Mabou ou une petite fée à New York

Mabou, une petite fille de cinq ans mobilise déjà les attentions dans le gigantisme new yorkais : elle joue sept instruments, parle sept langues

La dynamique , entre autre, d’une économie pleine de vitalité et influente sur le reste de la planète, d’une politique à la fois, fortement « immanente » et « extravertie », d’une vie sociale particulièrement active et dense, font de la puissance américaine , une « réalité universellement partagée ». New York est un exemple parfaitement illustratif de la super-puissance américaine. La ville , sur tous les plans, est caractéristique de l’âme américaine : grandeur, suprématie, ascendance, rigueur, exigence…C’est la ville aux Mille Gratte-ciels de la Planète :le Chrysler Building,l'Empire State Building,Trump World Tower, Woolworth...sont internationalement célèbres, sans oublier les Twin Towers(les deux Tours Jumelles) que la follie d'un Ben Laden a décidé d'effacer de cet univers himalayen. Quarante cinq buildings sont supérieurs ou égaux à 200m et quatre au moins sont supérieurs à 300m… A titre de comparaison, il n’y a que 24 gratte-ciels dans toute l’Europe de hauteur supérieure ou égale à 200m et, un seul, atteint 300m. Ceci n’est que de sa morphologie.

C'est à New York, Phare du gigantisme américain...

Economiquement : New York enroule en son sein et en viscères, tout le système entrelacé des finances et de l’économie du monde. En matière de création de richesse, Big Apple-ainsi surnommée New York, dépasse des pays entiers comme la Belgique, la Suède, la Pologne, la Turquie…et, seuls 14 pays au monde, ont une économie aussi puissante que la sienne.

Passons outre son rôle hautement mondial au plan politique, connu de tous , ne serait-ce que par la présence du siège de l’Organisation des Nations Unies…

La musique, l’art… sont de toutes les couleurs, de tous les niveaux. Capitale, non seulement des cultures américaines mais aussi, du super-multi-culturalisme des hommes.

Dans ce contexte d’hyper-multiplicité, de déjà existants, de gigantisme où tout s’efface, se noie facilement, on peut s’imaginer toutes les peines qu’ont les créateurs à s’imposer…, on peut s’imaginer les étapes traversées par un créateur qui a pu s’imposer…, on peut s’imaginer les étapes, le talent et autres attributs réunis par un créateur qui mobilise les attentions…

Mabou, la fée remuante dans le gigantisme…

C’est pourtant, dans ce contexte qu’une petite fille, à peine née, fait l’objet de toutes les sensations et de toutes les curiosités. Elle n’a que cinq ans au moment où nous écrivons cet article. A cet âge, il nous est difficile de parler d’un artiste qui s’est imposé ou qui a réussi une percée. On peut, peut-être simplement dire qu’il s’agit d’une merveille que Dame nature a fait germer dans un espace de géants ; et, comme accoutumée à l’espace depuis le ventre de sa mère, elle joue sans apprendre, le jeu du milieu, le jeu des géants.

Son nom ? Mabou Loiseau . A quatre ans déjà elle offrait ses premiers spectacles publics à New York. Dans le Manhattan fascinant, elle a mobilisé un premier public élitiste au goût raffiné, « crème de la crème » de Big Apple et partant dans tout le pays de l’Oncle SAM. Rappelons que Manhattan, c’est le quartier des buildings, de la haute aristocratie et de la haute bourgeoisie au goût relevé et exigeant. Ici, ont pu aussi acquérir d’appartements, quelques hauts fonctionnaires internationaux. La conquête de ce public fut, en réalité, un coup de hasard, Mabou n’ayant aucunement fait l’objet de promotion. Cette même promotion qui n’a pas réussi la moindre propulsion à de nombreux artistes, contraints à la résignation, et au mieux, aux rôles secondaires. Car il faut l’avouer, ici on n’est pas facilement Jennifer Lopez , Barabara Streisand , P. Dyddi, Jay-Z, Norah Jones, Alicia Keys, Salena, Gomez, Lady Gaga …et que sais-je encore de la profusion d’artistes de toutes sortes qu’a pu offrir New York à elle-même, puis au monde entier. Et dire que tout ce que nous savons de visible au plan international, des stars, vedettes new yorkaises n’est qu’une infime part d’un nombre à la taille de l’importance de la ville d’essais ratés, manqués…., obligés de se replier dans des quartiers, pour des spectacles locaux, de rue, de train, de stations de transports publics. Comme quoi, à New York, on ne sort pas facilement la tête de l’eau.

Mabou Loiseau , est, quant à elle, née pour voler sans ailes ni plumes à New York, et comme un petit hibou aux yeux ouverts dès la naissance, effrayer les obstacles. Née en 2005, elle pratique déjà, avec excellence six instruments de musique : le violon, la guitare, le piano, la harpe, la clarinette, le tambour et bientôt la batterie qui fera alors d’elle une « septa-musical instruments player » . Son public aujourd’hui élargi au-delà de Manhattan, la conduit à toutes les sollicitations à Harlem, dans le Bronx, à Queens, son quartier natal où avaient déposé leurs valises il y a quinze ans, ses parents immigrants d’origine haïtienne. Elle offre des concerts, participe aux spectacles de grands publics, de mariages, d’anniversaires grandioses… Trop pour son âge, mais, même précoces de ses cinq années, les ressources de Mabou lui sont suffisantes pour tenir, sans « pleurnicher » sur scène durant une heure, voire plus. Justement sur scène, elle a une maîtrise parfaite de deux danses. Et à la voir sous des ondulations de son petit corps pleine de candeur et d’innocence, on la prendrait pour une fée fendant les nues ou Venus sortie des eaux en miniature. C’est en effet une véritable fée secouant et terrassant le gigantisme dans lequel, elle a été descendue ; sifflant les airs d’un avenir musical à la taille difficilement prévisible, surtout lorsqu’on combine ce talent d’artiste né à son intelligence, car faut-il le noter également, Mabou a été testée enfant surdoué . D’ailleurs, chez cet enfant prodige, le chiffre « sept » a certainement un sens dont elle porte le secret : sept instruments de musique sont à sa touche, et dans sa bouche encore fraîche de lait, il ya sept langues : soyez anglophone, francophone, hispanophone, arabophone, sinophone, russophone ou créolophone, elle communiquera avec vous dans votre langue. Tellement impressionnant que les médias de New York notamment le Daily News l’a fait surnommer « The SuperGirl of New York »

Dans la mesure où chez cette petite fille, l’intuition agit certainement beaucoup plus que la raison, ses parents et son encadrement ont beaucoup plus qu’un défi à relever pour que, les prouesses de Mabou, ne soient pas un effet de météore disparaissant trop tôt à l’horizon, mais un soleil à la pointe du jour, qui aura son plein midi avant un soir mérité !

Abalo Essrom KATAROH, New York.

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