Le Fest-noz inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO

Symbole de la culture bretonne, alliant le chant, la musique celtique et la danse, le fest-noz est désormais inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité

Le Fest-noz inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO

L’UNESCO vient d’inscrire le Fest-Noz au patrimoine mondial de l’Humanité. Après le flamenco en 2010 , issu des cultures juive, arabe et andalouse, le comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni au Siège de l’UNESCO, a désigné 16 nouveaux éléments de la culture des peuples du monde. Le fest-noz breton est ainsi été inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité : il rejoint le fado portugais, les Mariachis du Mexique, le festival de Saint-François d’Assise de Qidbo en Colombie, les chants sacrés bouddhistes du Ladakh… et le repas gastronomique français, récompensé en voici 2 ans.

Les origines du fest-noz

Véritable vecteur de mixité, de partage et de convivialité, le fest-noz, issu d’une dizaine de cantons de la Cornouaille intérieure, est un des symboles les plus remarquables de la culture bretonne. « Fête de nuit » en breton, il tire son origine dans les bals accompagnés de musique vivante, qui rassemblaient les paysans au retour des champs ou mettaient fin aux grands travaux agricoles : moissons, battage du blé (an dornadeg) , récoltes, arrachage des pommes de terre (an dennadeg avalou douar), abattage… la ronde apaisait la fatigue. Certaines danses bretonnes reproduisent presque à l’identique les mouvements effectués par les paysans : piétinement du sol avec les sabots pour tasser le sol de terre battue et rénover les aires dédiées au battage des céréales (al leur nevez) , par exemple. Le fest-noz, pratiqué également lors de fêtes calendaires, réunit plusieurs éléments majeurs de la culture bretonne : le répertoire chanté, a capella ou accompagné, les danses et la pratique instrumentale.

Le festnoz au Festival Interceltique de Lorient

Il s’agit donc d’une pratique rurale ancestrale, remise au goût du jour dans les années 50. Depuis lors, le Fest-Noz n’a cessé de renaître en terre bretonne, où il donne lieu désormais à des rassemblements gigantesques durant lesquels la musique celtique règne en maître. Il est également indissociable des grands événements culturels de la Bretagne, à commencer par le Festival Interceltique de Lorient chaque année au mois d’août , grande manifestation populaire de l’interceltisme.

Depuis 42 ans en effet, le Festival place le fest-noz au centre de sa programmation : des rendez-vous quotidiens permettent de rassembler les plus grands groupes de musique celtique, et des centaines de danseurs, amateurs et professionnels, sont au rendez-vous.

Le renouveau de la musique celtique, des années 70 à aujourd’hui

Avec l’arrivée sur le devant de la scène d’Alan Stivell, dans les années 70, on assiste à un véritable engouement pour la musique folk celtique. Désormais, elle franchit les frontières de la Bretagne, pour aller séduire un public jeune qui s’approprie ses grandes manifestations populaires et urbaines. Après une période de flottement, musiciens et danseurs consolident cette culture dans les années 80 et 90 : c’est l’arrivée des Bagadoù, des concours de binious, de harpe celtique, d’accordéon diatonique et de bombarde, et d’artistes issus de toutes les contrées celtes à travers le monde : Beatrice Kerno pour la Cornouailles, Dougie Alexander en Écosse, Thomas Mac Ruairi en France, David Petersen au Pays de Galles, Lisardo Lombardía en Asturies, Geranio Torreiro et Ignacio Perez, de Galice… depuis, les cuivres et la musique électronique ont aussi apporté leur contribution à cette musique ancestrale.

Des milliers de fest-noz organisés chaque année, des danses ouvertes à tous

Des centaines de rassemblements populaires autour du fest-noz sont désormais organisés chaque année, et pas seulement en Bretagne. Ils peuvent rassembler de 100 à 8000 personnes, notamment à Rennes en novembre, et bien sûr à Lorient en août.

Toutes les générations et milieux sociaux se rassemblent autour de la musique celtique et des danses traditionnelles : les gavottes , l' an-dro , l' hanter-dro , le laridé , le plinn , le kost ar c'hoad … Les danseurs novices n’ont aucun mal à réaliser les danses les plus faciles, comme l’Hanter Dro par exemple, en se tenant par le bras ou le petit doigt : le secret est de rester souple, de s’adapter et de ne pas s’imposer ! La danse bretonne se danse en groupe et vos voisins plus aguerris vous guideront ! Elle est aussi régentée par des règles strictes de courtoisie : on ne rentre pas n’importe quand ni n’importe où dans une chaîne, on se place toujours à gauche d’un homme ou à droite d’une femme, et jamais à la gauche du meneur, on ne rentre jamais seul dans une danse avec échange de partenaire, ce qui briserait la chaîne au premier échange !

