Etudier dans l'Union européenne : mode d'emploi

L'UE est une aubaine pour les étudiants. Ils peuvent aller traîner leurs guêtres dans 27 pays sans aucun tracas administratif. Enfin, presque.
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Qui n’a jamais rêvé de jouer les aventuriers en herbe, de quitter le cocon familial afin de partir à la découverte d’autres cultures et contrées ? Quel ado n’a jamais pensé à prendre son baluchon et partir sur les sentiers du voyage ? En cela, l’Union européenne est une aubaine pour tous ces baroudeurs pouvant désormais aller traîner leurs guêtres dans 27 pays sans aucun tracas administratif. Mais là où tout se complique, c’est lorsque que ces jeunes pousses françaises portent la casquette d’étudiants et qu’elles désirent poursuivre leur apprentissage hors des frontières de l’Hexagone. Seuls, sans structure et sans bourse, les jeunes étudiants français sont parfois confrontés à bien des soucis qui leur font perdre un temps précieux. Mais afin de pallier à cela, l’Union Européenne à mis en place un certain nombre de programmes destinés à leur faciliter grandement leurs démarches. Au premier rang de ces dispositifs se classe Erasmus. Intégré au programme Socrates, ce dernier demeure le plus important programme d’échanges étudiants mis au point par la Commission des Communautés Européennes.

De nombreux dispositifs

Depuis sa création en 1987, il a déjà permis à plus d’un million d’étudiants de suivre une année d’étude à l’étranger. L’inscription est possible dès l’obtention d’un diplôme Bac + 2 (sauf BTS et DUT) et jusqu’au doctorat inclus. Mais aujourd’hui les étudiants partent plutôt après leur licence. Il suffit alors d’être inscrit dans tout établissement supérieur officiellement reconnu par l’Union ayant établi un programme interuniversitaire de coopération. Toutes les universités françaises sont membres d’Erasmus mais les UFR ne le sont pas forcément. Il convient alors de bien se renseigner avant. La durée minimale d’un séjour est d’un trimestre, la période maximale d’une année. A savoir également qu’un programme Erasmus est souvent assorti d’une allocation. Des compléments peuvent toutefois être obtenus par les collectivités. D’autres programmes existent et se destinent à des publics plus ciblés. On citera ici Comenius à destination des étudiants en langues et Leonardo qui permet, quant à lui, aux étudiants ou jeunes diplômés du domaine technique et scientifique d’acquérir ou de parfaire une formation. Un stage de 3 à 12 mois leur est ainsi proposé dans une entreprise étrangère. Tout est donc aujourd’hui mis en œuvre pour faciliter la mobilité de cette jeunesse en soif de découverte. D’autant plus que désormais, les équivalences au niveau européen sont grandement facilitées grâce au fameux système LMD (Licence, Master, Doctorat), dont le crédit devient ainsi l’unité de compte commune à tous les établissements supérieurs européens. Tous à vos valises !

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