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ALEXANDRE AYZA P.

Publié dans : Les articles Sports de Alexandre Ayza P.

La Coupe de France ne boude plus la Gironde!

Ils l'attendaient depuis 1987. Ce soir, en dominant Evian Thonon Gaillard, les Girondins de Bordeaux ont renoué avec la reine des coupes (3-2).

Psychologiquement, Bordeaux démarre donc cette rencontre avec un certain avantage au regard de ses précédents duels face à Evian en championnat (3-2/2-1). Et le début de partie confirme cette impression, avec une formation girondine tout de suite dans le tempo, tandis que le rival du jour paraît amorphe, sans solutions, auteur d'un pressing désordonné. Le maintien en championnat suffirait-il au bonheur de l'ETG? Khlifa et son bagage technique, qui pèsent 13 buts et 3 passes en L1, tentent bien de provoquer, de s'insérer dans les intervalles, sans parvenir à créer le danger.

Un ETG ramolli

Pire, à cette absence d'imagination en attaque s'ajoute une fébrilité surprenante derrière. La défense manque de coordination, d'impact dans les duels. Diabaté, pourtant pas un foudre de guerre, en profite logiquement à la 39ème minute, avec sang-froid. Un paradoxe que ce garçon; puissant, redoutable joueur de tête, décisif en cette fin de saison (8 buts en 8 titularisations avant la finale), il n'en demeure pas moins pataud et étonnant de lenteur (cf. son face-à-face avorté, à la 6e).

Il confirme cette impression en ratant un pénalty gentiment offert par Ninkovic, habituellement piston, ici un peu nigaud (47e). Laquait, le portier éviannais, se signale bellement sur ce tir à mi-hauteur. Mais pourquoi donc ne pas faire tirer un vrai joueur de coup de pied arrêté?

Un match qui s'emballe

Côté défensif, les Girondins n'ont donc pas grand chose à craindre, du moins semble-t-il. Mariano, en arrière droit moderne, se permet même quelques dribbles osées. Il lance magnifiquement Diabaté sur son duel gagnant. La charnière Sané-Henrique, loin d'être dépassée, fait le boulot. Tout est tranquille...jusqu'à cette inattention coupable qui permet à un Wass lancé d'offrir un caviar à Sagbo, qui butine (51e). Première action construite du match pour les troupes de Pascal Dupraz. Des sautes de concentration qui sont une récurrence bordelaise! Le latéral danois, auteur d'une prestation satisfaisante, est à créditer.

Une caractéristique que l'on retrouve un peu plus tard lorsque Barbosa, trente-sept honorables printemps, use à nouveau du centre en retrait pour servir Dja Djédjé au milieu d'une défense girondine statique (71e). Auparavant, Sertic, très précis sur phases arrêtées, avait permis à Henri Saivet de donner l'avantage à son équipe (54e). Un jeunot en pleine maturation, mais plein de promesse. Comme sur cette sublime reprise de volée à la 44e.

Il n'en demeure pas moins vrai que le mental d'Evian Thonon Gaillard suffit à faire s'étioler la mainmise marine et blanche. On renifle alors ce fameux parfum de Coupe de France, où la folie est de rigueur, où tous les renversements sont possibles. Souvent menés au score lors de cette édition, Bordeaux domine cet épilogue mais se retrouve en danger. À 2-2, l'indécision règne.

Mais il était écrit que le surprenant Cheikh Diabaté devait être l'homme de cette finale! Au terme de cette rencontre, le Malien crucifie un Laquait aimanté par sa ligne (89e), et envoie les siens au firmament. Sur un 3-2 moins étriqué qu'il n'y paraît Francis Gillot et ses hommes sauvent de fort belle manière une saison un peu terne, particulièrement du point de vue du jeu. La cerise sur le gâteau? Le doublé Coupe de France-Gambardella, chose que seuls Saint-Etienne (1970) et Sochaux (2007) avaient accomplie.

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ALEXANDRE AYZA P.

"J'avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage, il fallait
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