Internet, le chat et ses dangers

De nombreux jeunes internautes en arrivent aujourd'hui à oublier que l'utilisation des nouvelles technologies de communication ne sont pas sans dangers.
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Pour la plupart des jeunes, l’ordinateur est aujourd’hui un banal instrument de travail et de communication, et surtout de communication et de loisirs, parfois au grand dam des parents désemparés. L'ordinateur, et en particulier Internet, s'affichent aujourd'hui comme les meilleurs amis des plus jeunes. Si bien que beaucoup d’entre-eux en arrivent à oublier que l’utilisation des nouvelles technologies de communication ne sont pas sans dangers, loin de là.

Il convient de rappeler qu’il faut se montrer particulièrement prudent sur le net, en particulier dans les «chat-rooms» destinées aux enfants et aux adolescents. Les interventions sur le chat ainsi que les pseudonymes choisis par les utilisateurs peuvent parfois être grossiers, sexistes ou racistes. La lecture de certaines expressions douteuses suffit parfois à heurter ou à déstabiliser les plus jeunes. En matière de protection des mineurs, les atteintes d’ordre sexuel, y compris l’abus sexuel et la préparation d’un tel acte, sont malheureusement plus courantes que l’on pourrait le penser. Les formes de harcèlement sexuel s’exercent de mille et une manières. Les mineurs s’exposent à de très grands risques lorsqu’ils donnent rendez-vous en dehors des salons virtuels à des partenaires de chat. Il est évident que les numéros de téléphone, noms et adresses ne doivent jamais être dévoilés sur une plateforme de chat.

De plus en plus de jeunes victimes potentielles

Aujourd’hui, plus de la moitié des jeunes de moins de 18 ans se rend régulièrement dans des chat-rooms - salon réservés au chat. Ce qui fait évidemment de plus en plus de victimes potentielles pour les prédateurs sexuels, eux aussi de plus en plus nombreux à écumer la toile.

Les jeunes utilisateurs du chat se lancent souvent dans des conversations virtuelles sans surveillance, ni mise en garde préalable, pouvant donner lieu à de très nombreuses déviances répréhensibles par la loi. Sur ce plan, si parents et éducateurs sont souvent en proie à un certain malaise, c’est notamment parce qu’ils ignorent tout ou presque du chat et qu’ils ne s’y intéressent guère. Par ailleurs, les jeunes ne parlent que rarement à leurs parents de leurs visites dans les chat-rooms et des expériences malencontreuses qu’ils peuvent y faire, de peur de ne plus être autorisés à chatter.

Les petits chats ne doivent donc pas hésiter à sortir leurs griffes face aux cruelles souris qui rôdent à l’autre bout… de la souris, et surtout à informer les adultes de tout comportement douteux rencontré durant une session de chat. Pas de solution miracle en tout cas pour remédier entièrement à ce problème si ce n'est un contrôle renforcé de la part des adultes. A noter également que la plupart des sites de chat permettent un contact direct avec un ou plusieurs modérateurs. Ce dernier étant dans l'obligation de scruter un minima les éventuelles commentaires des jeunes chatteurs et signaler aux autorités compétentes tout comportement délictuel.

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