Pessah 2016, dates et rites de la Pâque juive

La fête de Pessah, dont Pâques est l'équivalent chrétien, est l'occasion de se réunir autour d'un ou deux repas, dans le respect des rites ancestraux

Commémoration de l’exode des Hébreux menés par Moïse hors d’Egypte, la Pâque juive commence le 14 Nissan au soir, premier mois de l’année civile ou biblique, et s’achève le 22, soit 8 jours plus tard. L’exode d’il y a 3 500 ans détermina la création du peuple juif. En 2016, ou 5776 dans le calendrier hébraïque, les fêtes de Pessah débuteront le samedi 23 avril au soir et s'achèveront le 30 avril à la tombée de la nuit.

Fête majeure pour la communauté juive, la célébration de Pessah donne lieu à de multiples rituels qui s’appuient sur les lois religieuses.

Ainsi, le repas du Seder , (auquel on peut associer la Cène dans la religion chrétienne, car elle aurait probablement été célébrée par le Christ un soir de Seder), sera composé d’aliments bien déterminés mais au préalable, l’ensemble de la maison aura été passé au peigne fin : tout l’environnement doit être cacher pour Pessah.

Le temps passé au nettoyage ne doit pas l'être au détriment du temps passé avec les enfants qui seront étroitement associés à ces préparatifs. Le rite du grand nettoyage de Pessah est fortement ancré dans la tradition. Cette opération doit s’effectuer dans la bonne humeur car Nissan est un mois joyeux !

La cachérisation de la maison

La maison doit être débarrassée de tout aliment contenant de la levure (Hametz) : pain, pâtes et gâteaux.

Seule la consommation de pain azyme ou Matzot - pâte non levée - étant autorisée durant Pessah, en souvenir du pain que mangèrent les Hébreux lors de l’exode car en fuyant l’Egypte, ils n’avaient eu le temps de laisser lever le pain, la traque à la moindre miette contenant orge, avoine, épeautre, seigle ou blé doit être effectuée. A défaut d’être détruit, le Hametz peut être vendu.

Si l’on peut en posséder – et ce volume est précisément déterminé : la taille d’une olive, pas plus, il est formellement interdit d’en consommer. Il faudra donc plus particulièrement traquer les miettes dans les chambres des enfants, au fond de leurs poches, car ils pourraient les trouver et les consommer, vérifier les interstices des fauteuils, les coussins, la table où l’on mange, les chaises, jusqu’à l’intérieur complet de la voiture, et surtout… la cuisine.

La cachérisation de la cuisine demande le plus grand soin. C’est la partie la plus importante du nettoyage et rien n’est laissé au hasard. On peut s’abstenir de nettoyer le four, partie ingrate et considérée comme trop difficile, en le scotchant et en évitant de l’utiliser pendant toute la durée des fêtes.

De même, le lave-vaisselle pourra être laissé de côté, à condition de ne pas s’en servir et de faire la vaisselle à la main.

La gazinière ou la plaque de cuisson sera emballée de papier d’aluminium, ou l’on pourra acheter des plaques et grilles neuves, à utiliser spécialement pour Pessah.

Le réfrigérateur et le micro-ondes seront traités de la même manière : débarrassés de toutes miettes susceptibles de s’y être dissimulées.

Le congélateur sera dégivré et nettoyé complètement. Les denrées périssables contenant du Hametz devront avoir été consommées au préalable ou bien vendues. On achètera si possible de la vaisselle neuve, utilisée spécialement pour l’occasion.

Bien entendu, toutes ces opérations devront se faire dans la gaieté, et les enfants devront y être associés.

Le Seder

La table du repas de Seder sera protégée d’une toile cirée et d’une nappe, au minimum.

La composante du repas varie selon les familles mais on y retrouve globalement des aliments bien précis qui se doivent d’être présents sur la table, des récits, notamment celui de la sortie d’Egypte, et des chants.

Avant le repas, on procède au lavage des mains.

On consomme des herbes amères, à un moment précis de la soirée, en mémoire de l’amertume des esclaves hébreux ; de l’agneau, en souvenir du sacrifice demandé aux Israëlites quelques jours avant leur libération selon le texte de l’Exode (un os de mouton est présent sur la table) ; 3 matzot, symboles des Patriarches ; un légume trempé dans de l'eau salée, le Karpass (persil, radis, céleri ou pommes de terre) ; un œuf dur, souvenir du deuil de la destruction du Temple ; des dattes, des noix, pommes et amandes, (ou harroset), symbolisant les briques fabriquées pour les égyptiens.

On boit 4 coupes de vin, la première étant consommée durant la bénédiction du Kiddoush .

L'ensemble de ce rituel alimentaire s’accompagne d’un cérémonial de transmission orale durant la totalité du repas. On n’oublie pas la coupe de vin placée pour le prophète Elie, qui, dans la tradition juive, participe à la fête. La porte de la maison est laissée ouverte pour lui.

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