Le crédit consommation : comment va-t-il ?

En cette période d'incertitude économique, le crédit à la consommation est chahuté.
52

A présent, en parlant du crédit à la consommation, il faudra naturellement parler de la loi Lagarde, c’est-à-dire celle édictée par l’ancien ministre des finances et actuelle présidente du fonds monétaire international, Christine Lagarde. Cette règle toujours existante a pour principal objectif de mettre un terme à l’usage abusif des crédits, surtout ceux renouvelables, parmi les consommateurs français. Il était donc question d’une limitation des cas de plus en plus nombreux de surendettement actifs.

Qu’en est-il aujourd’hui, en 2012 ?

Certains voient en 2012 l’année d’un crédit conso plus équilibré, et ainsi plus à même de remplir les objectifs qui lui ont donné naissance; c’est-à-dire l’élargissement des moyens de financement à la consommation, de même que la hausse du pouvoir d’achat.

On parle maintenant un peu plus du crédit transparent, née d’une mutation éthique. C’est un crédit pour lequel le consommateur est parfaitement au courant des conditions d’utilisation et de remboursement. Il ne doit plus y avoir alors des clauses ambiguës dans le contrat de prêt comme il en était le cas autrefois. La loi Lagarde a donc, d’une certaine manière, fait passer cet outil de consommation d’une catégorie de piège à la surconsommation à celle d’aide réelle au financement de la consommation. Les clients peuvent ainsi disposer de toutes les informations liées au prêt auquel ils veulent souscrire, de plus leur solvabilité est prise en compte avec plus de sérieux avant toute acceptation de dossier.

C’est en tout cas le nouveau visage que doit avoir le secteur des crédits consommation , même s’il reste encore à faire respecter à la lettre et par l’ensemble des commerçants, toutes les décisions qui ont été promulguée dans cette loi Lagarde.

Actuellement, le nombre de crédits octroyé en France est en baisse. En effet, la production des crédits à la consommation a nettement diminuée d’au moins 14% par rapport à l’année 2011. Les professionnels de ce type de crédit précisent que cela s’explique en parti par le fait que plusieurs dossiers de demande de crédit conso sont refusés pour cause d’insolvabilité. On ressent par là une certaine efficacité de la loi Lagarde : il s’agit de cesser de prêter à ceux qui ne seront plus en mesure de rembourser.

Le nouveau gouvernement de Jean Marc Ayrault n’a quant à lui pas encore apporté de réformes vis-à-vis de ce secteur. Mais on se rappelle cependant que le souhait de François Hollande, en tant que candidat à la présidentielle, était de faire baisser les taux d’intérêt et de réduire les commissions des banques lors des incidents de paiements.

En attendant, on peut quand même retenir que le surendettement est toujours une dure réalité en France et que les octrois de crédit à la consommation (renouvelables surtout) sont bien plus modérés. On ajoutera à cela le fait que la crise économique ait rendu les ménages français un peu plus prudent faces aux crédits, et un peu moins dépensiers aussi sans aucun doute.

Sur le même sujet