Cher où la séquestration est prise par le maire. Dans le département du Finistère, les femmes atteintes sont admises à l’hospice de Morlaix, où un quartier a été affecté à cette destination. Dans le département de la Manche, les malades sont séquestrés à l’hospice, pour cause d’ordre publique. [21]Ces mesures de séquestration ne sont pas sans faire penser à l’internement psychiatrique. En effet, le 30 juin 1838, une loi sur l’internement psychiatrique dite loi des aliénés prévoyaient deux types de placement : placement libre et placement d’office. [22] Le placement d’office fait intervenir l’autorité préfectorale. Il faut protéger la société, et l’aliéniste devient le gardien de l’ordre. [23]Dans le cas de la séquestration et obligation de soins pour maladie vénérienne, l’autorité préfectorale a un rôle majeur. Il s’agit dans l’un et l’autre cas d’une mesure d’ordre public. Parfois, on indique uniquement une mesure de séquestration, notamment dans le département de la Manche en 1840. [24]Cependant, il faut aussi souligner, pour l’année 1840, que trois départements ne mentionnent aucune mesure d’enfermement. Nous trouvons les départements du Var, de la Côte d’or et des Côtes du nord. Dans ce dernier département, les syphilitiques sont traités à leur domicile et les indigents reçoivent une aide de soin. Dans les deux autres cas : Var et Côte d’or les soins se passent soit à l’hospice ou soit dans une salle spéciale. Ceci peut-il permettre un contrôle sanitaire plus rigoureux des personnes atteintes ? Yannick Marec souligne combien au XIXe siècle des réflexions aux alternatives à l’hospitalisation ont cours. [25] Pour l’année 1845, les sources consultées contiennent 63 réponses des départements. Nous pouvons remarquer 45 mesures de séquestration, et 45 mesures d’obligation de soins. Pour 6 cas, les soins sont prévus, mais visiblement non rendus obligatoire, et 4 réponses ne demandent aucune mesure. Parfois, la réponse comme dans le cas des Basses Alpes, argue que les cas sont peu nombreux. Dans le département de la Mayenne, aucune mesure n’est prévue sans aucune explication. Le même cas de figure est observable dans le département de la Yonne. Pourtant, ce qui domine ces enquêtes pour l’année 1845 est le nombre des mesures de séquestration : 45 réponses d’autorités départementales font références à des mesures de séquestration et d’obligation de soins. La mesure de séquestration est prise soit par le préfet : par exemple dans les départements du Tarn et de la Sarthe, ou soit la mesure d’enfermement est de la responsabilité du maire : dans les départements du Var et de la Seine et Oise ou du Puy-de-Dôme. Dans treize cas, les maires prennent ces mesures sanitaires. Finalement sur les 63 réponses observées, seuls quatre départements ne prennent aucune mesure : Basses Alpes, Mayenne, Yonne, Vendée. 

