Quelques conseils pour rédiger un livre informatif

Ecrire et structurer un livre, pour partager des connaissances scientifiques, touristiques, historiques ou littéraires, et faciliter l'usage pour le lecteur
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Que ce soit l’étudiant qui doit rédiger son travail de fin d’étude, son mémoire, sa thèse, le chercheur qui envisage de publier les résultats de ses recherches, ou le professionnel qui projette la publication d’une biographie, d’un livre d’histoire, de tourisme, destiné à un large public, la rédaction et la mise en forme d’un ouvrage informatif ou scientifique implique le respect de quelques règles.

Le contenu : la recherche et la critique des informations

Un ouvrage informatif doit s’appuyer sur l’ensemble le plus complet possible de publications ayant déjà traité le même sujet ou des aspects connexes, qu’ils soient imprimés ou numériques. Pour cela, la recherche documentaire, ou heuristique , est une étape obligée. Les mêmes règles de recherche s’imposent pour les recherches sur le web , que pour les recherches dans une bibliothèque.

Elle peut demander beaucoup de temps, mais elle doit être menée parfaitement, car c’est en grande partie de cette étape que dépendra la qualité finale de votre texte. Il est nécessaire de consulter aussi les travaux en langue étrangère, qui peuvent apporter un angle d’éclairage différent sur la problématique traitée.

Chaque source consultée doit faire l’objet d’une critique stricte afin de vérifier sa fiabilité . Les informations fournies par les différentes sources doivent être croisées, recoupées, pour éviter de se baser sur des documents erronés, ou dont les informations sont trop vétustes et dépassées, en raison de recherches plus récentes.

La vérification de la date de publication est donc aussi importante. En règle générale, les informations plus récentes doivent être privilégiées. Il faut faire attention aux dates même sur internet, car les ouvrages numérisés qui sont disponibles à la consultation, au téléchargement peuvent être assez anciens (du fait des droits d’auteurs). D’autre part, même dans des articles portant une date récente, la fiabilité du contenu dépend des sources utilisées par l’auteur de l’article. Si elles sont trop anciennes, il faut se demander si rien n’a été publié depuis.

Par exemple, en archéologie, en histoire, des références anciennes peuvent être utilisées dans le cas de rapports de fouilles, car ils fournissent les observations du terrain, le contexte d’une découverte. Ce sont des informations objectives, qui restent valables. Mais toute interprétation des données devra être comparée avec des études plus récentes.

La structure de l’ouvrage

Une table des matières claire est indispensable. Les titres de chapitres doivent refléter précisément son contenu. Un ouvrage informatif n’est pas un récit de fiction qui se lit de la première à la dernière page selon le fil de l’intrigue ; il est inutile de vouloir créer des titres originaux, dont seul l’auteur a une idée précise du contenu qui y est lié. Le lecteur doit pouvoir trouver facilement le chapitre dans lequel se trouve l’information qu’il cherche.

La rédaction du livre

Lors de la rédaction du contenu du livre, les informations avancées seront justifiées par les références aux publications sources. Les lieux seront situés avec le plus de précision et de clarté possible (mentionner la région, le pays pour compléter la localisation), car le lecteur ne connait pas forcément en détail le sujet traité. Un repère chronologique sera aussi fournit, lorsque c’est possible, pour les personnages cités (exemple : dates de règne d’un souverain, siècle ou dates de naissance et de mort pour un écrivain, etc.).

Pour compléter la mise en forme : bibliographie, index, lexique, table des illustrations

Une bibliographie reprenant toutes les publications consultées par l’auteur pour la réalisation de l’ouvrage est indispensable au début ou à la fin (le plus fréquent) de la publication. Ces références pourront être utiles pour le lecteur qui veut compléter ses connaissances sur un aspect du sujet, aller plus loin dans la lecture.

Si les références bibliographiques sont très nombreuses, elles pourront êtres organisées selon le sujet qu’elles traitent ou selon le chapitre dans lequel elles ont été utilisées. Cette division par des sous-titres doit respecter une logique claire, comme pour la table des matières.

Un index est recommandé, incluant les mots spécifiques à l’étude, les personnes, les lieux. Si ces termes ne sont pas trop nombreux, un index global peut suffire. Si par contre ils représentent un grand nombre de pages, il est alors préférable de les classer dans des index thématiques (index de personnes, de lieux, etc.), toujours avec l’objectif de faciliter la consultation du livre par le lecteur.

Si des plans, schémas, photos sont insérés dans le corps du livre, une table des illustrations est aussi utile, afin de permettre au lecteur de retrouver facilement le document iconographique qu'il recherche.

Un lexique peut s’avérer nécessaire pour définir des termes spécifiques à une discipline et que le lecteur est susceptible de ne pas connaitre. Deux possibilités s’offrent à l’auteur : fournir ces informations complémentaires via une note en bas de page, ou la création d’un lexique à la fin de l’ouvrage. Le choix dépendra du nombre de notions à préciser.

Si elles sont trop nombreuses, les notes de bas de page risquent de compliquer la lecture et il sera alors préférable d’opter pour un lexique. Inversement, si les termes à définir sont très peu nombreux, un lexique n’est pas indispensable.

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