Saint-Pons, un parc de légende au coeur de la Provence

Oasis de fraîcheur en plein cœur de la chaude et aride Provence aubagnaise, le domaine forestier de Saint-Pons à Gémenos est un véritable plaisir des sens.

Sous l'ardent soleil provençal, les sentiers de Saint-Pons et de son abbaye cistercienne offrent asile dans un incroyable domaine: 1100 hectares de végétation luxuriante dans laquelle la belle Fauge serpente, glisse et s’écoule, limpide, dans son lit ou chute en de fascinantes cascades. Un lieu rêvé pour des balades estivales.

Un environnement féérique

A l’entrée du domaine, planté comme le gardien d’un temple, au centre de la rivière, un platane à sept troncs se dresse de tout son long parmi un enchevêtrement de racines. Il ouvre la porte du domaine protégé, laissant place à des paysages digne des œuvres de Tolkien.

Majestueux cèdres, érables, frênes, chênes vert, marronniers bordent la Fauge sur tout son long, jetant ça et là leur ombrage, filtrant la lumière, laissant s’échapper de délicats rayons d’or à travers leurs grands manteaux verts. Comme dans une immense caverne, de fins filets d’eau glissent et s’entremêlent entre les vieilles pierres patinées par le temps. Un doux duvet de mousse enveloppe les roches humides. Une prestigieuse cascade s’écoule devant le vieux moulin de Cuges.

Laissez-vous emporter par la magie des lieux en suivant le cours de l’eau, les sentiers sous le petit pont de pierre puis grimpez sur le chemin de l’abbaye.

Un site historique

En 1205, dame Garcende établit en ces lieux une communauté religieuse de femmes dont elle sera la première abbesse. La communauté, élevée au rang d’abbaye, fut ensuite intégrée à l’ordre de Cîteaux en 1223. A cause d’un projet trop ambitieux, l’abbaye cistercienne de Saint-Pons, vieille aujourd’hui de plus de 800 ans, ne fut jamais achevée. Elle est la quatrième des « sœurs provençales » avec les abbayes de Sénanque, du Thoronet et de Silvacane.

Une abbaye de légendes

Tout en haut du parc, la vieille bâtisse raconte ses légendes aux promeneurs venus s’échouer là pour retrouver le soleil. Des abeilles bourdonneraient en ces murs depuis l’époque cistercienne. L’histoire raconte que quiconque réussi à se servir de leur miel sans user d’aucun artifice voit son vœux exaucé.

Derrière l’édifice se trouve la source de Fauge qui ne tarit jamais. C’est dans son lit qu’une algue rouge microscopique appelée « Hildenbrandia Rivularis » prospère. Ordinairement développée en montagne dans les torrents alpins, sa présence ici reste un mystère. On raconte qu’une nuit d’orage, une horde de chevaliers aurait demandé asile au cloître des abbesses qui, imprudentes, leur ouvrirent la porte. S’ensuivit une nuit d’effroi dont seule Blanche de Simiane aurait réchappé. Cherchant à fuir les avances d’un soupirant, elle se serait jetée dans la Fauge. L’algue serait la marque du sang de la pure nonne que le temps n’a pas su effacer.

Un domaine protégé

Le parc, étroitement protégé, demande à ses visiteurs de ne pas pique-niquer. De même, les chiens ne sont pas admis, et la pêche est interdite. Un grand espace parking est prévu à l’extérieur du domaine. Sur place, des cavaliers veillent au respect de cette nature exceptionnelle.

Sur le même sujet