Sources : site de l’UNESCO , Wikipédia, Cercle celtique , les 40emes,danses bretonnes

L’UNESCO vient d’inscrire le fest-noz au patrimoine mondial de l’Humanité.

Après le flamenco en 2010 , issu des cultures juive, arabe et andalouse, le comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni au Siège de l’UNESCO, a désigné 16 nouveaux éléments de la culture des peuples du monde.

Le fest-noz breton est ainsi été inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité : il rejoint le fado portugais, les Mariachis du Mexique, le festival de Saint-François d’Assise de Qidbo en Colombie, les chants sacrés bouddhistes du Ladakh… et le repas gastronomique français, récompensé en voici 2 ans.

Les origines du fest-noz

Véritable vecteur de mixité, de partage et de convivialité, le fest-noz, issu d’une dizaine de cantons de la Cornouaille intérieure, est un des symboles les plus remarquables de la culture bretonne.

« Fête de nuit » en breton, il tire son origine dans les bals accompagnés de musique vivante, qui rassemblaient les paysans au retour des champs ou mettaient fin aux grands travaux agricoles : moissons, battage du blé (an dornadeg) , récoltes, arrachage des pommes de terre (an dennadeg avalou douar), abattage… la ronde apaisait la fatigue.

Certaines danses bretonnes reproduisent presque à l’identique les mouvements effectués par les paysans : piétinement du sol avec les sabots pour tasser le sol de terre battue et rénover les aires dédiées au battage des céréales (al leur nevez) , par exemple. Le fest-noz, pratiqué également lors de fêtes calendaires, réunit plusieurs éléments majeurs de la culture bretonne : le répertoire chanté, a capella ou accompagné, les danses et la pratique instrumentale.

Le festnoz au Festival Interceltique de Lorient

Il s’agit donc d’une pratique rurale ancestrale, remise au goût du jour dans les années 50. Depuis lors, le Fest-Noz n’a cessé de renaître en terre bretonne, où il donne lieu désormais à des rassemblements gigantesques durant lesquels la musique celtique règne en maître.

Il est également indissociable des grands événements culturels de la Bretagne, à commencer par le Festival Interceltique de Lorient chaque année au mois d’août , grande manifestation populaire de l’interceltisme.

Depuis 42 ans en effet, le Festival place le fest-noz au centre de sa programmation : des rendez-vous quotidiens permettent de rassembler les plus grands groupes de musique celtique, et des centaines de danseurs, amateurs et professionnels, sont au rendez-vous.

Le renouveau de la musique celtique, des années 70 à aujourd’hui

Avec l’arrivée sur le devant de la scène d’Alan Stivell, dans les années 70, on assiste à un véritable engouement pour la musique folk celtique.

Désormais, elle franchit les frontières de la Bretagne, pour aller séduire un public jeune qui s’approprie ses grandes manifestations populaires et urbaines.

Après une période de flottement, musiciens et danseurs consolident cette culture dans les années 80 et 90 : c’est l’arrivée des Bagadoù, des concours de binious, de harpe celtique, d’accordéon diatonique et de bombarde, et d’artistes issus de toutes les contrées celtes à travers le monde : Beatrice Kerno pour la Cornouailles, Dougie Alexander en Écosse, Thomas Mac Ruairi en France, David Petersen au Pays de Galles, Lisardo Lombardía en Asturies, Geranio Torreiro et Ignacio Perez, de Galice…

Depuis, les cuivres et la musique électronique ont aussi apporté leur contribution à cette musique ancestrale.

Des milliers de fest-noz organisés chaque année, des danses ouvertes à tous

Des centaines de rassemblements populaires autour du fest-noz sont désormais organisés chaque année, et pas seulement en Bretagne. Ils peuvent rassembler de 100 à 8000 personnes, notamment à Rennes en novembre, et bien sûr à Lorient en août.

Toutes les générations et milieux sociaux se rassemblent autour de la musique celtique et des danses traditionnelles : les gavottes , l' an-dro , l' hanter-dro , le laridé , le plinn , le kost ar c'hoad … Les danseurs novices n’ont aucun mal à réaliser les danses les plus faciles, comme l’Hanter Dro par exemple, en se tenant par le bras ou le petit doigt : le secret est de rester souple, de s’adapter et de ne pas s’imposer !

La danse bretonne se danse en groupe et vos voisins plus aguerris vous guideront !

Elle est aussi régentée par des règles strictes de courtoisie : on ne rentre pas n’importe quand ni n’importe où dans une chaîne, on se place toujours à gauche d’un homme ou à droite d’une femme, et jamais à la gauche du meneur, on ne rentre jamais seul dans une danse avec échange de partenaire, ce qui briserait la chaîne au premier échange !

Sources : site de l’UNESCO , Wikipédia, Cercle celtique , les 40emes,danses bretonnes

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