5 caractéristiques du marché immobilier pour 2012

L'évolution de l'immobilier sera difficile à cerner en 2012, plusieurs facteurs seront importants pour suivre la tendance des prix des logements.
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Le marché immobilier 2012 est marqué par certaines tensions, découvrons les grands points à retenir.

Baisse des prix

La crise européenne a touché l’ensemble des secteurs de l’économie française et le marché immobilier n’a pas non plus été épargné. La hausse des prix des logements a commencé dès le début de l’année 2012, et a eu pour principale cause un ralentissement important des niveaux de ventes de biens immobiliers. Malgré le fait que l’on donne la tenue prochaine des élections présidentielles françaises de 2012 comme facteur déterminant de la baisse des ventes et de l’attentisme des acheteurs potentiels, on ne peut pas écarter l’hypothèse logique d’un contexte baissier. Aussi, l’analyse qui a été faite des courbes de friggit pour cette année montre que cette baisse constatée dès Janvier 2012 suit tout simplement l’évolution pour le moins « naturelle » du marché de l’immobilier français.

Hausse des taux d’emprunt

La France craignait que la perte du triple A ne fasse monter en flèche les taux de crédit qui avait déjà commencé à s’élever depuis 2011. Et bien, le triple « A » a été perdu et la France apparaît maintenant comme un pays moins solvable, avec une situation économique et financière dégradée. Cette situation est en grande partie à l’origine de la hausse des taux d’intérêt pour les emprunts immobiliers. Ainsi, les établissements financiers ont maintenant tout intérêt à surveiller de plus près les financements de projets immobiliers qu’ils décident d’accorder aux ménages français. Ceux-ci n’ayant alors d’autres choix que de reporter à plus tard, et en grand nombre, leur tentative d’acquisition de biens immobiliers.

Réduction du soutien de l’Etat

De même, pour tenter de sauver le triple A (qui finalement a été perdu), le gouvernement français à mis en application, dès le début de l’année, certains plans de rigueurs. C’est ainsi que les aides accordées à l’investissement immobilier ont été réduites de manière à pouvoir combler les déficits publics trop élevés. Mais rien n’y a fait. La relance à échouée et la France a perdu sa bonne note. C’est avec la réforme du prêt à taux zéro plus (ptz +) que l’Etat a commencé à s’attaquer au secteur de l’immobilier français, parmi tant d’autres, afin de réduire les dépenses budgétaires. L’obtention du prêt à taux zéro a donc été limité au seul sous-marché des biens immobiliers neufs, l’immobilier ancien étant mis à part. Et puis, il a été question de fixer un plafond de revenus à partir duquel le ptz plus ne pouvait plus être accordé.

Hausse de la fiscalité

A côté de la réduction des aides à l’achat immobilier par les ménages, le gouvernement à été contraint d’augmenter également la fiscalité, toujours dans le but de maintenir le niveau de stabilité financier de l’Etat français. Inutile de rappeler que cette tentative a également été vaine pour garder la note du triple A. Ainsi, un nouveau calcul a permis l’augmentation de l’imposition sur les plus-values immobilières qui eut pour effet indésirable de réduire la production immobilière de gros investisseurs de l’immobilier, avec également d’autres mesures fiscales (augmentation d’impôts locaux sur le foncier et l’habitation, hausse des taxes sur le revenu foncier) toutes autant réductrices des avantages de l’exploitation immobilière en France.

Accentuation des effets de la crise

Pour finir, la France n’a pas vraiment réussi à atteindre les objectifs de ses plans de restriction, qui ont pourtant eu comme effets pervers de mettre en difficulté le marché immobilier. Ces mesures restrictives qui étaient censées relancer l’économie ou du moins permettre de maintenir le niveau financier à un stade acceptable ont l’air d’avoir juste pu créer de nouvelles brèches dans la grande faille française. Ainsi, le marché immobilier subit une baisse des prix et une hausse des taux de prêt rendant les biens immobiliers encore inaccessibles pour beaucoup de ménages de France. Les revenus étant eux-mêmes affectés par la crise, ils ne peuvent finalement être d’aucun soutien pour faire correspondre l’offre et la demande sur le marché de l’immobilier.

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