Lille - PSV Eindhoven (2-2): Le LOSC se fait peur

Les Dogues, après avoir dominé une grande partie de la rencontre, ont finalement concédé un nul qui fait désordre face au PSV.

Ce soir, la Ligue Europa mettait aux prises le leader de notre chère Ligue 1 et l'actuel premier du championnat des Pays-Bas. Eindhoven n'est ni plus ni moins que la meilleure attaque de son pays (62 buts), ainsi que la défense la plus performante (21 buts encaissés en 23 journées). Du côté des Dogues lillois, le constat est un tout petit peu moins flatteur; pour le même nombre de matches joués, le LOSC a marqué 45 points (50 pour le PSV), inscrit 42 réalisations et pris 22 buts (plus grosse attaque, seconde arrière-garde). Des statistiques un brin moins ronflantes que celles de leur adversaires du jour, mais qui demeurent toutefois assez impressionnantes.

Mais ce PSV-là est bien différent de la belle équipe d'il y a quelques saisons. Gomes, Farfan, Van Bommel ou encore Alex sont partis. Le jeu, lui, est indéniablement plus pauvre. Le match de ce jeudi soir l'a à lui seul prouvé. Pourtant, comme l'a attesté le résultat final, les années européennes ont bonifié le groupe. L'expérience ! Élément primordial lors des joutes continentales.

Le LOSC piétine le PSV

Lille débute la rencontre pied au plancher. L'équipe bis alignée par Rudi Garcia impose immédiatement son rythme de jeu à des Néerlandais limités. Gueye marque un joli but dès la 6e minute et matérialise la domination lilloise. Isaksson, masqué, n'y peut absolument rien. Dans ce PSV transparent, rares sont les satisfactions.Le capitaine Engelaar est trop intermittent. Le Canadien Hutchinson, à défaut d'être d'une précision redoutable, est tout de même très actif. Si l'on ajoute à cela un Pieters juste correct, voilà la liste des joueurs bataves qui surnagent. Lens, pour sa part, est loin d'avoir le rayonnement habituel. Berg et Dzsudzsak sont proches de l'inutilité. En défense, Rodriguez ne semble pas vraiment serein.

C'est d'ailleurs en toute logique que De Melo inscrit, d'une tête piquée, un second but pour les Dogues à la 31e. L'ouverture-laser de Gueye est notable et le centre de Debuchy excellent. Ce dernier, dans la continuité de sa belle saison, a réalisé un match d'envergure. À noter que ses montées sont régulièrement couvertes par Rozehnal, utile pour sa vision de jeu. Une belle charnière centrale, au sein de laquelle Chedjou est l'homme de duel et le Tchèque plutôt le premier relanceur.

La première mi-temps s'achève très tranquillement pour le LOSC qui, à ce moment-là, a un pied en huitièmes de finale. La reprise est d'ailleurs du même acabit et Lille n'est pas loin de crucifier les visiteurs. Le jeu devient plus haché, et l'arbitre en est le principal responsable. Déjà responsable d'un carton jaune irréaliste sur Obraniak en première mi-temps (13e) et de de coups de sifflet pour le moins étranges, Monsieur Tudor (pas l'ancien défenseur de la Juve, hein !) s'est amusé à distribuer les avertissements ensuite.

Une fin de match bâclée et une qualification compromise

Moins concerné, Lille va peu à peu lâcher son emprise sur la rencontre. Suite à une frappe du plat du pied de Toivonen sur la barre, l'ancêtre Bouma réduit le score (83e)! D'une fin de match aisée, on passe à un final angoissant. Et avant même que les Nordistes n'aient reprit leurs esprits, le Suédois Toivonen va profiter d'un contre favorable pour s'en aller égaliser (84e). Landreau est trompé par la déviation de Chedjou et le cuir termine sa course dans le petit filet. Une assise nordiste un brin malchanceuse sur le coup.

Le LOSC, sous l'impulsion d'un Cabaye entré en jeu un peu plus tôt, va alors pousser maladroitement. Sans résultat. Et voilà comment, après avoir maîtrisé la partie durant 80 minutes, une équipe peut compromettre gravement ses chances de qualification! S'ils se privent une nouvelle fois d'Hazard, de Gervinho ou de Balmont, les Lillois auront de grosses difficultés à faire un coup lors du retour. Attention toutefois aux Dogues, largement dominateurs pendant cette confrontation, qui paraissent intrinsèquement meilleurs. Messieurs les Lillois: quand on veut, on peut!

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