Qui sont réellement les adulescents ?

Les adulescents sont de plus en plus nombreux. Entre nostalgie et régression, leur comportement prête parfois à sourire.

On les appelle adulescents ou kidults, c'est au choix. Ils se passionnent pour les programmes « eighties », en pincent pour un Goldorak articulé en plastique et se trémoussent sur un Bernard Minet déchaîné et un Noam à la voix suave. Ils peuvent nous faire rire avec leur comportement nostalgique. Il n’empêche qu’ils sont de plus en plus nombreux et sont devenus des cibles privilégiées pour les publicitaires. Alors qui sont-ils réellement ?

Le mot adulescent est le fruit de la contraction des mots « adulte » et « adolescent ». Il est explicite car il désigne des personnes qui ont la trentaine ou même bien plus, mais vivent encore dans le monde de leur enfance regrettée. De plus en plus de jeunes adultes mélangent attitudes, valeurs et comportements des deux âges. Ils idolâtrent Casimir et Capitaine Flam, mangent des bonbons à gogo, sirotent de la grenadine, adorent les jeux vidéo et se déplacent même parfois en trottinette ! Objectif : rompre avec une conjoncture qu'ils rejettent. Et s'ils ne passent pas inaperçus aux yeux du grand public, ils intéressent également les grands esprits du marketing.

Une mine d'or pour les publicitaires

Comme il l’a été souligné précédemment, les publicitaires l’ont très bien compris puisque les produits adaptés à cette demande déferlent sur le marché : accessoires dérivés et chansons des plus célèbres dessins animés des années 80, véhicules tout en rondeurs aux teintes acidulées, modes kitsch et branchées, tout cela est partout. A Grand, très grand renfort de marketing médiatique... D’autant plus que certains people n’hésitent pas à en rajouter une couche.

Cette nouvelle catégorie de population témoigne d’une énorme nostalgie de l’enfance qu’elle tente – conjoncture sociale morose oblige – de retrouver au travers de régressions plus ou moins puériles. Cela prête certes à sourire mais le plus grave, c’est que certains de ces personnes ont des difficultés à faire preuve de quelque autorité ou à assumer des responsabilités importantes. Il est vrai que nous sommes tous à divers degrés des adulescents. Chacun d’entre nous manifeste de temps en temps certains penchants régressifs. Toutefois, le culte de l’enfance doit rester raisonnable. Hors de question de chouchouter son doudou préféré à longueur de temps au risque de se marginaliser à long terme et de rater sa vie – d’adulte – tout simplement. Au fait, le trouvez-vous à croquer Casimir ?

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