Noëlla Pontois, étoile absolue

Perfection technique, sensibilité artistique, beauté et musicalité, Noëlla Pontois a été pour toute une génération l'image absolue de la ballerine classique
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Suscitant l’enthousiasme et l’émotion à chacune de ses apparitions, inspirant la vocation de nombreuses apprenties ballerines, Noëlla Pontois a été une des grandes stars de la danse classique, à une époque où celle-ci avait encore droit de cité à la télévision française.

L’entrée à l’école de l’Opéra, sur les conseils du médecin familial

Née en 1943 à Vendôme, dans un milieu modeste, Noëlla Pontois n’aurait peut-être pas connu son extraordinaire destin artistique si une constitution fragile n’avait incité le médecin familial à conseiller son inscription dans une école de danse. Noëlla fait ainsi son entrée à l’école de l’Opéra de Paris, à l’âge de neuf ans et demi.

Son petit gabarit manque de lui coûter l’entrée dans le corps de ballet mais lui permet aussi de devenir la partenaire d’un danseur renommé

La jeune danseuse est d’une nature discrète, mais sa grâce, sa danse à la fois précise et fluide et ses qualités techniques exceptionnelles, dont d’interminables équilibres, la distinguent de toute évidence et lui permettront de rapidement voir reconnaître son talent. Son petit gabarit manque de lui coûter son entrée dans le corps de ballet de l’Opéra, qu’elle rejoint malgré tout en 1960, mais lui vaut aussi d’être choisie, alors qu’elle est première danseuse, pour être la partenaire du danseur anglais John Gilpin, à la recherche d’une partenaire avec laquelle il puisse former un couple harmonieux.

La reconnaissance mondiale

L’année suivante Noëlla Pontois est nommée Etoile et gravit rapidement les marches du succès, devenant l'une des plus grandes stars internationales du ballet classique. Elle a pour partenaires les plus fameux danseurs de cette époque flamboyante, tels Rudolf Noureev ou Mikhaïl Barychnikov. Ballerine romantique idéale, elle étend également son répertoire à des créations plus contemporaines, et interprète avec sensibilité les chorégraphies de Serge Lifar, Georges Balanchine, Jerôme Robbins, Roland Petit ou Maurice Béjart. Malgré sa renommée, elle reste modeste et travailleuse, très perfectionniste. Généreuse, elle devient après son exceptionnelle carrière sur scène un professeur attentif et respecté.

Miteki Kudo, sur les traces de ses illustres parents

Miteki, née en 1970 du mariage de Noëlla avec le danseur japonais béjartien Daini Kudô, a suivi les traces de ses parents en devenant elle-même danseuse à l’Opéra, où elle brille plus particulièrement dans les créations contemporaines.

Pour en savoir plus

Noëlla Pontois , par Gilberte Gournand, Editions Fayard/Opéra de Paris, 1979.

Noëlla Pontois : l'étoile du Palais Garnier , Benjamin Rossé, Pascal Maurice éditeur 1993, nouvelle édition Art Line 2000.

Noëlla Pontois, Portrait d'une femme, documentaire de Chantal Malenfant et Gilles Sandoz, 1996

http://www.facebook.com/pages/No%C3%ABlla-Pontois/45099454546

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