Les coiffures dans la Rome antique

D'abord très simples, les coiffures, surtout féminines, vont devenir extravagantes sous les Flaviens
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Au début, tous les Romains portent la barbe et les cheveux longs, puis ils prennent l’habitude de raser la barbe et parfois les cheveux ; à partir de la fin de la République, on se contente de porter les cheveux très courts. Certains cheveux rebelles peuvent être frisés au fer, formant de nombreuses petites boucles, au grand dam des moralistes.

La coiffure de la mariée romaine

Les femmes ont d’abord des coiffures simples, qu’on connaît mal. Les jeunes filles se contentent probablement d’un chignon retenu par des épingles ou rubans. La coiffure des mariées (seules les familles patriciennes ont le droit de contracter une union reconnue par la loi) garde probablement des traces de ces premières coiffures. Au matin du mariage, la fiancée est coiffée selon un rite particulier : avec la pointe d’une épée, ses cheveux sont partagés en six tresses, qui sont ramenées autour de la tête et maintenues par des bandelettes de laine. Le tout est consolidé par des épingles ou peignes et surmonté d’une couronne de fleurs. Enfin, un voile jaune est posé sur la tête de la jeune fille, le flammeum. Très ample et long, il ressemble à la palla, mais est fabriqué dans une étoffe légère et transparente. Il est considéré comme de bon augure, tout comme la tunica recta, portée par les futures mariées la veille et la nuit d’avant-mariage (et aussi par les jeunes gens lors de leur prise de la toge virile). Tunique tissée en hauteur par un tisserand debout, la tunica recta est retenue par une ceinture de laine à double nœud, que seul le marié pourra défaire. La jeune mariée reçoit un anneau de métal qu’elle porte au troisième doigt d’où, dit-on, un nerf conduit directement au cœur.

De véritables échafaudages capillaires

Sous l’Empire, les coiffures féminines romaines deviennent tout à fait extravagantes. Suivant l’exemple des hommes, les femmes commencent à se faire boucler les cheveux. Sous les Flaviens (69-96), la chevelure forme un très haut diadème, constitué de superposition de bouclettes. Cette coiffure étant trop compliquée, elle est remplacée par des échafaudages de tresses. Finalement, au milieu du IIe siècle, les femmes renoncent aux coiffures en hauteur et se contentent de bandeaux ondulés qui se rejoignent en un ample chignon tressé ; le chignon peut être ramené en cimier sur le sommet de la tête. Des accessoires complètent la coiffure : diadèmes, peignes, épingles, résilles. On utilise également des perruques. Les hommes vont souvent tête nue, mais des chapeaux existent, notamment pour les travailleurs en plein air.

En savoir plus

http://www.hugon-numismatique.fr/coiffures_de_femmes_dans_la_numismatique_romaine_197.htm

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