Immobilier en France : tendance de l'année 2012

Les particuliers ont bien du mal à connaître l'évolution du marché en 2012.
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Le niveau des ventes qui a été constaté en 2011 était 5 fois plus élevé, à ces mêmes périodes-ci de l’année 2012. On peut alors légitimement s’attendre à un recul dans les transactions immobilières menées à terme par les français, voire à une récession de l’activité du marché immobilier. Pourtant, certains continuent d’affirmer que la lenteur dans les ventes, l’absence d’un niveau jugé normal dans les demande effectives en biens immobiliers, peut être mis sur le compte de l’attentisme des français. Mais concrètement, à quoi s’attendre pour cette année 2012 qui commence plutôt timidement pour l’immobilier français ?

La situation actuelle du marché de l’immobilier français

2011 a été une année de bonne santé dans les affaires de l’immobilier. La demande y a été plutôt satisfaisante, bien plus que ce à quoi on pouvait s’attendre après le bond très remarquable des transactions de 2010. Ainsi, 2010 était une excellente année pour l’immobilier français, 2011 s’est montré correct, et à présent la logique des cycles immobiliers voudrait que cette année 2012 soit moins bonne. Certains vont même jusqu’à parler d’une année immobilière qui deviendra de plus en plus catastrophique. Mais, cela est-il vrai ?

Forcément, quand l’on regarde les ventes au niveau du marché étant pour le moment insuffisantes, avec une baisse des prix qui ne cesse de progresser, touchant même les loyers des maisons , on constate que l’avenir s’annonce sombre pour les propriétaires ainsi que le gens du métier.

En effet, les ventes étaient à peu près 5 fois plus élevées en 2011, à la même période (de Janvier à Mars) qu’en cette année 2012. Il semble donc légitime de s’inquiéter voire même de supposer que la situation puisse aller en empirant. La principale question qui découle de tout ceci, pour les vendeurs, sera alors : faut-il vendre maintenant, de peur de perdre de la valeur ? Pour les acheteurs, on se demandera plutôt s’il faut encore attendre que les prix chutent un peu plus.

Voilà donc le type de situation auquel est actuellement confronté le marché de l’immobilier, et qui à pour effet de créer un décalage considérable entre offre et demande de biens immobiliers. Aussi, le mieux serait encore d’attendre que ce décalage, ayant pour une des causes premières la tenue prochaine des élections présidentielles, puisse s’atténuer et permettre d’avoir une vision plus claire du marché.

Il faudra attendre la fin de la période électorale

Puisque toute l’évolution du marché est jusqu’ici expliquée en partie par l’attentisme des ménages français du fait de l’arrivée de potentielles réformes (modification des plans d'occupation des sols et des COS...), il faudra attendre donc que cette période passe pour savoir à quoi s’en tenir réellement avec le marché immobilier de 2012.

Bien évidemment, « attendre » la fin de l’attentisme est une suggestion dirigée vers ceux qui spéculent sur l’évolution du marché, les analystes cherchant à prédire l’avenir. Il n’est donc nullement question d’encourager les ménages à remettre à plus tard leurs projets immobiliers, mais plutôt à s’assurer du fait que les élections, étaient oui ou non la principale cause de l’attentisme des acheteurs.

A la fin de cette phase électorale donc, des contours plus clairs devraient se dessiner pour donner une image exacte de ce que seront réellement les tendances dans le marché immobilier de France pour l’année 2012.

Faire le meilleur choix

Il est utile de noter que plusieurs facteurs entrent en jeux quand il s’agit de définir l’évolution future d’un marché de l’immobilier. Parmi ces facteurs on peut citer les tendances des années précédentes car, il y a une logique statistique incontournable dans les analyses de marché, et surtout celui de l’immobilier.

La conjoncture est aussi est un des facteurs indicateurs du niveau de ventes effectives car, lorsque les revenus sont faibles et que le financement devient plus limitatif, les projets menés à terme deviennent de plus en plus rares. On voit donc que la tenue d’élections n’est qu’un facteur parmi tant d’autres, mais pouvant quand même s’avérer déterminant. L’est-il vraiment ou n’est-ce qu’une illusion ? Beaucoup prévoient en tout cas un rebond après les élections.

Quoiqu’il en soit, la plupart des analyses prétendent qu’un cycle baissier est imminent et que l’immobilier ne pourra pas y échapper en 2012. Il appartient donc à chacun, vendeurs comme acquéreurs de biens immobiliers, d’arriver à prendre, de manière personnelle, individuelle la bonne décision et au bon moment !

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