Arrête de pleurer Pénélope

Juliette Arnaud, Corinne Puget et Christine Anglio sont venues à Lyon, présenter en avant première la suite de leurs aventures.

Les films " de copains " envahissent les salles de cinéma actuellement. Est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Après la vague des Infidèles (dont l'affiche avait été censuré) , les filles veulent prouver qu'elles sont capables de rendre la pareille. C'est ce qu'affirme une bande de copines, formée par un trio d'enfer qui donnèrent en spectacle plus de mille fois et 8 ans durant, une pièce de leur composition (crée au Boui-Boui de Lyon), la bien nommée : Arrête de pleurer Pénélope . Fortes de ce succès, les trois auteurs ont écrit la suite et l'ont mise en scène pour le cinéma.

Le Viager

Depuis que l'eau avait coulé sous les ponts, Chloé eut un petit garçon avec Greg, son compagnon. Léonie qui est mariée, est aussi la maman d'une paire de jumelles. Quant à Pénélope, pour ne rien changer, elle se dévoue corps et âmes à son prochain, au centre social des coquelicots. Et puis, la tante Lise (de Chloé), décède et lègue sa maison aux trois amies, en souvenir des nombreuses vacances d'été, qu'elles y ont passé ensemble. Décidées à la vendre vite fait, bien fait, pour vite ramasser le pognon, elles partent sur le champs en week-end pour la débarrasser, et renifler en passant les parfums de leur adolescence. C'est alors que les affaires reprennent : La bicoque est une quasi ruine. Léonie qui retrouve un amour d'antan, est bien sûr partie en rase campagne, une robe lamée or dans ses bagages - l'accessoire indispensable. Chloé s'impatiente et ne quitte pas son T-shirt taché dès le premier jour. Pénélope qui s'émerveille des souvenirs et des reliques de la maison, repasse la robe verte de tante Lise. Elles sont fidèles a elles-même, c'est drôle et bien rythmé. Il faut dire qu'elle ne font pas dans la dentelle, le résultat : du café théâtre à la satire bien appuyée, un peu caricatural, mélangé à de la féérie purement " pénélopienne", somme toute assez convenu, même si le scénario laisse la part belle à quelques rebondissements. Enfin l'ensemble n'est pas désagréable.

Rencontre

Mais le pompon c'est quand même la rencontre avec les actrices à l'issue de la séance. A leur annonce, elles dévalent les escaliers, pour Juliette Arnaud (Chloé) une coupe de champagne à la main, un rien pétée, manquant de trébucher sur la dernière marche. Bref, elles sont déchaînées comme si elles étaient encore au pump up the volume, le dancing paumé de leur campagne, dans le film. C'est alors que la rencontre vire carrément au grand n'importe quoi , car finalement les plus déchaînés sont dans le public : Une telle, déplore la disparition de Maria Pacôme ..? Une autre fait dans le pipi-caca quant à "Jacques", il est chaud-bouillant, ce qui n'a pas fini d'émoustiller Christine Anglio (Pénélope). Certains ont osé les questions de fond, voire techniques, mais nous les avons sitôt oubliées, puisque tournées illico dans le sens de la dérision par les comédiennes, notamment Christine, qui n'en rate pas une. Comme la plupart des comiques, on ne sait jamais très bien lorsqu'elles entrent en scène, puisqu'elles ne la quittent jamais tout à fait. Du coup nous ne parvenons à poser la question qui nous turlupine : Pour cette suite, pourquoi un film plutôt qu'une troisième pièce pour le théâtre ? Même si nous comprenons qu'il est plus facile au cinéma, d'envoyer une voiture dans le décor.

Enfin, Ils y avaient des participants dans la salle, des techniciens, des figurants, des silhouettes, des seconds rôles, car le film a été tourné dans la région Lyonnaise. Des fans aussi, beaucoup de fans qui n'ont pas été déçu, alors : A bon entendeur, salut !

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