B/ interprétations 

Ces mesures d’enfermement des prostituées font intervenir plusieurs facteurs : l’hygiène sociale au XIXe siècle, la perception de la prostituée comme individu, et enfin les pouvoirs de police sanitaire. De plus faut-il prendre en compte le contexte historique : la monarchie de Juillet. Le XIXe siècle voit l’émergence d’une préoccupation autour des soucis du corps ; l’hygiène prend en charge cette préoccupation. L’intempérance a une influence délétère sur le système nerveux. Comme le note Gérard Seignan la débauche aboutit à l’accablement du corps, et ceci dans le contexte d’une crainte de la dégénérescence. [26] Alors, la lutte contre la perversion ou l’excès des sens devient une priorité. Au début du XIXe siècle, on est persuadé de l’interaction entre le moral et le physique : une action moralement condamnable a une conséquence sur le physique de celui qui s’y livre. Ceci est particulièrement le cas des médecins légistes, lorsqu’ils sont chargés d’expertiser des hommes accusés d’outrage public à la pudeur. [27]Le système nerveux est susceptible d’ébranlement sous l’effet de violentes passions. Or la traduction des pulsions malsaines est la syphilis. [28]Ces mesures d’hygiène doivent être aussi mises en parallèle avec la perception de la prostituée. Alain Corbin remarque que la prostituée pour les hygiénistes est la fille qui résiste aux valeurs essentielles fondant l’ordre social. Elle se caractérise, entre autre, par ses ardeurs et son excès. Elle est aussi marquée par une instabilité chronique. Elle a conservé l’état de non culture caractérisant le peuple avant son éducation. [29]Elle est aussi pensée comme voisine du monde de l’homosexualité. [30]Ces mesures d’enfermement ne sont-ils pas compréhensibles pour des femmes regardées comme des mineures, étrangères à tout raisonnement ? Comme le souligne Alain Corbin, la fille publique s’inscrit dans la logique des corps féminins abdiqués, que l’on vient tâter au bureau de placement. [31] Elles sont en quelques sortes dépossédées d’elles-mêmes. Les mesures de police sanitaire sont prises, soit par le maire, ou soit par l’autorité préfectorale. En ce qui est des maires, Gérard Jorland indique que la loi du 18 juillet 1837 sur l’administration municipale charge le maire de la salubrité publique. A la fin du XIXe siècle seront institués les bureaux municipaux d’hygiène, les maires pourront exercer leur responsabilité sanitaire. [32] Au niveau préfectoral, c’est en 1802 que fut créé le conseil de salubrité de la préfecture de police de Paris. En 1808, ce même conseil sera chargé de dresser un tableau des maladies causes de décès. Ce tableau recense entre autre, les lésions et notamment la syphilis à cause de son chancre caractéristique. [33] Sous la monarchie de Juillet, la formation de conseils d’hygiène se poursuit. Les villes prennent leur essor et la prostitution se développe. Le traitement réservé aux exclus est dur. La peur sociale exacerbe la répression, à l’encontre de ceux perçus comme une menace pour la société. C’est pourquoi, la date de ces enquêtes est intéressante à soulever. Comme le note l’historien André Gueslin à propos de la pauvreté, au XIXe siècle, la société bourgeoise repose sur un ensemble de valeurs gravitant autour de l’ordre public et de la morale. Le but est de rechercher un consensus autour de ces valeurs. [34] Dans ce cadre, les mesures de séquestration, croissantes entre 1840 et 1845, sont des mesures d’ordre, plutôt que médicales. Ces procédures de séquestration sont à replacer dans le cadre de définition d’un public cible et qui permet de symboliser le fléau vénérien. De ce fait, les populations perçues comme responsables de l’extension de cette maladie, se trouvent d’autant stigmatisées. 

Conclusion 

Ces enquêtes de police sanitaire sont emblématique des amalgames réalisés entre certains fléaux et la prostitution. Elles sont à replacer, au-delà des craintes sanitaires, dans le cadre d’une réflexion globale sur les exclus et la déviance au cours du XIXe siècle. La prostitution, mal nécessaire, est néanmoins entrevue comme susceptible de favoriser les maladies vénériennes, et in fine de favoriser une certaine forme de dégénérescence. Ces enquêtes pourraient être analysées en utilisant le concept foucaldien du biopouvoir, qui comme le souligne Michel Foucault (1926-1984), s’exerce sur la vie. Depuis l’âge classique, le pouvoir s’est enrichi de fonctions nouvelles et notamment de contrôle et de surveillance. Des mécanismes de pouvoir centrées sur le corps apparaissent. De nouvelles attentions liées aux problèmes politico-économiques réclament la mise en place de mesure.[35]Ces mesures de police sanitaire peuvent rentrer dans ce cadre de réflexion, car ils impliquent une stratégie de protection des populations au niveau des corps, et une mise à l’écart de ceux présentant un risque sanitaire. 

[1]Claude Quetel, Le mal de Naples : histoire de la syphilis, Paris, Seghers, 1986, p. 9-11 [2] Claude Quetel, ibid, p. 28 

[3] Manuel antisyphilitique ou essai sur les maladies vénériennes , Londres, Paris, Desventes, 1779, p. 4 

[4] Manuel antisyphilitique, ibid., p. 8 

[5] Manuel antisyphilitique, ibid., p. 10 

[6] Voir Thierry Pastorello, Sodome à Paris : protohistoire de l’homosexualité : fin XVIIIe – milieu XIXe siècle, Paris VII, 2009, p. 258-264, thèse soutenue à Paris VII le 31 mars 2009 

[7] Jacques Chevalier, L’arrivée de la grosse vérole à l’Hôtel-Dieu de Lyon, [en ligne], http://histoire-médecine.univ-lyon1.fr 

[8] Dictionnaire des sciences médicales, Paris, C.L.F. Panckoucke, 1812-1822, 60 tomes, tome 54, p. 127 

[9] Voir Philippe Ricord,Mémoires et observations, Paris, L’auteur, 1834, 79 p.,Gallica.fr, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54080347/f10.image 

[10] Gérard Jorland, Une société à soigner : hygiène et salubrité publique en France au XIXe siècle, Paris, Gallimard, 2010, 361 p. 

