XAVIER PESTEL

Publié dans : Les articles Économie & Finances de Xavier Pestel

Et que deviennent les prix de l'immobilier en France ?

L'année 2012 marque un changement dans l'évolution du prix des logements et pourraient constituer le début d'une baisse durable.

L'année 2012 est synonyme de fébrilité pour le marché de l'immobilier en France. Elle a pu s'afficher sous deux aspects : les transactions réalisées et la politique dans le domaine du logement.

La politique du logement

C'est la résultante de la campagne présidentielle 2012. L'élection de François Hollande à la tête de la France avait annoncé des changements dans le secteur du logement.

Si ses prédécesseurs avaient axé leur politique principalement sur l'économie liée à l'immobilier, François Hollande veut tourner la page et apporter plus de social dans ses mesures.

La Ministre Cécile Duflot s'emploie à mettre en place des mesures en faveur des plus démunis et tente de donner un coup de "social" sur les aides à l'investissement.

Ainsi il y a la volonté d'encadrer les loyers pour empêcher qu'ils ne flambent dans des zones dites tendues. Mais il y a aussi des discussions autour de mesures relatives aux logements vacants on a même été jusqu'à entendre parler de réquisition. Mais c'est le dispositif Duflot qui va certainement marquer le plus les esprits. En reprenant le dispositif Scellier, Cécile Duflot lui a à la fois donné un coup de social (baisse des loyers, minimums de logements sociaux par immeuble...) et augmenter les primes. La grande question est : est-ce que le relèvement des aides suffira à attirer les investisseurs qui verront baisser leur rendement locatif ? pas sûr.

Et le marché ?

De ce côté, la tendance est mitigée.

Les financements n'ont jamais été aussi favorables pour les acheteurs. Les taux des crédits sont en forte baisse, on a même atteint la barre symbolique de 2,75% pour un prêt fixe sur 20 ans.

Les volumes de ventes sont en très forte baisse avec un recul de l'ordre de 30% par rapport à 2011. Néanmoins 2011 était une année forte dans ce domaine. C'est surtout la mésentente entre vendeurs et acquéreurs qui est à l'origine de cette baisse. C'est aussi, bien sûr, lié au contexte économique et au niveau de chômage.

Heureusement dans cette fin d'année difficile, les prix sont pratiquement stables pour les grandes villes et en recul modéré pour les zones rurales.

On peut donc conclure a un marché solide qui ne risque pas l'effondrement, d'autant que la demande est présente et que les français rêvent toujours de devenir propriétaire.

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XAVIER PESTEL

Blogueur, je tiens le blog Priximmo spécialisé dans l'immobilier,
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