Voile route du Rhum 2010 : les arrivées se succèdent rapidement

On entame la deuxième semaine de course, et les podiums se complètent. Après les Ultimes et Imoca, c'est au tour des Multi 50 d'arriver à Pointe à Pitre.

Cela aura été long, mais cette fois à Pointe à Pitre, les bateaux arrivent sur un bon rythme. Après, Cammas, Joyon, Coville et Guichard en Ultimes, les « Imoca » étaient à la fête ce dimanche avec les arrivées successives de Jourdain et Le Cléac’h et dans la foulée dans la nuit Guillemot et Dick se battaient pour la 3e marche du podium pendant le tour de l'île papillon et Riou n’était pas trop loin derrière eux, fermait la marche pour l’instant dans cette catégorie.

Dans les maxi-multicoques Philippe Monet pointait le bout de son étrave à 113 milles. Juste devant lui en Multi 50 le trio de tête se rapprochait également et sont attendus ce lundi. Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne) était toujours en tête alors que Lalou Roucayrol (Région Aquitaine-Port Médoc) qui avait grappillé une cinquantaine de milles sur le leader, lors des dernières 24 heures. est rentrée dans la pétole…. Dur pour les nerfs !

Multi 50 : un peu de vent SVP

« Comment décrire ce truc de malade, la pétole, le petit temps, la molle, le manque de vent, le fait de manquer d’air ? C’est peut-être un peu ça la sensation d’étouffer et de n’y rien pouvoir. Quand il y a du vent il y a une possible action de la part du skipper sur le cours de sa destinée. Il réduit, il change de voile, il agit et le retour est concret. Dans la pétole, vous vous débattez, vous passez les voiles d’un côté d’un autre, vous vous agitez, vous vous énervez pour rien pour ne pas avancer ou si peu. C’est un peu si vous aviez une voiture de sport flambant neuve mais plus une goutte de carburant sauf que dans ce cas, vous pouvez descendre et pousser… Sur l’eau ce sera beaucoup moins efficace de pousser !

Bref les voiles tapent le bateau cogne et roule au gré de la houle, oui car en général il reste toujours un vieux fond de houle qui vous empêche de redémarrer malgré le petit souffle ressenti, et vous déséquilibre à chaque pas. Alors peu à peu ça monte en tous les cas pour moi ça vous étreints vous décidez d’aller dormir mais avec le raffut et le mauvais sang que vous vous faites pour les voiles, c’est impossible. La pétole, c’est un truc de dingue, ça fait trois jours qu’on la subit et la vivement le vent ! »

Un peu plus loin Philippe Laperche (La mer révèle nos sens) tente de se rapprocher.

Bonnes nouvelles Crêpes Whaou rejoint par son équipe technique

Le catamaran affrété par Crêpes Whaou ! et Actual a rejoint Franck-Yves Escoffier hier à 16 h 30. Gurloës Merrien l’assistant du trimaran, a débarqué sur un semi-rigide avec du matériel de réparation ainsi que 40 litres de gasoil, puis a embarqué à bord du trimaran.

Avant l’arrivée du catamaran, le skippr avait soigneusement ausculté la réparation qu’il avait effectuée il y a trois jours, afin de s’assurer qu’il n’avait pas besoin d’aide supplémentaire pour éventuellement entreprendre une consolidation. 30 minutes après avoir déposé Gurloës à bord, le catamaran a donc repris sa route en direction du trimaran Actual. Franck-Yves pense ne pas devoir modifier la réparation de son étrave dans les prochaines heures mais reste vigilant. A bord, il dispose désormais de tout le nécessaire pour intervenir si les dommages s’aggravaient. Crêpes Whaou ! navigue à 90° du vent, avec grand-voile haute et trinquette. Il préfère ne pas porter son Solent considérant que son point d’ancrage, à l’avant, est fragilisé. Il fait route directe sur la Guadeloupe à une vitesse de 8 nœuds. Si les conditions se maintiennent il pourrait arriver toucher l’île papillon lundi dans la soirée.

Class 40 : ça se décante

Si Thomas Ruyant (Destination Dunkerque) reste solide leader à 666.7 milles de l'arrivée derrière c'est la valse. Cette fois Nicolas Troussel (Crédit mutuel de Bretagne) a pri la second place et revient rapidement sur le leader. Dimanche soir il n'était plus qu'à 47.9 milles de Thomas Ruyant. Un peu plus loin, mais pas encore prêt à rentrer dans la bagarre Jorg Riechers (/Mare.de) était à 111 milles du leader, mais restait bien dans le sillage de Nicolas Troussel. Yvan Noblet (Appart City) depuis son problème de mat suit de son côté une route nord tout comme Vecteur plus de Samuel Manuard.

