La dépression hivernale: qu'est-ce que c'est?

Chaque année, c'est la même chose. L'hiver qui se prolonge entame fortement le moral. Conséquence directe du manque de luminosité. Des solutions existent.
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On s'en est tous aperçu ; et ce, depuis quelques mois déjà. Bien terminé le farniente sous le soleil les bras et mollets nus ! Le temps des doudounes et du dégivrage est arrivé et semble bien vouloir s'éterniser. Chaque hiver, c'est pourtant la même chose ; nous y somme tous habitués, et nous n'avons pas le choix. Mais avec la fin des beaux jours, de nombreuses personnes, jeunes et moins jeunes, sont touchées par le symptôme dit de la dépression saisonnière ou hivernale. Simple humeur maussade ou dépression sévère, fatigue ou maladie bien identifiée, le phénomène ne doit pas toujours être pris à la légère puisque des cas (heureusement isolés) de suicides ont été observés durant cette période de l'année. Les symptômes de ce vague à l’âme se reconnaissent aisément ; augmentation de la durée du sommeil, fatigue, humeur dépressive, tristesse, prise de poids, isolement, perte d’intérêt, difficultés à se concentrer, résultats scolaires en baisse, tous ces signes doivent interpeller la famille et les proches de la personne qui en est "victime".

Un niveau de luminosité cent fois moins élevé en hiver

Cette dépression hivernale se produit en général entre octobre et avril, parfois plus selon si l'été précédent fut ensoleillé ou non, cela en raison d’un manque de lumière naturelle. Elle apparaît lorsque l’ensoleillement diminue et les journées raccourcissent. A savoir que le niveau de luminosité diffusée par le soleil est de près de 50 000 lux en été contre 500 lux quotidiens en hiver. Un niveau parfois - et même très souvent - plus qu’insuffisant pour l’équilibre biologique. On ne guérit pas la dépression saisonnière, mais quelques conseils peuvent être suivis afin d’en limiter les effets. Eviter d’abord de se lever plus tard que le jour. Il s’agit donc de se coucher tôt afin d’avoir son compte de sommeil. Préférer les déplacements à pieds et profiter de la moindre occasion pour sortir à la lumière du jour. Renforcer l’éclairage des pièces, se placer le plus possible à proximité d’une fenêtre. Ajouter des lampes et pourquoi pas installer des fenêtres de toit ? Et si toutes ces mesures sont insuffisantes, opter pour la luminothérapie. Cette dernière consiste en une exposition à des lampes d’intensité 5 à 10 fois plus fortes qu’un éclairage traditionnel et exemptes de rayons UV dangereux pour la peau. Sur ce, l’heure est venue d’accueillir le général hiver qui a décidemment bien choisi de jouer les prolongation.

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