Gaïa sous la menace des guerres météorologiques

Depuis les années 60, l'altération du climat atmosphérique constitue une arme chimique qui menace invisiblement notre écosystème.
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Tandis qu’en 1970, l’écologiste anglais James Lovelock remettait au goût du jour le mythe de Gaïa, la déesse grecque en quête d’homéostasie qui veille sur la stabilité et l'harmonie générale du vivant, considérée comme la «Terre-Mère» de l’humanité, aux États-Unis, le programme Stormfury battait son plein. Ce projet de «tempête furieuse», qui commença officiellement en 1962, se proposait de dévier les cyclones et de dominer les pluies et la grêle pour protéger les grandes villes, favoriser l’agriculture et contribuer à lutter contre les incendies.

Qui régnera sur le mauvais temps ?

Stormfury se développa au mépris total du travail effectué en vue de réduire l’ingérence humaine dans les phénomènes climatiques. Sa vocation de sauveteur des populations menacées par les ouragans lui donnait libre champ. Paradoxalement, grâce aux études de l’Earth System Science, la dimension scientifique de Gaïa grandissait en même temps que sa popularité, au rythme des publications de l'écrivain-chercheur anglais, et des résultats obtenus par ses compagnons de travail.

Un ministère faiseur de pluies

Comme le signale l’Atmospheric Control Experimentation (ACE)*, pour un prétendu programme de protection de l’environnement, Stormfury présente d’entrée « un grave défaut »: il est subventionné par le ministère américain de la Défense. Riche de l’antécédent qui s’effectua au Vietnam lors du déclenchement de pluies artificielles infectées de pesticides, qui laissèrent une meurtrissure sur Gaïa de 23 360 km2 pour 50 000 tonnes d’herbicides lâchées sur un septième du territoire sud du pays, contaminant dans la foulée 2000 vétérans américains, le prétexte qui justifia cette fois le financement de ce nouveau pouvoir climatique fut qu’il permettrait, en cas d’attaque militaire, de se rendre invisible sous les nuages.

Une arme indétectable

Dans l’esprit des scientifiques impliqués et informés, la symbiose défense/agression fut totale : les avances réalisées au cours du programme lui offrent la possibilité de servir tout aussi bien comme arme offensive, en paralysant l’ennemi au moyen d’un dérèglement catastrophiques de ses conditions climatiques sur son territoire, et ce dans des endroits stratégiquement ciblés. Comme le manifeste en 1972 Godon J.F. Mac Donald*, vice-président américain de l’Institute for Defense Analyse , plus tard nommé président d'un comité d'études sur le contrôle du temps , « dans une vingtaine d’années on aura développé une technologie capable d’altérer le milieu atmosphérique à une échelle telle que l’actuelle problématique que nous pose le nucléaire nous paraîtra, en comparaison, plus simple à gérer ».

De quoi trembler

L’éventualité d’une manipulation atmosphérique, sans déclaration de guerre préalable, visant à déstabiliser l’économie d’un pays concurrent, laisse penseur. En l’état actuel du déséquilibre général observé sur Gaïa, qui fait trembler notre Terre-Mère au fur et à mesure que les glaces polaires se liquéfient, que les flammes solaires se rapprochent et que les températures augmentent, inaugurant une possible ère glaciaire, une catastrophe qui serait provoquée par des causes non naturelles, soit d’origine totalement humaine, froidement calculée, et intentionnellement fabriquée, serait difficilement soupçonnable et encore moins détectable.

Stormfury bloqué par les chinois

Lorsque le gouvernement américain décida de poursuivre ses expérimentations dans les eaux du Pacifique, dans les années 70, il fut forcé par la Chine à renoncer, le risque de causer un raz-de-marée ou d’autres catastrophes dévastatrices sur le territoire asiatique ayant été estimé trop sérieux par les deux pays, preuve de l’efficacité reconnue et avouée du procédé.

HAARP attaqué par les européens

L’usage de l’iodure d’argent, matière première de Srormfury, aurait été officiellement abandonné, laissant place à des technologies toujours plus révolutionnaires, comme celle du High frequency Active Auroral Research Program , répondant au sigle HAARP, qui prétendrait contrôler non seulement le climat, déclenchant à distance des tremblements de terre sur commande, grâce à sa maîtrise de l’ionosphère, mais aussi le comportement humain. Le Parlement européen s’est expressément exprimé à son sujet, accusant le gouvernement américain de développer secrètement des armes électromagnétiques, «qui constituent des nouvelles menaces militaires particulièrement graves pour l'environnement et la santé humaine au niveau planétaire » dans Rapport sur l'environnement, la sécurité et la politique étrangère , du 14 janvier 1999, p.34.

Vision anthropologique

Selon la vision anthropologique qui définit la culture comme étant le produit de l'interaction entre l'être humain et la nature, les partisans d'une vision holistique de Gaïa revendiquent plus de conscience et moins d'ingérence. Bien que confiants dans les lois du fonctionnement spontané de la planète, celle-ci étant supposée douée d'un pouvoir d'auto-régénération, il leur est évident qu'elle peut aussi atteindre des limites dans la restauration de son écosystème. La succession actuelle de séismes et de dérèglements climatiques, qui frappent à l'échelle mondiale, pose la question suivante: qui, de l'espèce humaine ou de Gaïa, constitue la plus grave menace pour l'autre?

Or si la Terre peut continuer sa course sans êtres humains à son bord, la réciproque ne fonctionne pas: nous ne saurions vivre sans notre planète, conviction qui renforce l'hypothèse que nous devrions, pour notre propre survie, participer à la préserver de toute détérioration ambiantal, au lieu de prétendre en poursuivre la manipulation.

*Source : Cuando se perturba el equilibro de Gaïa, revue “Más Alla-de la Ciencia”-, n°101-07,

page 86, publié par J.C. Edicónes, S.A., Madrid, 1997. Gaia sous la menace des guerres météorologiques

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