Catégorie Rhum : Rien ne bouge

Andréa Mura poursuit sa route en creusant un peu plus l'écart sur son poursuivant Luc Coquelin (Pour le rire médecin), ce denier reste dans le sillage du leader et il décrit avec un pu d'humour l'éta intérieur de son bateau. "Allez encore un petit coup de près... Finalement, c’est cool, il n’y a pas beaucoup de manœuvres, le bateau est réglé et moi je peux vous envoyer un petit mot. C’est moins confort que le vent dans le dos mais on s'adapte à vivre penché et secoué. A bord c’est très humide, il fait chaud et c’est impossible d’ouvrir un capot. Le pont est couvert d’embruns voir de paquets de mer...

Ma couchette ressemble à une chambre d'ado. Petit bazar le coin cuisine. Côté course, je n’arrive pas à partir dans une option différente de celui qui est devant et finalement je reste dans sa roue... Patience. J’y crois et bien sûr que j’attaque...Même si j’ai des nouvelles de la course, je ne sais pas grand chose sur les autres concurrents et l ambiance aux arrivées...Je suis sûr que la fête doit être belle en Guadeloupe... Vite ,vite, j’ai hâte d'y être... En attendant je vais vérifier que le bateau marche au mieux."

En attendant mieux, il ne reste plus qu'à prendre son mal en patience.

Christine Monlouis de retour en Guadeloupe

Avant de retrouver son ile natale Christine Monlouis (Un monde bleu tout en vert) a écrit son rapport de mer où elle détaille les circonstances de l’abordage avec le Chalutier et se qui c’est passé pendant les heures qui ont suivi cet accident. Celui-ci est à découvrir en cliquant sur le lien suivant : http://www.routedurhum2010.com/le-recit-daccident-avec-le-chalutier .

Classements dimanche 14 novembre à 19 h 40

Classe Ultime (multicoques géants)

1. Franck Cammas (FRA/Groupama 3) 9 jours 3 heures 14 min 47 sec

2. Francis Joyon (FRA/IDEC) 9 jours 13 heures 50 min 48 sec

3. Thomas Coville (FRA/Sodebo) 10 jours 3 heures 13 min 11 sec

4. Yann Guichard (FRA/Gitana XI) 11 jours 11 heures 56 min 38 sec

5. Philippe Monnet (FRA/La boîte à pizza) à 113.6 milles de l'arrivée

Classe IMOCA (monocoques de 60 pieds/18,28 m)

1. Roland Jourdain (FRA/Veolia Environnement) 13 jours 17 heures 10 min 56 sec

2. Armel Le Cleac'h (FRA/Brit Air) 14 jours 1 heure 6 min 7 sec

3.; Marc Guillemot (FRA/Safran) à 27;6 milles de l'arrivée

4. Jean-Pierre Dick (FRA/Virbac Paprec) à 33.5 milles de l'arrivée

5. Vincent Riou (FRA/PRB) à 70.8 milles de l'arrivée

Classe Multi 50 (trimarans de 50 pieds/15,24 m)

1. Lionel Lemonchois (FRA/Prince de Bretagne) à 128.2 milles de l'arrivée

2. Lalou Roucayrol (FRA/Région Aquitaine-Port Médoc) à 59 milles du premier

3. Philippe Laperche (FRA/La mer révèle nos sens) à 87.2

Classe 40 (monocoques de 40 pieds/12,18 m)

1. Thomas Ruyant (FRA/Destination Dunkerque) à 666.7 milles de l'arrivée

2. Nicolas Troussel (FRA/Crédit mutuel de Bretagne) à 47.9 milles du premier

3. Jorg Riechers (ALL/Mare.de) à 111.

Catégorie Rhum (bateaux de tailles et types différents)

1. Andrea Mura (ITA/Vento di Sardegna) à 915.6 milles de l'arrivée

2. Luc Coquelin (FRA/Pour le rire médecin) à 153.2 milles du premier

3. Julien Mabit (FRA/monopticien.com) à 295.6

Site officiel : http://www.routedurhum-labanquepostale.com

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