[11] Gérard Seignan «L'hygiène sociale au XIXe siècle : une physiologie morale », Revue d’histoire du XIXe siècle1/2010 (n° 40), p. 113-130. 

[12] Thierry Pastorello, « La stigmatisation particulière du pédéraste passif dans les enquêtes de médecine légale dans la première partie du xixe siècle », L’Atelier du Centre de recherches historiques [En ligne], 03.1 | 2009 

[13] Theodore Zeldin, Histoire des passions françaises ;3. Goût et corruption, Paris, Recherches, 1979, p. 259 

[14]Gérard Jorland, ibid., p. 29 

[15] Alain Corbin,« L’hérédosyphilis ou l’impossible rédemption : contribution à l’histoire de l’hérédité morbide », Romantisme, 1981, n°31 , p. 131-150 

[16] Alain Corbin, Les filles de noce : misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle, Paris, Flammarion, 2010, p. 134 

[17] Alexandre Parent-Duchatelet, La prostitution à Paris au XIXe siècle / textes présentés par Alain Corbin, Paris, Ed. du Seuil, 1981, p. 155-159 

[18] Laure Adler, La vie quotidienne dans les maisons closes : 1830-1930, Paris, Hachette, 1990, p. 226 

[19] Alexandre Parent-Duchatelet, op. cit., p. 180-184 

[20] AD de l’Isère 116M12

 [21] AD de l’Isère 116M12 

[22] Voir ce passage dans ma thèse Thierry Pastorello, op. cit., p. 297 

[23] Yannick RIPA, La ronde des folles : femmes, folie et enfermement au XIXe siècle 1838-1870, Paris, 1986, p. 11 

[24] AD de l’Isère 116M12 

[25] Yannick MAREC [dir.], Accueillir ou soigner ? L’hôpital et ses alternatives du Moyen Âge à nos jours, Mont-Saint-Aignan, Publications des Universités de Rouen et du Havre, 2007, 453 p. 

[26] Gérard Seignan « L'hygiène sociale au XIXe siècle : une physiologie morale », Revue d’histoire du XIXe siècle1/2010 (n° 40), p. 113-130. URL : www.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2010-1-page-113.htm. 

[27] Thierry Pastorello, « La stigmatisation particulière du pédéraste passif dans les enquêtes de médecine légale dans la première partie du xixe siècle », L’Atelier du Centre de recherches historiques [En ligne], 03.1 | 2009, mis en ligne le 13 janvier 2010, consulté le 13 juin 2013. URL : http://acrh.revues.org/1850 

[28] Gérard Seignan, ibid., p. 3 

[29] Alain Corbin, Le temps, le désir et l’horreur : essais sur le XIXe siècle, Paris, Flammarion, 2006, p. 109 

[30] Alexandre Parent-Duchatelet, op. cit. 

[31] Alain Corbin, ibid., p. 111 

[32] Gérard Jorland, op. cit., p. 32 

[33] Gérard Jorland, op. cit., p. 21 

[34] André Gueslin, Gens pauvres pauvres gens dans la France du XIXe siècle, Paris, Aubier, 1997, p. 104-105 

[35] Louis-Philippe Blanchette, « Michel Foucault, genèse du biopouvoir et dispositifs de sécurité », Lex Electronica, Vol. 11, n°2, automne 2006, (en ligne, 2013-07-09), http://www.lex-electronica.org/articles/v11-2/blanchette.htm

À propos de l'auteur

user_images/71930_fr_034.jpg

THIERRY PASTORELLO

Je suis né en 1961 à Grenoble. Je suis bibliothécaire à la Bibliothèque nationale de France et historien des homosexualités et des mœurs.
  • 46

    Articles
  • 3

    Séries
  • 1

    Abonnés
  • 1

    Abonnements

Poursuivez la discussion!