Trouver un emploi grâce à son réseau, c'est possible !

A côté du marché visible de l'emploi (annonces publiées), existe un marché caché. Développer un réseau permet d'y accéder. Voici quelques clés.

Des postulats à proscrire, une démarche à initier

« Je n’ai pas de réseau »… « Je n’ai aucune chance de trouver un emploi de cette manière »… Tels sont les propos souvent entendus lorsque l’on évoque cette démarche. A ce titre, il est aisé d’apporter des réponses pragmatiques. En premier lieu, chaque personne dispose d’un réseau ; proches, amis, anciens collègues, voisins, membres d’associations et clubs sportifs au sein desquels l’on évolue, entre autres. En bref, un réseau de premier niveau existe bel et bien : il se compose de personnes liées à la vie sociale de tout un chacun. En second lieu, un réseau permet d’accéder au marché caché de l’emploi, où près de 20% à 25% des opportunités d’emplois ne trouvent pas preneur. En outre, ce marché, souvent peu exploré, est moins exposé à la concurrence que ne peut l’être le marché officiel, où la moindre annonce publiée suscite parfois quelques centaines de candidatures !

La méthode des cercles

Dans un premier temps, il s’agit de recenser les interlocuteurs en fonction de leur facilité d’approche. Pour cela, il convient de tracer plusieurs cercles ; le premier est celui des « intimes » (membres de la famille et amis principalement), le deuxième est celui des « connaissances » (relations accessibles tels que voisins, parents d’élèves, membres d’associations, entre autres), le troisième étant « professionnel » (anciens collègues de travail et managers, pour peu que l’on ait gardé de bonnes relations). D’un point de vue pratique, la feuille de papier et le stylo constituent des outils primaires, si l’on souhaite formaliser les premiers niveaux de son réseau. A l’ère de l’informatique et de la bureautique, il est préférable de choisir des outils collaboratifs tel que le Mind Mapping, dont certaines applications sont accessibles sans bourse délier.

Que demander à ses premiers interlocuteurs ?

Après avoir cerné les premiers interlocuteurs composant les premiers niveaux de son réseau, il faut établir des objectifs. Au préalable, il faut délimiter son projet professionnel ; dans certains cas, un bilan de compétences peut s’avérer nécessaire. Que l’on soit salarié ou demandeur d’emploi, cette possibilité existe (le  FONGECIF et Pôle Emploi , selon la situation, sont à même d’apporter tous les renseignements utiles). Dans certaines situations, une expertise dans un domaine peut constituer un avantage, lorsque l’on sollicite son réseau : certains interlocuteurs sont susceptibles d’avoir entendu parler, par exemple, d’un chef d’entreprise ayant besoin d’une compétence spécifique pour solutionner un problème ou réaliser un projet. Une fois ces sujets éclaircis, contacter ses premiers interlocuteurs s’impose ; le motif de la sollicitation est tout simple : exposer son projet professionnel afin d’avoir un retour constructif, voire critique, le cas échéant.

Objectifs à ne pas négliger

Les contacts de premiers niveaux sont censés être des interlocuteurs de confiance. Une fois le projet professionnel évoqué et leur avis délivré, reste à savoir si des opportunités professionnelles sont connues de ceux-ci ; à défaut, peut-être sont-ils en mesure de vous recommander à l’un ou l’autre de leurs contacts professionnels, afin d’échanger de nouveau avec d’autres interlocuteurs. Elargir son réseau, en créant d’autres cercles, s’avère indispensable pour toucher au but, à un moment ou à un autre.

Garder le contact et entretenir son réseau

Décrocher des entretiens et développer un bon réseau est une bonne idée, garder le contact en est une meilleure ! A l’issue d’un entretien, un échange de cartes de visite est d’usage. Pour l’interlocuteur, cela permet également de recontacter la personne qui a initié la démarche réseau, dans l’éventualité où une opportunité professionnelle serait ultérieurement portée à sa connaissance. Pour une personne qui crée son réseau, les mentions de la carte de visite sont les suivantes : Nom, prénom, adresse, téléphone et intitulé du métier et/ou expertise. De plus, outre les remerciements (un courriel suffit) à l’issue d’un échange, il ne faut pas hésiter à se rappeler au « bon souvenir » de l’ensemble de ses interlocuteurs : envoi d’articles de presse- là encore, l’utilisation du courriel est recommandée - liés à son entreprise, son activité professionnelle ou même ses centres d’intérêt. Ainsi choyé, le réseau sera plus enclin à manifester un élan de bonne volonté, toujours positif dans le contexte d’une recherche d’emploi.

Les réseaux de la toile

L’avènement d’Internet et de certains sites permet aujourd’hui de créer un réseau. Pour ne citer qu’eux, Viadeo et LinkedIn sont particulièrement en pointe dans le domaine. Pour commencer, rien de plus simple : il suffit de créer un profil. A cela s’ajoute éventuellement un abonnement si l’on souhaite accéder à quelques fonctionnalités utiles. Dans ce cadre, une mise en garde est de rigueur : il convient de faire en sorte que les contacts professionnels dépassent la dimension virtuelle, pour s’inscrire ensuite dans une authentique démarche de réseau, où la rencontre est toujours à privilégier.

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